Modifié le 12 avril 2019 à 09:54

Le triplé jazz gagnant de Léo Tardin à découvrir à Cully

Le pianiste Léo Tardin.
Léo Tardin, piano solo à Cully Vertigo / 1h28 / le 03 avril 2019
Le pianiste genevois Léo Tardin présente samedi au Cully Jazz Festival son triple album live baptisé "Collection", où il explore toutes les possibilités techniques et émotionnelles de son instrument.

Il est en mode démesuré. Pour son retour en solo, Léo Tardin s'est offert en octobre dernier un triple album live. Quatre ans après "Downscape", où il redécouvrait l'acoustique après les longues années dévolues à son projet collaboratif entre jazz et hip-hop Grand Pianoramax, le pianiste genevois qui reste le seul Suisse à avoir remporté, en 1999, la Montreux Jazz Solo Piano Competition, lâche complètement prise.

"Je n'étais pas complètement satisfait de l'expérience de mon premier album solo, qui était enregistré dans un studio que je n'ai pas pu choisir. Il découlait d'une partie du prix que j'avais gagné au Montreux Jazz. Je n'avais pas le choix de l'instrument non plus et il n'y avait pas de public. Il y avait moins d'enjeux sur le moment donc (...). Puis je me suis rendu compte ensuite qu'en concert par contre, c'est là qu'il y avait les choses les plus intéressantes, vivantes et émotionnelles qui ressortaient. Avec des acoustiques chaque fois différentes. C'est donc cela qui m'a intéressé pour ce deuxième disque", détaille Léo Tardin dans l'émission Vertigo de la RTS.

>> A voir: un tutoriel de Léo Tardin réalisé sur le Salève autour de son morceau "Ouverture"

 

Au fil de ce triptyque baptisé "Collection", Tardin explore toutes les possibilités de son instrument, tantôt dans des compositions suspendues, tantôt lyriques, tantôt mystérieuses. Où les interactions avec le public affleurent également et l'aident à se surpasser, que ce soit dans une piscine ou une cave voûtée. Autant de titres qu'il a extraits d'une vingtaine de concerts et auxquels il a adjoint un songbook, des tutoriels vidéo et des prises alternatives téléchargeables de certains morceaux.

Fer de lance d'une nouvelle génération de pianistes suisses, Tardin qui a collaboré avec Roy Ayers, Erik Truffaz ou, plus récemment, Arthur Henry, s'épanouit pleinement dans ce registre live où les partitions se voient parfois suppléées par les improvisations.

Olivier Horner

Léo Tardin en concert au Cully Jazz Festival, Temple, le 13 avril à 17h.

 

Publié le 12 avril 2019 à 09:45 - Modifié le 12 avril 2019 à 09:54