Max Jacob, l'ami des musiciens, des peintres et des poètes

Grand Format

Henri Martinie - L'écrivain Max Jacob en 1936. Roger-Viollet via AFP

Introduction

Max Jacob, écrivain, poète, peintre, figure du Montmartre et du Montparnasse des années 1910-1930, ami de Picasso, Apollinaire, Cocteau et bien d’autres, fait partie de ces artistes dont tout le monde connaît le nom, mais guère l’œuvre. A l'occasion du centenaire de la parution de plusieurs de ses recueils, retour sur son rapport à la musique et sur son amitié avec des musiciens comme Satie, Sauguet ou encore Poulenc.

Chapitre 01
Le jeune Max et la musique

Max Jacob est né à Quimper, dans le Finistère, le 12 juillet 1876, quatrième d’une fratrie de sept, à quelques dizaines de mètres de la cathédrale. Ses parents, juifs non pratiquants, laïcs et républicains, tiennent une boutique de tailleur et d’antiquités fondée par les grands-parents et se sont très facilement intégrés à la société quimpéroise.

Le jeune Max vit au rythme des fêtes catholiques dont il admire la splendeur avec envie, car, contrairement à ses camarades de classe, il ne peut y prendre part. Du reste, en ces temps fortement antisémites, il est le souffre-douleur des autres élèves. Au point que sa santé se dégrade et que ses parents l’envoient à Paris pour être soigné par le docteur Charcot.

Il a treize ans et découvre la vie. La maison de santé du célèbre médecin est fréquentée par une jeunesse aisée et distinguée qui fait l’éducation du petit Breton sauvage, lymphatique ou trop gai. Max découvre les beaux-arts, la musique de Wagner, Beethoven et Debussy, l’opéra, l’opéra-comique et l’opérette, mais également l’art de la conversation. Il avoue: "C’est là, sans doute, que pour la première fois mon cœur battit."

De retour à Quimper, il fait des études brillantes, s’inscrit à l’Ecole Coloniale de Paris comme son frère aîné, part faire son service militaire, est réformé au bout de trois mois après avoir épuisé ses instructeurs et passe de longs moments dans l’appartement familial situé au-dessus de la boutique à dessiner, principalement des Bretons et des paysages locaux. Il s’adonne frénétiquement au piano, "écorchant" avec entrain les symphonies de Beethoven et chantant à tue-tête "La Damnation de Faust" de Berlioz. Il est tellement enthousiasmé par la musique qu’il envisage même de devenir professeur de piano, mais sera remercié pour "insuffisance" ...

Autoportrait de Max Jacob réalisé au crayon en 1901. [Autoportrait de Max Jacob réalisé au crayon en 1901. DP]Autoportrait de Max Jacob réalisé au crayon en 1901. [Autoportrait de Max Jacob réalisé au crayon en 1901. DP]A Paris, le voilà critique d’art puis chroniqueur dans une revue dirigée par Alphonse Allais. Il enchaîne toutes sortes de petits métiers, tire le diable par la queue, puis rencontre à la Galerie Ambroise Vollard un jeune peintre espagnol fraîchement débarqué dans la capitale, et sans le sou, qui l’invite dans son atelier. Son nom? Pablo Picasso.

Récit de Max: "Picasso m'accueillit les deux mains tendues, comme s'il m'avait toujours connu, et me montra en baragouinant, mi-français, mi-espagnol, encore plus de toiles qu'il n'y en avait chez Vollard. Nous nous serrions les mains avec le feu de l'amitié qu'on ne connaît plus après la vingtième année. Il y avait là une dizaine d'Espagnols qui, sur une lampe à alcool, faisaient cuire des haricots flageolets et buvaient de l'alcool à la gargoulette... Je crois être resté fort avant dans la nuit à écouter les guitares ou à chanter les motifs de Beethoven, la musique étant une langue internationale."

C’est Picasso qui encourage Max à devenir poète; les deux artistes font un séjour à Céret, dans le Vallespir, et en profitent pour assister à une fête à Figueras, en Catalogne. L’occasion pour Max de découvrir la sardane et la cobla, l’ensemble instrumental qui l’accompagne, et d’en faire un poème intitulé "Honneur de la sardane et de la ténora".

>>  A écouter: la chronique radio "Monsieur Max: Le Laboratoire central" qui évoque le poème '"Honneur de la sardane et de la ténora"

L'écrivain français Max Jacob en train de peindre en 1936. [L'écrivain français Max Jacob en train de peindre en 1936. Roger-Viollet via AFP]L'écrivain français Max Jacob en train de peindre en 1936. Roger-Viollet via AFP
Matines - Publié le 28 août 2022

Tous deux sont amis avec Guillaume Apollinaire et les trois compères créent en 1917 un "drame surréaliste en deux actes et un prologue; chœurs, musique et costumes selon l’esprit nouveau" intitulé "Les Mamelles de Tirésias", dans lequel Max incarne les chœurs. L’œuvre déclenche un beau scandale et Max prend dans un article la défense d’Apollinaire, tout en assassinant la musique en conclusion: "La musique de madame Germaine Albert-Birot est gaie, uniquement et uniquement gaie."

Vingt-sept ans plus tard, les "Mamelles" trouvent enfin un compositeur prêt à relever le défi de cette œuvre iconoclaste, en la personne de Francis Poulenc.

>> A voir: Un extrait de "Les Mamelles de Tirésias" de Francis Poulenc. Opéra de Lyon 2010

La musique est partout présente dans l’oeuvre de Max Jacob, il y a notamment plusieurs textes sur le piano. Et en 1922 est créée son opérette désopilante "Isabelle et Pantalon" sur une musique de son ami Roland-Manuel, que le ténor Marcel Quillévéré avait ressuscitée en 1976 à Quimper pour le centenaire de la naissance de Max. Hélas, il reste peu de traces de cette soirée jacobienne...

>> A écouter: la chronique radio "Monsieur Max: Une histoire de piano"

Piano de profil.
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Matines - Publié le 11 octobre 2020

Chapitre 02
Max Jacob et Erik Satie

Erik Satie (1866-1925), compositeur français. Collection Roger-Viollet/AFP

C'est à Montparnasse fin 1916 que Max et le compositeur Erik Satie se rencontrent, chez la pianiste Marcelle Meyer, et deviennent amis à la mode de Satie et de Jacob: c'est à dire avec des brouilles et des réconciliations. Leur amitié commence par une brouille.

La première au théâtre du Châtelet de "Parade", le ballet avant-gardiste chorégraphié par Leonide Massine pour les Ballets Russes de Diaghilev, sur un argument de Jean Cocteau, une musique d'Erik Satie, dirigée par Ernest Ansermet et des décors de Pablo Picasso, provoque un scandale presque aussi grand que le "Sacre du Printemps" de Stravinski en 1913. Un critique musical, Jean Poueigh, s'en prend méchamment à la musique de Satie, "une offense au goût français" (manifestement, il n'a pas compris la démarche du compositeur).

>> A voir "Parade", ballet écrit par Jean Cocteau, sur une musique d'Erik Satie. Ici avec des décors et costumes reconstitués d'après les maquettes originales de Pablo Picasso. Tiré du spectacle "Europa Danse Picasso et la danse", 2012

Satie, extrêmement susceptible, lui répond sur une carte postale ceci: "Monsieur et cher ami, Vous n'êtes qu'un cul, mais un cul sans musique." Jean Poueigh porte plainte pour diffamation, Satie se retrouve au tribunal et est condamné à huit jours de prison et une forte amende de 800 francs. Pourquoi? Parce que l'utilisation d'une carte postale levait la confidentialité des propos: la concierge du critique aurait pu la lire. Satie fulmine, et Max ne trouve rien de mieux que de traiter l'affaire à la légère, sans aucune empathie, et de lui conseiller le repentir et la résignation chrétienne.

Il écrit: "J'ai essayé de raisonner avec lui, mais il souffre et veut souffrir! Je lui ai cité des exemples de grands artistes qui ont fait de la prison sans briser leur vie..." On imagine la scène et la colère de Satie. Fort heureusement, les amis du musicien français, dont Cocteau et Picasso, évitent prison et amende au compositeur. Et en 1919, Satie écrit qu'au fait, il est à nouveau ami avec Max Jacob.

Nous possédons une seule et unique lettre d'Erik Satie à Max Jacob datée du jeudi 9 octobre 1919, la voici:

Cher ami,

Merci beaucoup.

Tu étais à la noce. Chic! J'aurais voulu te voir. J'ai vu ton ami Fels. Il m'a dit que tes poèmes pour moi sont chez Bertin.

Bien. Très bien.

Encore et toujours merci.

Ton vieux Erik Satie.

On ne sait malheureusement pas de quelle noce les deux hommes parlent, le seul mariage marquant dans le milieu artistique montmartro-montparnassien est celui de Picasso avec la danseuse russe Olga Khokhlova, mais c'était en juillet 1918, et Apollinaire, encore vivant, était témoin avec Max.

On sait en revanche que Max, le mélomane et musicien amateur, admire la musique de Satie. Et son rêve est que son ami mette en musique ses poèmes. Satie n'est pas pressé de le faire, au point qu'il ne le fera pas du tout!

Portrait de Max Jacob peint par Amedeo Modigliani.  [Portrait de Max Jacob peint par Amedeo Modigliani vers 1916. DP]Portrait de Max Jacob peint par Amedeo Modigliani. [Portrait de Max Jacob peint par Amedeo Modigliani vers 1916. DP]Cependant les deux hommes collaborent une seule et unique fois, mais séparément si l’on peut dire, à l'initiative de l'acteur Pierre Bertin, grand ami de Max. Bertin organise en 1920 deux soirées et une matinée littéraires et musicales à la Galerie Barbazanges. L'une d'elles est consacrée à une pièce de Max Jacob, "Ruffian toujours, truand jamais", que joue Pierre Bertin, et Erik Satie écrit la musique d'entracte qu'il intitule "Musique d'Ameublement". Il n'a probablement même pas lu la pièce de Max. Voici comment il "entend" sa musique d'ameublement: elle n’est pas faite pour être écoutée, mais pour "décorer". Le public est invité à se promener, sans prêter attention à ce fond sonore répétitif.

À la première de Ruffian, l’assistance ne joue pas le jeu. Satie a beau crier "Mais parlez donc, circulez, n’écoutez pas!", le public se tait, il écoute. Tout est raté!  De toute façon, Max Jacob n'assiste pas à cette manifestation, parce qu'en se rendant à une représentation du "Tricorne" de Manuel de Falla par les Ballets Russes avec décor et costumes de son ami Picasso, fin janvier 1920, il se fait renverser par une automobile place Pigalle et restera plusieurs mois à l'hôpital puis en convalescence.

>> A écouter: "Un salon", tiré de "Musique d'Ameublement" d'Erik Satie

Pour finir, cette belle évocation de Satie par Max Jacob:

"Satie était mon ami. Il ressemblait à ses portraits. Il avait une figure de satyre joyeux et était toujours fâché avec quelqu'un... Il mettait sa main devant sa bouche pour rire mystérieusement, portait des faux cols droits, mangeait rarement et rentrait à Arcueil à pied, la nuit. Il avait un grand bon sens comme tous les génies, de la raison, du sang-froid et des formules toujours humoristiques."

>> A écouter: la chronique radio "Monsieur Max: Max Jacob et Erik Satie"

L'écrivain français Max Jacob (1879-1944). [L'écrivain français Max Jacob (1879-1944). Roger-Viollet via AFP]L'écrivain français Max Jacob (1879-1944). Roger-Viollet via AFP
Matines - Publié le 16 août 2020

Chapitre 03
Max Jacob et Henri Sauguet

Lipnitzki - Henri Sauguet (1901-1989), compositeur français. Roger-Viollet via AFP

Le jeune Henri Sauguet fait la connaissance de Max Jacob en 1927, il a 26 ans, le poète 51. Le lendemain de leur rencontre naît l’idée d’une opérette qu’ils écriront ensemble, récit d’Henri Sauguet:

"Max arrivait chez moi le matin vers huit heures... J’habitais alors, tout près de la place Clichy, une chambre meublée dans l’appartement d’un chirurgien-dentiste, M. Privat de Séverac qui n’avait pas de parenté directe avec le cher Déodat mais par contre avait été l’ami de la famille Satie (il me montra une photographie de son mariage, avec le petit Erik en costume marin). Donc, Max... arrivait chez moi et aussitôt la journée prenait des allures de féérie où se mêlaient le burlesque et le poétique. Nous avions décidé d’écrire ensemble une opérette. Max connaissait admirablement le répertoire de l’opérette et il en chantait les couplets, disait les textes, brodant sur le tout avec ce sens extraordinaire de la bouffonnerie qui atteignait parfois le sublime, car le rire a son sublime... 'Un Amour du Titien' était le titre que Max avait choisi. Une opérette inspirée, voulait-il, et dont la fantaisie ne serait entravée par aucune convention, aucune limite. Le Titien était pris à la fin de sa longue, de son immense vie. Fort âgé, donc, et un peu gâteux évidemment, mais très vert encore. L’aventure que Max avait brodée était fort extravagante, et sa façon de la conter bien plus encore... Quel enseignement prodigieux, au milieu de quel frémissement, de quelle effervescence inouïe, et de quels fous rires, n’ai-je pas tiré de ces journées!..."

Et Sauguet de conclure, avouant ne pas être musicalement à la hauteur de la fantaisie débridée de Max pour cette opérette qui n’a jamais vu le jour: "Ah ! Si Chabrier avait eu un tel livret... ou Offenbach... Ceux-là étaient dignes de Max, de son génie fait du sel de la terre et du battement de l’âme." A défaut de composer l’opérette de Max, Henri Sauguet met en musique des poèmes extraits des "Pénitents en maillot rose" et des "Visions Infernales".

A écouter: la chronique radio "Monsieur Max: Max Jacob et Henri Sauguet"

Portrait de Max Jacob réalisé par Roger Toulouse en 1942. [Albert Harlingue - Portrait de Max Jacob réalisé par Roger Toulouse en 1942. Roger-Viollet via AFP]Albert Harlingue - Portrait de Max Jacob réalisé par Roger Toulouse en 1942. Roger-Viollet via AFP
Matines - Publié le 25 octobre 2020

Chapitre 04
Max Jacob et Francis Poulenc

Francis Poulenc (1899-1963), compositeur français. Roger-Viollet via AFP

Le seul compositeur qui ait compris et su mettre en musique l’univers poétique de Max Jacob est Francis Poulenc. Les deux hommes se rencontrent par l’intermédiaire du jeune écrivain Raymond Radiguet en 1919. Poulenc a 18 ans, il racontera plus tard: "Sans doute notre passé se pare-t-il toujours de couleurs enchanteresses, je ne crois cependant pas mentir en disant que cette première visite à Max Jacob, en compagnie de l’auteur du 'Diable au corps', est l’un des plus chers souvenirs de ma vie."

Poulenc aime la poésie passionnément, il professe que "la transposition musicale d’un poème doit être un acte d’amour, et jamais un mariage de raison."  Il ajoute: "J’ai mis en musique Apollinaire et Max Jacob parce que j’aime leur poésie. Voilà tout... Il faut bien se dire que sans s’humilier devant le poète, sans faire parent pauvre, il faut tout de même se plier à tout ce qu’il y a en lui, à la fois d’exprimé et de secret. Ce sont des poètes qui pour moi coïncident avec ma façon de sentir en musique."

>> A écouter: la chronique radio "Monsieur Max: Max Jacob et Francis Poulenc"

Francis Poulenc (1899-1963), compositeur français. [Lipnitzki / Roger-Viollet / Roger-Viollet]Lipnitzki / Roger-Viollet / Roger-Viollet
Matines - Publié le 1 novembre 2020

Poulenc met en musique onze poèmes de Max, que l’on retrouve dans "Le Laboratoire Central", "Les Pénitents en maillot rose" et "Morvan le Gaélique", sans compter la cantate profane "Le Bal Masqué", et possède indubitablement le don de recréer musicalement l’exacte atmosphère de ces poèmes. Max Jacob chantait tout le temps, toutes sortes de chansons, d’airs et d’extraits d’opérettes. Souvent il chantait les vers qu’il écrivait sur un rythme, une mélodie connue ou inventée. La musique est donc bien présente dans l’œuvre de Max. Poulenc étudie la prosodie de Max, sa diction très précise et son sens du rythme des phrases, de là sans doute cette parfaite osmose entre le compositeur et le poète.

En 1931, Francis Poulenc commence à travailler à son "Bal Masqué", construit sur des poèmes extraits du "Laboratoire Central" publié en 1922. Il s’en explique: "Leur violence, leur truculence, leur cocasserie m’ont séduit alors. J’y ai trouvé ce côté chromo des hebdomadaires parisiens de ma jeunesse. Dans son "Art poétique", Max Jacob a écrit: 'Les auteurs qui se font obscurs pour forcer l’estime obtiennent ce qu’ils veulent et pas autre chose', plus loin  'Il y a une pureté du ventre qui est rare et excellente.' C’est en me référant à ces deux maximes que j’ai composé 'Le Bal Masqué', cantate profane sur des poèmes du même Max Jacob.... Nous avons recherché avant tout le rire franc, le rire issu de la surprise, voire même de la stupeur, et non ce sourire ironique, pincé, logique, dit 'supérieur', cher aux amateurs d’esthétique rare."

>> A écouter: "Le Bal Masqué" de Francis Poulenc sur des poèmes de Max Jacob. Avec le baryton Franck Leguérinel et sous la direction de  Pierre-Michel Durand

Max Jacob et Francis Poulenc s’aiment beaucoup, et Max dédie à son cadet son "Cornet à Dés" avec ces mots: "A mon Poulenc très grand très cher, le seul livre qui me soit cher, le seul de mes livres qui ne soit pas en zinc, je l’offre à Francis Poulenc avec comme reliure autour, beaucoup de tendresse et d’amour. Max Jacob- Saint-Benoît-sur-Loire, 12 mai 1924."

C’est dans ce village des bords de Loire, près de l’abbaye, que Max Jacob se retire définitivement en 1936. Depuis sa conversion au catholicisme en 1915, il aspire à vivre en bon chrétien, loin des tentations et déceptions parisiennes. C’est pourtant en tant que Juif qu’il y est arrêté, transféré à la prison d’Orléans où il trouve encore le courage de divertir ses compagnons d’infortune en chantant des opérettes, puis interné au camp de Drancy pour être envoyé à Auschwitz, direction la chambre à gaz. Mais, de santé fragile et âgé, Max meurt à Drancy deux jours avant son départ, le 5 mars 1944, à l’âge de 68 ans.

>> A voir: le documentaire: "Max Jacob - un siècle d'écrivains: 1876-1944"

>> Tous les épisodes de la série de chroniques "Monsieur Max" sont disponibles en cliquant sur la photo ci-dessous: 

Max Jacob, 1934 [Carl van Vechten (1880–1964) - Library of Congress, Prints and Photographs Division, Van Vechten Collection- DR]
Monsieur Max", une série de chroniques de Claude Hermann consacrée à Max Jacob