Modifié le 07 novembre 2019 à 15:14

Le violoniste zurichois Tobias Preisig renouvelle son vocabulaire en solo

Le violoniste alémanique Tobias Preisig.
Musique: le violon libre de Tobias Preisig Vertigo / 8 min. / le 05 novembre 2019
Le musicien alémanique Tobias Preisig a pris congé de son tandem Egopusher le temps de publier son premier album solo, "Diver", qu'il vernit vendredi sur scène à Renens. Le violoniste féru d'expérimentations y mêle violon et synthétiseur Moog.

Après avoir embrassé jazz, rock et electro au sein de Egopusher au côté du batteur Alessandro Giannelli et pratiqué un jazz en suspens accompagné de l'orgue de Stefan Rusconi au sein de Levitation, le musicien zurichois Tobias Preisig s'offre une parenthèse en solitaire en publiant "Diver" (Quiet Love Records). Un premier album où il expérimente les fusions entre violon et synthétiseur Moog, entre acoustique et électronique.

Issu d'une formation classique et d'une famille mélomane, violoniste depuis l'âge de 7 ans, Tobias Preisg s'est rapidement tourné vers le jazz et les musiques improvisées avant de trouver dans l'électronique (ambient ou drone) de nouveaux horizons et territoires musicaux à défricher. Musicien libre, il aime depuis constamment renouveler son vocabulaire.

Une forme de transe

"Je suis toujours intéressé par le fait de trouver de nouvelles sonorités qui me correspondent, qui m'excitent. J'ai donc choisi de quitter la musique classique pour expérimenter dans le jazz et l'electro. (...) En solo, les rôles ne sont pas écrits comme dans un groupe. C'est difficile de jouer une soirée entière seul sur scène. C'est un défi qui m'a beaucoup intéressé et beaucoup appris. Jusqu'ici, je n'étais jamais arrivé à enregistrer ma musique en solo, c'était trop dur. Alors, ça a pris trois ou quatre ans d'expérimentations pour parvenir à "Diver". Au final, j'ai conservé uniquement les morceaux qui fonctionnaient sur scène pour les enregistrer", détaille Tobias Preisig à la RTS.

Exilé à Berlin, le violoniste a enregistré avec le producteur allemand Jan Wagner, habitué des musiques contemporaines, des morceaux très minimalistes mais plein de lyrisme. Il y cultive son jardin intérieur par une suite de boucles captivantes proches d'une forme de transe.

Interview: Michel Masserey

Texte et adaptation web: Olivier Horner

Tobias Preisig en concert, Ferme des Tilleuls, Renens, le 8 novembre 2019.

Publié le 07 novembre 2019 à 14:59 - Modifié le 07 novembre 2019 à 15:14