Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947).

Hommage pour les 70 ans de sa mort

Publié le 23 mai 2017 à 11:52 - Modifié le 26 mai 2017 à 09:14

Ramuz, passé, présent et avenir

Naguère auteur considérable de la littérature en Suisse romande, au point d’avoir éclipsé quelques confrères, Charles Ferdinand Ramuz demeure 70 ans après sa mort un écrivain ancré dans des lieux spécifiques: sa Lausanne natale, le canton de Vaud et la montagne valaisanne.

Trop longtemps restreint à une écriture régionaliste, son œuvre a trouvé place depuis plusieurs décennies dans la francophonie, et ses romans ont même été intégrés dans la Bibliothèque de La Pléiade chez Gallimard grâce à plusieurs chercheurs romands sous la conduite de Doris Jakubec. S’il n’est plus possible de le lire aujourd'hui comme hier, parions que sa postérité ne passera pourtant pas par le purgatoire. Gilles Hausammann et Christian Ciocca lui rendent hommage dans "Helvetica".

  • Une oeuvre considérable

    Sous le signe du tragique

    On ne présente pas C. F. Ramuz aux Romands, mais sans doute n’est-il pas inutile d’éclairer son œuvre considérable sous un nouveau jour, en la débarrassant de la pensée conservatrice de son auteur et en lui rendant tout son potentiel novateur par son langage si singulier, rythmé, oralisé.

    Charles-Ferdinand Ramuz.
    RTS
    Helvetica - Publié le 22 mai 2017

  • Saluer le poète

    Des hommages de toutes parts

    A ses obsèques, au cimetière de Pully, le 27 mai 1947, une foule recueillie et de nombreux artistes et écrivains lui rendaient un ultime hommage, manière de saluer le poète né à Lausanne en 1878, en passe depuis les années 1920 de devenir une figure un peu trop officielle du Pays de Vaud.

    Charles-Ferdinand Ramuz.
    RTS
    Helvetica - Publié le 23 mai 2017

  • Créer après Ramuz

    Une forte influence

    L’influence considérable que l’œuvre de Ramuz a exercée sur la littérature en Suisse romande a posé quelques problèmes à ses épigones qui, comme Maurice Chappaz et Jacques Chessex, cherchaient eux aussi à dire "leur pays" valaisan et vaudois en pleine métamorphose.

    Le manifeste "Raison d'être" de Charles-Ferdinand Ramuz.
    RTS
    Helvetica - Publié le 24 mai 2017

  • L'universel par un conte russe

    Histoire du soldat

    Par le retour au populaire, à la manière d'un conte russe, Ramuz a trouvé avec Igor Stravinsky un langage neuf et universel en créant "Histoire du soldat" à Lausanne en 1918. De fait, ce petit opéra de chambre aux décors peints par René Auberjonois rejouait la créativité du ballet "Parade", inventé à Paris l’année précédente par Satie, Cocteau et Picasso pour les Ballets russes de Diaghilev, à la pointe de l’avant-garde.

    Charles-Ferdinand Ramuz et Igor Stravinsky.
    -
    Helvetica - Publié le 14 mai 2017

  • La langue-geste de Ramuz

    Une source d'admiration

    Pour Jérôme Meizoz, de fait appartenant à la génération des petits-enfants de Ramuz, relire l'auteur de "Farinet" ne peut se pratiquer aujourd'hui que dans un rapport dialectique et distancié, ou parodique dans le roman de Noëlle Revaz "Rapport aux Bêtes". N'en reste pas moins une admiration pour ce formidable créateur d'une langue-geste, admiré de son temps par Claudel, Céline et Cocteau.

    Manuscrit du roman Aline de Charles-Ferdinand Ramuz.
    RTS
    Helvetica - Publié le 26 mai 2017

  • Le dossier des archives RTS

    Novateur et parfois incompris, l'écrivain vaudois a inventé une langue pour dire la Suisse romande.

    Ramuz, dit-on, se méfiait de la radio. S'il ne donnait pas volontiers d'interviews, il a par contre plusieurs fois assuré la lecture de ses propres textes. Sa voix singulière et vibrante porte avec force la poésie et le lyrisme de ses mots.

    Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947).
    Charles-Ferdinand Ramuz (1878-1947). [ - Roger-Viollet]

    >> Découvrir le dossier des archives RTS consacré à Ramuz