Modifié le 19 septembre 2019 à 14:03

La première édition du Léman Lyriques Festival consacrée à Wagner

Salle du Victoria Hall à Genève.
Léman Lyriques Festival Le Journal horaire / 19 sec. / le 18 septembre 2019
Une nouvelle manifestation dédiée à la musique classique va voir le jour sur les rives du Léman: le Léman Lyriques Festival. La première édition, consacrée à Richard Wagner, aura lieu du 5 au 9 novembre à Genève et à Evian (F).

Créé par le chef d'orchestre français Daniel Kawka, ce festival transfrontalier entend porter un nouvel éclairage sur les lyriques romantiques en associant tradition et création contemporaine, ont annoncé mercredi ses organisateurs. Il ambitionne aussi de rendre l'art lyrique accessible au plus grand nombre: tarif étudiant, conférences, répétitions d'orchestre, rencontres.

>> A écouter aussi: Des initiatives originales pour renouveler le public des orchestres et opéras

Ici la Suisse.
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Ici la Suisse - Publié le 19 septembre 2019

Sur les quatre concerts programmés, trois seront donnés par l'orchestre symphonique Ose!, sous la direction de son fondateur Daniel Kawka, avec plus de 40 élèves en fin de cursus de la Haute école de musique de Genève. Le festival veut en effet permettre à la nouvelle de génération d'artistes de jouer avec de grands noms de la scène lyrique internationale.

Oeuvres contemporaines

La soirée d'ouverture rendra hommage à la mezzo-soprano Christa Ludwig, 91 ans. Cette légende vivante du chant lyrique allemand sera à Genève, où elle parlera avec deux musicologues des oeuvres qui l'ont accompagnée tout au long de sa carrière. Des Lieder de Wagner, de Mahler ou encore de Schubert seront interprétés par Marion Grange et Soumaya Hallak.

Les trois soirées symphoniques suivantes mêleront des extraits des quatre opéras du "Ring des Nibelungen" et des oeuvres contemporaines des compositeurs Michael Jarrel, Leonardo Marino et Benoît Menut - en création mondiale - ainsi que des passages de la nouvelle "Siegfried nocturne", d'Olivier Py. Côté voix, la soprano Petra Lang et le tenor Torsten Kerl interpréteront les rôles-titres.

ats/olhor

Publié le 19 septembre 2019 à 09:35 - Modifié le 19 septembre 2019 à 14:03

Orchestres et opéras veulent aussi démocratiser le classique

Pour dépoussiérer le classique, les concerts rivalisent d'ingéniosité en cette rentrée: la Comédie lyrique romande propose par exemple un karaoké en mode participatif, dans lequel vous accompagnez les solistes. Avec l’Orchestre de Chambre de Genève, ont peut redécouvrir la magie de Maria Callas grâce à son hologramme. Début septembre, le Grand Théâtre de Genève a organisé un week-end portes ouvertes. L'occasion pour le public, très nombreux (ils étaient près de 9 mille visiteurs sur les deux jours), de pénétrer dans les coulisses de la plus grande scène de Suisse, et de découvrir les métiers de l'ombre, comme celui de costumière.

L'Orchestre de Chambre de Lausanne (OCL), a invité dimanche le public à un concert gratuit d'un genre particulier: on pouvait s'installer au milieu des musiciens, assis par terre ou même couché.

Autant d'évènements qui visent à renouveler un public qui a tendance à s'effriter. D'après l'Office fédéral de la statistique, la fréquentation d'au moins un concert classique, opéra ou opérette par an, est passée entre 2008 et 2016, de 30 à 24 % de la population. Et le public de ces concerts est majoritairement âgé de plus de 60 ans.
Sylvie Lambelet