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La RTS à Cannes

Publié dimanche à 22:00 - Modifié lundi à 09:06

Toute l'actualité du Festival de Cannes

>> La Palme d'or a été décernée à "Une affaire de famille", du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda.

>> La Suisse était présente avec quatre co-productions soutenues par la SSR, avec notamment le film de Jean-Luc Godard "Le livre d’image", en sélection officielle qui s'est vu décerner une Palme d'or spéciale.

>> La cuvée 2018 du Festival de Cannes a été marquée par un fort renouvellement générationnel.

>> Après l'affaire Weinstein, le festival a promis d'être attentif à la question des femmes dans le 7e art mais n'a pas instauré de quotas dans les sélections.

Dossier réalisé par RTS Culture et RTSinfo avec afp

Événements clés
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  • La Palme d’or du compromis?

    L'analyse de Raphaële Bouchet

    Thierry Frémeaux, délégué général du Festival de Cannes, avait placé cette 71 édition sous le signe du renouvellement. Et des nouveaux noms, il y en avait beaucoup, parmi les 21 cinéastes en lice pour la Palme d’or. Autant dire que la consécration d’un "habitué" comme Hirokazu Kore-eda, Prix du jury en 2013 pour "Tel père, tel fils" en a surpris plus d’un.

    >> A lire aussi: "Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-eda remporte la Palme d'or à Cannes

    Kore-eda est un peintre de l’enfance. "Une Affaire de famille", qui raconte les liens très forts qui unissent une famille recomposée, pauvre parmi les pauvres. Un film infiniment délicat et bouleversant.

    Mais malgré toute sa beauté, on ne peut pas s’empêcher de penser que cette palme ressemble à un compromis. Que le jury n’a pas pu s’entendre sur le très beau mais très déroutant "Livre d’image" de Jean-Luc Godard, qui reçoit cette étrange Palme d’or spéciale.

    >> A voir aussi:

    « Une affaire de famille » remporte la Palme d’Or à Cannes
    12h45 - Publié dimanche à 12:45

    On imagine que les débats ont été vifs, aussi, à propos de deux films très ouvertement engagés qui ont beaucoup divisé les festivaliers et qui figurent malgré tout en bonne place au palmarès: "Blackkklansman", la comédie enragée de l’Afro-Américain Spike Lee, qui repart avec le Grand Prix.

    Et "Capharnaüm", de la Libanaise Nadine Labaki, Prix du jury, immersion dans les bidonvilles de Beyrouth. Un sujet fort, deux enfants adorables, une femme derrière la caméra. Beaucoup lui prédisaient la Palme d’or.

    Et si ce palmarès racontait aussi que le jury a été sensible aux grandes causes sociales, à la misère du monde, mais qu’il a préféré réserver la récompense suprême à la douceur plutôt qu’aux coups de poings?

  • Le palmarès du 71e Festival de Cannes

    Palme d'or pour "Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-eda

    Le jury a décerné samedi soir sa Palme d’or à "Une affaire de famille", du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda.

    Quant à "Blackkklansman" de l'Américain Spike Lee, il a remporté le Grand prix du festival.

    >> Découvrez l'ensemble du palmarès: "Une affaire de famille" de Hirokazu Kore-eda remporte la Palme d'or à Cannes

  • Les pronostics sur le palmarès

    Par les critiques de la RTS

    Claire Burgy

    Von Trier de retour à Cannes: l'éclairage de Claire Burgy
    Von Trier de retour à Cannes: l'éclairage de Claire Burgy [RTS]

    • Palme d'Or : Capharnaüm de Nadine Labaki
    • Grand prix: Une affaire de famille
    • Prix du jury: "BlacKKKlansman" de Spike Lee
    • Prix d’interprétation féminine: Joanna Kulig dans "Cold War" de Pawel Pawlikowski

    • Prix d’interprétation masculine: Marcello Fonte dans "Dogman" de Matteo Garrone

    • Prix du scénario : Michael Idov pour "Leto" de Kirill Serebrennikov

    et

    Prix de la conférence de presse: Jean-Luc Godard pour "Le livre d'image"

    Rafael Wolf

    Le rendez-vous du cinéma: Julie Evard et Rafael Wolf donnent leur avis sur les prochaines sorties cinéma
    Le rendez-vous du cinéma: Julie Evard et Rafael Wolf donnent leur avis sur les prochaines sorties cinéma [RTS]

    • Palme d’or : "Capharnaüm" de Nadine Labaki
    • Grand Prix: "Leto" de Kirill Serebrennikov
    • Prix d’interprétation masculine: Marcello Fonte dans "Dogman" de Matteo Garrone
    • Prix d’interprétation féminine: Behnaz Jafari dans "3 visages" de Jafar Panahi
    • Prix de la mise en scène: "Plaire, aimer et courir vite" de Christophe Honoré
    • Prix du scénario: "BlacKKKlansman" de Spike Lee
    • Prix du jury: "Un couteau dans le cœur" de Yann Gonzalez

    Julie Evard

    Jury majoritairement féminin au Festival de Cannes: les explications de Julie Evard
    Jury majoritairement féminin au Festival de Cannes: les explications de Julie Evard [RTS]

    • Palme d'or: "Une affaire de famille" de Kore-Eda Hirokazu
    • Grand prix: "Capharnaüm" de Nadine Labaki
    • Prix du jury: "Burning" de Lee Chang-Dong
    • Prix de la mise en scène: "Lazzaro Felice" de Alice Rochwacher
    • Prix du scénario: "BlacKKKlansman" de Spike Lee
    • Prix de la meilleure interprétation féminine: Joanna Kulig dans "Cold War" de Pawel Pawlikowski
    • Prix de la meilleure interprétation masculine: Adam Driver dans "BlacKKKlansman" de Spike Lee

    Raphaële Bouchet

    Le rendez-vous du cinéma: Julie Evard et Raphaële Bouchet parlent des prochaines sorties
    Le rendez-vous du cinéma: Julie Evard et Raphaële Bouchet parlent des prochaines sorties [RTS]

    • Palme d’or: "Heureux comme Lazzaro", de Alice Rohrwacher
    • Grand Prix du jury : "Plaire, aimer et courir vite", de Christophe Honoré
    • Prix du jury: "Leto", de Kiril Serebrennikov
    • Prix de la mise en scène: "Burning", de Lee Chang-Dong
    • Prix de la meilleure interprétation féminine: Behnaz Jafari dans "Trois Visages", de Jafar Panahi
    • Prix de la meilleure interprétation masculine: Dogu Demirkol dans "Le Poirier sauvage", de Nuri Bilge Ceylan
    • Prix du meilleur scénario: "Une affaire de famille", de Kore-Eda Hirokazu

    >> A voir aussi:

    Cannes: retour sur les moments forts du 71ème Festival de Cannes
    19h30 - Publié samedi à 19:30

  • Le tapis rouge comme étendard politique

    Convergence des combats

    L'affiche de soutien aux Palestiniens brandie par la jeune actrice franco-libanaise Manal Issa mercredi sur le tapis rouge de Cannes, "Stop the attack on Gaza!", a attiré l'attention des photographes du monde entier.

    L'actrice Manal Issa a brandi cette affiche de soutien aux Palestiniens lors de la montée des marches.
    L'actrice Manal Issa a brandi cette affiche de soutien aux Palestiniens lors de la montée des marches. [Vianney Le Caer - Invision/AP]

    >> A lire: Le tapis rouge comme étendard politique à Cannes

  • La déferlante #MeToo

    Cannes s'engage

    Une montée des marches 100% féminine

    Quatre-vingt-deux femmes du 7e art, dont la présidente du jury Cate Blanchett et la réalisatrice Agnès Varda, ont réclamé samedi "l'égalité salariale" lors d'une montée des marches 100% féminine

    Elles ont également revendiqué une meilleure représentation des films réalisés par des femmes. Depuis sa création, le Festival a sacré 71 réalisateurs avec la Palme d'or, contre seulement deux femmes.

    >> Pour plus de détails : Une montée des marches 100% féminine

    La charte sera proposée à tous les festivals internationaux. Ils devront à l'avenir faire preuve de transparence sur la liste des membres des comités de sélection ainsi que sur la liste des programmateurs choisi pour un festival. Le manque de parité et de de diversité, souvent constaté dans le milieu du 7ème Art, devront faire partie du passé.

    >> A lire aussi: Salma Hayek: "Et si les acteurs, très bien payés, baissaient leur salaire?"

    Cette charte demande aussi aux organisateurs de festival de "genrer" les statistiques pour les films en compétition, les festivals devront également établir un agenda pour la mise en oeuvre, un calendrier des mesures qu'ils prendront afin d'arriver à cette parfaite parité. Dernier point, la charte n'impose pas de quotas sur le nombre de réalisatrices à sélectionner. Le collectif 5050 pour 2020 est à l'initiative du document. Un groupe qui demande, comme son nom l'indique, une égalité femmes-hommes d'ici à 2020.

    Actrices noires et métisses contre les discriminations

    Seize actrices noires et métisses dénoncent dans un livre les discriminations dans l'industrie française du cinéma.
    Seize actrices noires et métisses dénoncent dans un livre les discriminations dans l'industrie française du cinéma. [Loic Venance - AFP]

    Après la montée des marches de 82 femmes pour l'"égalité salariale" entre hommes et femmes dans le cinéma samedi à Cannes, 16 actrices françaises noires et métisses (mulâtresses) ont fait de même mercredi pour dénoncer la sous-représentation des personnes "noires" dans le 7e Art en France.

    Emmenées par Aïssa Maïga, la comédienne à l'origine d'un livre collectif "Noire n'est pas mon métier", les actrices françaises ont été accueillies en haut des marches du Palais des festivals par la chanteuse burundaise Khadja Nin, membre du jury de la 71e édition.

    >> A lire: Seize actrices dénoncent le racisme d'un autre temps du cinéma français

    Dans cet ouvrage, présenté avant le Festival, ces 16 actrices épinglent, citations à l'appui, les clichés et plaisanteries douteuses voire carrément racistes entendues dans l'exercice de leur métier en France.

    >> A écouter: "Le festival est-il prêt à s'ouvrir davantage aux femmes? dans Forum:

    Au total, 82 femmes du monde du cinéma sont montées sur les marches à Cannes pour réclamer "l'égalité salariale".
    Anne-Christine poujoulat - AFP
    Forum - Publié vendredi à 18:54

    "Heureusement que vous avez les traits fins", "vous parlez africain?", "trop noire pour (jouer) une métisse", "pas assez africaine pour une Africaine": telles sont les réflexions entendues par exemple par Nadège Beausson-Diagne ("Bienvenue chez les Ch'tis", "Brillantissime").

    >> A voir aussi:

    Festival de Cannes: seize actrices lèvent le poing pour se faire entendre
    19h30 - Publié jeudi à 19:30

  • Le "Don Quichotte" autorisé à sortir en salles en France

    L'interview de Terry Gilliam

    Le film "L'homme qui tua Don Quichotte", de l'ex-Monty Python Terry Gilliam, au coeur d'un imbroglio juridique, sortira dans les salles de cinéma en France samedi en plus de sa projection à Cannes, a décidé vendredi la justice française.

    >> A écouter: l'interview de Terry Gilliam dans Vertigo

    Une scène du film "L'homme qui tua Don Quichotte" de Terry Gilliam.
    Tornasol films - AFP
    Vertigo - Publié vendredi à 16:45

    Le Tribunal de grande instance de Paris, saisi en urgence, a débouté la demande du producteur portugais Paulo Branco qui réclamait la suspension de distribution de ce long métrage et par conséquent l'interdiction de sa sortie samedi, au motif qu'il estime avoir les droits sur ce long-métrage avec sa société Alfama Films.

  • Les récompenses

    La semaine de la critique et la Quinzaine

    La semaine de la critique

    "Diamantino", une comédie loufoque qui a soulevé une vague d'enthousiasme à Cannes, sur un ersatz du footballeur Ronaldo, a reçu mercredi le grand prix de la "semaine de la critique" au festival du film de Cannes. La performance du Français Félix Maritaud dans "Sauvage" a également été récompensée.

    Image du film "Diamantino", Grand prix de la Semaine de la critique à Cannes.
    Image du film "Diamantino", Grand prix de la Semaine de la critique à Cannes. [@Semaine de la critique - DR]

    Truffé d'éléments surréalistes comme des chiens poilus qui envahissent le terrain avant de marquer, le film fait le portrait d'un homme en crise tout en parlant de l'actualité, des "Panama Papers" à la montée des extrêmes en Europe en passant par la crise des réfugiés.

    >> A voir: la bande annonce du film

    Félix Maritaud, une révélation

    Pour la première fois, la section cannoise spécialisée dans les premiers et deuxièmes films a décerné le prix fondation Louis Roederer au jeune Félix Maritaud, découvert dans "120 battements par minute".

    Dans "Sauvage", le premier film de Camille Vidal-Naquet, il campe Léo, jeune égaré épris de liberté, mais taraudé par une quête éperdue d'amour.

    La Quinzaine des réalisateurs

    Les réalisateurs Gaspar Noé ("Climax") et Pierre Salvadori ("En liberté") ont été récompensés jeudi soir à la Quinzaine des Réalisateurs.

    Six films français figuraient sur les 20 programmés au cours de cette édition, la dernière du sélectionneur Edouard Waintrop. Il sera remplacé l'an prochain par l'Italien Paolo Moretti, un ancien de la Mostra de Venise.

    Pour son 50e anniversaire, la Quinzaine des réalisateurs a décerné l'Art Cinéma Award à "Climax" du sulfureux Gaspar Noé.

    Aux antipodes, le réalisateur Pierre Salvadori a reçu le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour "En liberté!", avec les acteurs Adèle Haenel et Pio Marmaï.

    Une comédie sur une inspectrice de police qui découvre à la mort de son mari, policier, qu'il était corrompu et va tenter de réparer les torts qu'il a commis.

  • Coloration politique à Cannes

    Croisement de combats

    L'interview d'Isabelle Gattiker, directrice du FIFDH

    Le Festival de Cannes a ouvert mardi sur une coloration politique: les réalisateurs iranien Jafar Panahi et russe Kirill Sebrenikov, dont les films sont retenus dans la sélection, sont assignés à résidence dans leur pays et ne seront donc pas présents sur la Croisette. Quant au film "Rafiki" de Wanuri Kahiu, il est censuré au Kenya, le pays de sa réalisatrice, parce qu'il raconte un coup de foudre entre deux femmes.

    >> A lire: Isabelle Gattiker: "Le monde devient plus dur envers les cinéastes"

    La directrice du FIFDH Isabelle Gattiker évoque les tensions entre politique et cinéma à Cannes (vidéo)
    La Matinale - Publié le 08 mai 2018

    "Ce n'est pas Cannes qui devient plus politisé, mais le monde qui devient plus dur envers les cinéastes", analyse Isabelle Gattiker, directrice du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) à Genève, invitée de La Matinale de la RTS. Un phénomène qu'elle voit comme un signe "intéressant" et "terrifiant".

    >> Lire aussi: Invité à Cannes, le réalisateur Kirill Serebrennikov reste assigné à résidence

    Le tapis rouge comme étendard politique

    Ceux qui foulent le tapis rouge le savent: tous les objectifs sont braqués sur eux. Alors certains en profitent pour faire passer des messages politiques. Après une journée sanglante dans la bande de Gaza, l'actrice franco-libanaise Manal Issa, en compétition dans la section "Un certain regard", foule mercredi le tapis rouge.

    En attendant le casting de Disney, le photocall met à l'honneur les autres acteurs invités à monter les marches. Parmi eux, la jeune actrice qui, sous le feu des photographes, sort de son sac un morceau de papier. En rouge un message griffonné en majuscules: "Stop the attack on Gaza!".

    >> A lire: Le tapis rouge comme étendard politique à Cannes

  • Lars von Trier et Spike Lee signent leur retour à Cannes

    "The House that Jack Built", hors compétition et "BlacKKKlansman", un polar aux allures de pamphlet

    Le cinéaste danois Lars Von Trier a fait son retour au Festival de Cannes lundi, sept ans après en avoir été banni. Il y a présenté hors compétition son nouveau film, "The House that Jack Built", avec Matt Dillon dans la peau d’un tueur en série.

    Lars von Trier.
    Jean-Paul Pelissier - Reuters
    Le 12h30 - Publié le 15 mai 2018

    Certains sont sortis sérieusement secoués, voire choqués, par un film qui prend un malin plaisir à affirmer son sadisme et son cynisme. Même si l’art de la provocation tourne ici plutôt à la farce tordue. Cette comédie sanglante est construite en cinq chapitres, qui reviennent sur cinq meurtres perpétrés par le antihéros de cette histoire.

    Le propos du film est limpide. Montrer le meurtre comme une forme d’art dégénérée et sublime. En guise de démonstration, Lars Von Trier fait appel à Glenn Gould, à la grande peinture classique, aux figures de monstres modernes, Hitler, Mussolini, Staline. Et plonge jusqu’au dernier cercle de l’enfer pour une œuvre qui adopte des airs de manifeste artistique.

    On devine sans peine derrière ce tueur artiste, misanthrope, misogyne, et sociopathe, le portrait d’un cinéaste qui s’amuse à jouer avec les attentes des spectateurs. Quitte à sombrer dans le grotesque grandiloquent.

    >> Un cinéaste qui ne laisse pas indifférent. Les précisions du 19h30:

    Festival de Cannes: le retour de Lars Von Trier après sept ans d'absence
    19h30 - Publié le 15 mai 2018

    >> Les précisions de Claire Burgy à Cannes:

    Von Trier de retour à Cannes: l'éclairage de Claire Burgy
    19h30 - Publié le 15 mai 2018

    Spike Lee revient lui aussi au festival de Cannes

    Vingt-sept ans après, Spike Lee a fait son retour lundi soir sur la Croisette avec "BlacKKKlansman", un polar aux allures de pamphlet contre le racisme, l'extrême droite et le président Donald Trump, contre qui il s'est livré à une attaque en règle en conférence de presse.

    Basé sur l'histoire réelle d'un policier afro-américain qui a infiltré le Ku Klux Klan, le film de Spike Lee, absent du festival de Cannes depuis "Jungle Fever" en 1991, alterne pendant deux heures entre polar classique et film politique, terminant sur la dénonciation des événements de Charlottesville, cette ville de Virginie secouée par des violences de groupuscules d'extrême droite le 12 août 2017.

  • La Suisse à Cannes

    "Chris the Swiss" à la Semaine de la critique

    Premier film de la cinéaste suisse Anja Kofmel, "Chris The Swiss" se met au service d’une histoire qui se présente comme une enquête policière.

    Image du film "Chris the Swiss" d'Anja Kofmel.
    Image du film "Chris the Swiss" d'Anja Kofmel. [Dschointventschr]

    Nous sommes en janvier 1992. En plein conflit yougoslave, Chris, jeune journaliste suisse, est retrouvé assassiné dans de mystérieuses circonstances, vêtu de l’uniforme d’une milice étrangère. La famille demande le rapatriement du corps ainsi que ses effets personnels.

    >> A lire: Anja Kofmel s'offre la Semaine de la critique avec "Chris the Swiss"

    Le meurtre de Chris a profondément marqué l'enfance d'Anja qui n'avait que dix ans. Devenue adulte, elle décide d'enquêter pour découvrir et comprendre ce qui s’est passé.

    >> A voir aussi: avec "Couteau dans le coeur", des Romands en compétition

    Festival de Cannes: avec un "Couteau dans le cœur", des Romands en compétition
    19h30 - Publié vendredi à 19:30

  • Jean-Luc Godard est à Cannes avec "Le Livre d'image"

    "Mon film est à Cannes pour l’oseille"

    Le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard a fait samedi matin une intervention via la messagerie vidéo Face Time depuis son domicile de Rolle (VD), au lendemain de la projection de son film "Le livre d'image", en compétition offcielle.

    >> A voir aussi:

    "Le Livre d'image", le dernier opus de Jean-Luc Godard fait le buzz à Cannes où le film est en compétition officielle
    19h30 - Publié le 13 mai 2018

    Au sujet de son essai, "JLG" dit notamment: "Si le film a accepté la gentille invitation de Thierry Frémaux de venir à Cannes, c’était surtout dans un but publicitaire. Pour que cette petite association puisse trouver ce que j’appelle des noisettes ou qu’on appelait autrefois de l’oseille pour terminer le film."

    >> Ecouter le compte rendu de Raphaële Bouchet dans le 12h30:

    Godard lors du 57e Festival de Cannes où il présentait "Notre Musique"
    BORIS HORVAT - AFP
    Le 12h30 - Publié le 12 mai 2018

    >> Voir aussi le sujet du 12h45:

    Festival de Cannes: la projection du film de Godard s?est faite sans le principal int?ress?
    19h30 - Publié le 12 mai 2018

    Alain Berset: ses impressions sur "Le Livre d'image"

    "Non, je ne me suis pas assoupi, pourquoi?" s'amuse-t-il au micro de l'émission Forum.

    >> Ecouter l'interview du président de la Confédération Alain Berset:

    Le président de la Confédération Alain Berset, avec son épouse Mureil Zeender, au Festival de Cannes le 11 mai 2018.
    Ian Langsdon - EPA/Keystone
    Forum - Publié le 11 mai 2018

  • La Quinzaine des réalisateurs s'est-elle embourgeoisée?

    L'interview d'Edouard Waintrop, le délégué général

    La Quinzaine des réalisateurs fête sa 50e édition à Cannes. Née des évènements de Mai 68, elle a été fondée par la Société des réalisateurs de films comme un contre-festival.

    >> Ecouter les explications d'Edouard Waintrop dans l'émission Forum:

    Edouard Waintrop, délégué général de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.
    - quinzaine-realisateurs.com
    Forum - Publié le 10 mai 2018

  • Une pensée pour les réalisateurs iraniens

    Les rapports Cannes-Iran

    Le festival cannois a un faible pour les réalisateurs iraniens, souvent malmenés dans leur pays dans la pratique de leur art, voire assignés à résidence.

    Alors qu'Ashgar Farhadi est à l'honneur cette année avec "Everybody knows" projeté en ouverture du festival (voir par ailleurs), Mohammad Rasoulof ou Jafar Panahi, notamment, sont dans les esprits, bien qu'absents physiquement.

    >> Voir le sujet du 19h30:

    Festival de Cannes: soutien aux réalisateurs iraniens
    19h30 - Publié le 10 mai 2018

  • Premier film kényan à Cannes

    "Rafiki", censuré dans son pays

    Sélectionné dans la catégorie "Un certain regard", le long métrage kényan "Rafiki" a été projeté mercredi au Festival de Cannes. Les autorités du Kenya, qui n'avaient pourtant jamais été représentées à Cannes, ont censuré le film, l'accusant de promouvoir la cause lesbienne.

    >> A écouter: le reportage de notre correspondante à Nairobi, Charlotte Simonart

    Wanuri Kahiu, la réalisatrice de "Rafiki", film kényan présenté à Cannes.
    Ben Curtis - AP/Keystone
    Le 12h30 - Publié le 09 mai 2018

  • Cannes Classics fait briller les films de patrimoine

    Des classiques restaurés

    A côté de la compétition officielle et des sections parallèles, Cannes Classics a pour vocation de proposer chaque année des classiques du cinéma restaurés. Créé en 2004 par Thierry Frémeaux, délégué général du festival, le programme est dirigé par Gérald Duchaussoy.

    >> A écouter: la chronique de "Vertigo" sur Cannes Classics

    Une image du film "River Runs Through It" de Robert Redford, 1992.
    Archives du 7eme Art - AFP
    Vertigo - Publié le 09 mai 2018
     

  • L'ouverture de Cannes

    Asghar Farhadi avec "Everybody Knows"

    Le festival de Cannes reste un rendez-vous mondial du cinéma pour les 14 jours qui viennent, mais il a fait des choix très nets qui le coupent d'une partie de cette industrie, par exemple les séries.

    >> A voir: le reportage de Claire Burgy à Cannes

    Festival de Cannes: derrière les paillettes, les problèmes de ce monde
    19h30 - Publié le 08 mai 2018

    Ouverture du Festival de Cannes: les observations de Claire Burgy
    19h30 - Publié le 08 mai 2018

    Le film d'ouverture

    C'est le film "Everybody Knows", de l’Iranien Asghar Farhadi qui a été projeté en ouverture. Il s'agit du deuxième film que le réalisateur a tourné hors de son pays.

    L’histoire se déroule dans un petit village de Castille, avec deux stars du cinéma espagnol: Penelope Cruz et Javier Bardem.

    >> A écouter: la critique de Raphaële Bouchet dans La Matinale

    Asghar Farhadi, entouré de Penelope Cruz et Javier Bardem, pour la projection d'"Everybody Knows" à Cannes.
    Boesl - DPA/AFP
    La Matinale - Publié le 09 mai 2018

    >> A écouter aussi le sujet de Raphaële Bouchet dans Vertigo:

    L'acteur espagnol Javier Bardem semble expliquer les règles à son épouse, Penelope Cruz. De nombreuses stars ont assisté à la rencontre: Cameron Diaz, Sylvester Stallone ou encore Kanye West.
    PAUL BUCK - Keystone
    Vertigo - Publié le 11 mai 2018

  • La sélection

    Fort renouvellement générationnel

    La première chose qui frappe, dans cette sélection, c’est le sang neuf. On a souvent reproché à Thierry Frémaux, directeur général de Cannes, une tendance à inviter toujours les mêmes cinéastes. Conscient de cette faiblesse, il avait promis "un fort renouvellement générationnel". Il n'a pas menti. La compétition accueille cette année dix nouveaux-venus.

    >> A écouter dans La Matinale:

    Le Palais des festivals à Cannes, quelques heures avant le début du 71e festival de cinéma.
    Sébastien Nogier - Keystone
    La Matinale - Publié le 08 mai 2018

    Des revenants

    Il faut relever par ailleurs, le retour de cinéastes oubliés, ou mis au banc, de Cannes. Comme Spike Lee, autrefois en compétition avec "Jungle Fever" et "Do the right thing", ou Lars von Trier, banni de la Croisette après des propos polémiques sur Hitler lors d’une conférence de presse en 2011. Le Danois revient hors compétition avec un film de deux heures trente focalisé sur un tueur en série.

    >> A lire: Sang neuf et retour des bannis pour le 71e Festival de Cannes

    La montée des marches

    Penélope Cruz en star de la montée des marches, avant le coup d'envoi donné par Martin Scorsese et la présidente du jury Cate Blanchett.

    Le Festival de Cannes a déroulé mardi soir le tapis rouge aux femmes pour sa première édition après le scandale Weinstein.

    Penélope Cruz en star de la montée des marches avant le coup d'envoi du Festival de Cannes
    L'actu en vidéo - Publié le 08 mai 2018
     

  • Le jury 2018

    Cate Blanchett présidente

    Les actrices américaine Kristen Stewart et française Léa Seydoux, ainsi que la scénariste américaine Ava DuVernay et la chanteuse burundaise Khadja Nin entoureront Cate Blanchett dans le jury.

    La scénariste Ava DuVernay, l'actrice australienne Cate Blanchett et la chanteuse burundaise Khadja Nin, membres du jury 2018, le 7 mai à Cannes.
    La scénariste Ava DuVernay, l'actrice australienne Cate Blanchett et la chanteuse burundaise Khadja Nin, membres du jury 2018, le 7 mai à Cannes. [Alberto Pizzoli - AFP]

    L'acteur taïwanais Chang Chen et trois réalisateurs, le Canadien Denis Villeneuve, le Français Robert Guédiguian et le Russe Andreï Zviaguintsev, complètent le jury du grand rendez-vous du cinéma qui s'ouvre le 8 mai.

    >> A lire aussi: Un jury très féminin pour le prochain Festival de Cannes

    Jury majoritairement féminin au Festival de Cannes: les explications de Julie Evard
    12h45 - Publié le 08 mai 2018

  • Dans les coulisses du Festival

    Des changements

    Fin des selfies sur le tapis rouge

    Thierry Frémaux, délégué général du festival, explique dans une interview au magazine professionnel "Le film français" que "les selfies seront interdits pour les spectateurs sur le tapis rouge", invoquant "le désordre intempestif créé" lors de la montée des marches.

    >> A lire aussi: A Cannes, les selfies seront interdits pour les spectateurs sur le tapis rouge

    Autre décision: la presse découvrira cette année les films en sélection officielle en même temps que la première mondiale en début de soirée, et non plus en amont, afin de "redonner toute leur attractivité et tout leur éclat aux soirées de gala". Ainsi, "le suspense sera total", estime Thierry Frémaux.

    >> A écouter: Des nouveautés pour la 71e édition du Festival de Cannes

    Les selfies pris par les visiteurs lors de la montée de marches des acteurs ne sont plus autorisés cette année.
    Photo by Vianney Le Caer/Invision/AP - keystone
    La Matinale - Publié le 08 mai 2018

    Pas de Netflix à Cannes en 2018

    "Nous voulons être sur un plan d'égalité avec les autres cinéastes", a relevé le directeur des contenus de Netflix, Ted Sarandos, dans un entretien au magazine spécialisé dans l'industrie audiovisuelle Variety.

    >> A lire aussi: Netflix ne présentera pas ses films au Festival de Cannes cette année

    Il estime par ailleurs que projeter des films hors compétition ferait courir aux films et aux cinéastes produits par Netflix le risque de subir un "manque de respect (...) Je ne pense pas que ce serait bien pour nous d'y aller."

  • La Quinzaine des Réalisateurs

    Une programmation audacieuse

    Sur les quelques 1600 films visionnés, six français ont été sélectionnés dont l'énigmatique "Climax" de Gaspar Noé, réalisateur d"Irréversible" et de "Love", deux films interdits au moins de 18 ans pour leur violence et leur sexe explicite. Aucune information n'a filtré sur ce film.

    Isabelle Adjani, actrice dans "Le Monde est à toi" de Romain Gavras
    Isabelle Adjani, actrice dans "Le Monde est à toi" de Romain Gavras [MARTIN BUREAU - AFP PHOTO]

    >> A lire aussi: Isabelle Adjani et Gaspar Noé à la Quinzaine des Réalisateurs

  • Retour sur la 70e édition du festival

    Le palmarès

    Le jury de la 70e édition emmené par Pedro Almodovar a décerné sa Palme d’or 2017 à "The Square", du Suédois Ruben Ostlund.

    Le Grand Prix est revenu au très acclamé "120 Battements par minutes" de Robin Campillo.

    Les prix d’interprétation masculine et féminine ont quant à eux été remportés par l’Américain Joaquin Phoenix et l’Allemande Diane Kruger.

    >> A lire: le dossier spécial consacré à la 70e édition du Festival

    Retour sur l'édition 2017 du Festival de Cannes