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"Amoureux éternel du Brésil", l'écrivain Gilles Lapouge est décédé

Gilles Lapouge en 2006. [Ulf Andersen - Aurimages/AFP]
"Amoureux éternel du Brésil", l'écrivain Gilles Lapouge est décédé / Le Journal horaire / 9 sec. / le 31 juillet 2020
Le journaliste et écrivain français Gilles Lapouge est mort vendredi à Paris à l'âge de 97 ans, a annoncé sa maison d'édition Albin Michel. Il s'était fait connaitre notamment au travers de sa passion pour le Brésil, dont il avait écrit un "Dictionnaire amoureux".

"Il est décédé ce matin à l'Hôpital américain à Paris", d'une pneumonie, a précisé l'éditeur.

Un peu contre son gré, ce poète-géographe, davantage flâneur qu'aventurier, a longtemps été une figure incontournable du festival littéraire et cinématographique "Étonnants voyageurs" de Saint-Malo (Ouest de la France).

Né en 1923 à Digne (Sud-Est), Gilles Lapouge avait passé son enfance et sa jeunesse en Algérie, alors française. En 1948, il était devenu journaliste à Alger-Républicain.

"Le journalisme m'a sauvé de l'orgueil"

En 1951, il était devenu journaliste économique au grand quotidien brésilien "O Estado de Sao Paulo" avant de revenir à Paris trois ans plus tard. Il avait continué à collaborer avec le journal pendant plusieurs décennies. "Le journalisme, que je pratique depuis tant d'années, m'a sauvé de la mauvaise littérature et de l'orgueil", assurait-il.

Gilles Lapouge avait publié son premier livre, "Un soldat en déroute", à 40 ans. Il a ensuite écrit de nombreux essais sur la piraterie, les utopies, la géographie, Michel-Ange, l'érotisme ou le sens des voyages - jusqu'à son dernier ouvrage, un "Atlas des paradis perdus", en 2017.

Nombreuses récompenses

Il était aussi l'auteur de plusieurs romans, comme "Les folies Koenigsmark", succès public en 1989, "L'incendie de Copenhague" (1995) ou "La mission des frontières" (2002). Son oeuvre a été couronné de nombreuses récompenses en France.

En 2011, il avait publié un "Dictionnaire amoureux" du Brésil, pays qui l'avait "toujours étonné et surpris, parfois énervé, sans (le) décevoir jamais", en dépit de la violence qu'il ne niait pas.

L'ambassade de France au Brésil a d'ailleurs salué vendredi, dans un tweet, la mémoire de "l'amoureux éternel du Brésil".

afp/oang

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