Modifié le 09 mai 2018 à 00:00

Sang neuf et retour des bannis pour le 71e Festival de Cannes

Penélope Cruz en star de la montée des marches avant le coup d'envoi du Festival de Cannes
Penélope Cruz en star de la montée des marches avant le coup d'envoi du Festival de Cannes L'actu en vidéo / 1 min. / le 08 mai 2018
Le 71e Festival de Cannes s'ouvre ce mardi soir avec "Everybody knows" d'Asghar Farhadi, avec Penélope Cruz et Javier Bardem. Avec son jury, la présidente Cate Blanchett devra choisir parmi 21 films la Palme d'or 2018

La première chose qui frappe, dans cette sélection, c’est le sang neuf. On a souvent reproché à Thierry Frémeaux, directeur général de Cannes, une tendance à inviter toujours les mêmes cinéastes.

Conscient de cette faiblesse, il avait promis "un fort renouvellement générationnel". Il n'a pas menti. La compétition accueille cette année dix nouveaux-venus.

Des revenants

Il faut relever par ailleurs le retour de cinéastes oubliés, ou mis au banc, de Cannes. Comme Spike Lee, autrefois en compétition avec "Jungle Fever" et "Do the right thing", ou Lars von Trier, banni de la Croisette après des propos polémiques sur Hitler lors d’une conférence de presse en 2011. Le Danois revient hors compétition avec un film de deux heures trente focalisé sur un tueur en série.

Quelques Suisses

En compétition, la présence suisse est faible avec quatre films soutenus par la SSR sur la Croisette. Il ne s’agit que de coproductions. Majoritaire pour le nouveau Jean-Luc Godard, "Le livre d’image", minoritaire pour "Lazzaro Felice" de l'Italienne Alice Rorhwacher, et encore plus minoritaire dans le cas des "Filles du soleil" de la Française Eva Husson, financé en partie par un producteur genevois.

C’est du côté de la Semaine de la critique, section parallèle, qu’il faut se tourner pour dénicher des productions 100% suisses, comme un court-métrage et un film d’animation très justement intitulé "Chris the Swiss".

Plus de femmes

Avec Cate Blanchett à la tête d'un jury majoritairement féminin, cette 71e édition offrira-t-elle une Palme d'or à une femme? Le jury paraît favorable à cette hypothèse et l’époque s'y prête particulièrement bien.

Reste que le choix ne sera pas pléthorique. Avec à peine trois réalisatrices parmi les 21 films en compétition, il n’est pas certain que Jane Campion, unique détentrice d’une Palme - ex aequo qui plus est - avec sa "Leçon de piano" en 1993, se retrouve moins seule.

Rafaël Wolf/Marie-Claude Martin

Publié le 08 mai 2018 à 11:21 - Modifié le 09 mai 2018 à 00:00