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Festival de Berlin

Publié le 26 février 2018 à 08:14 - Modifié le 27 février 2018 à 17:53

L'Ours d'Or pour le film "Touch me not" de la cinéaste roumaine Adina Pintilie

>> Le festival de cinéma de Berlin a débuté le 15 février dernier et s'est achevé dimanche 25 février. Après délibération du Jury international, l'Ours d'or a été remis à Adina Pintillie pour "Touch me not".

>> Le film "Fortuna" du Romand Germinal Roaux a reçu L'Ours de Cristal pour le meilleur film et le Grand prix du jury international de Generation 14plus pour le meilleur film.

>> L'Ours d'argent et le Grand Prix du jury a été décerné à la polonaise Malgorzata Szumowska pour le film "Twarz". 

>> Wes Anderson reçoit, quant à lui, l'Ours d'argent du meilleur réalisateur pour "L'ile aux chiens", film d'ouverture de la 68e Berlinale.

>> Pendant 11 jours, quelque 400 films ont été diffusés dans le cadre du premier grand festival de cinéma de l'année en Europe, avant Cannes et Venise.

  • Le film roumain "Touch me not" remporte l'Ours d'or à la Berlinale

    Le palmarès

    La Berlinale a surpris samedi soir en décernant son Ours d'or à "Touch me not" de la réalisatrice roumaine Adina Pintilie, une exploration à mi-chemin entre fiction et documentaire sur l'intimité et la sexualité.

    >> A lire: Le film roumain "Touch me not" remporte l'Ours d'or à la Berlinale

    Le jury a également récompensé une autre femme, la Polonaise Malgorzata Szumowska, qui a reçu le Grand prix du jury pour son film "Twarz" sur un jeune homme défiguré après un grave accident.

    Avec son film d'animation "L'île aux chiens", Wes Anderson s'est vu décerner l'Ours du meilleur réalisateur.

    Le jeune Anthony Bajon a été sacré meilleur acteur pour "La prière" du Français Cédric Kahn, sur d'anciens toxicomanes.

  • Le film "Fortuna" du Romand Germinal Roaux primé deux fois à la Berlinale

    Présence suisse à la Berlinale

    "Fait rare, le film obtient les deux principaux prix de cette section", indique Vega Production dans un communiqué.

    >> A écouter:

    Le réalisateur Germinal Roaux accompagné de Bruno Ganz et Kidist Siyum.
    Raphaele Bouchet - RTS
    Vertigo - Publié le 19 février 2018

    L'Ours de Cristal a été attribué à ce long-métrage co-produit par la RTS pour ses "images fortes" et "une histoire à la fois contemporaine et intemporelle". Le jury souligne aussi "la délicatesse de la représentation des personnages principaux".

    >> A lire: Le film "Fortuna" du Romand Germinal Roaux primé deux fois à la Berlinale

  • "Utøya 22 juillet" nommé pour les Ours d'or

    Le film dévoile "un coupable sans visage ni nom"

    Le 22 juillet 2011, l'extrémiste de droite Anders Breivik assassinait de sang-froid 69 personnes à Oslo et sur l'île d'Utøya. Dans son film "Utøya 22 juillet", le Norvégien Erik Poppe ne dévoile de l'auteur du massacre qu'une silhouette. Le réalisateur a filmé les événements en temps réel en se concentrant sur les jeunes victimes du massacre.

    Présenté pour la première fois au Festival international du film de Berlin, le film est nommé pour les Ours d'or. Il sortira le 9 mars en Norvège. Personne ne sait encore s'il sortira en Suisse ni à quelle date.

    >> A lire: Le film "Utøya 22 juillet" dévoile "un coupable sans visage ni nom"

  • "Prénom: Mathieu" et "Journal de la tête"

    Deux téléfilms de la collection Ondes de choc

    Lundi soir "Prénom: Mathieu", de Lionel Baier, et "Journal de ma tête", d'Ursula Meier, étaient présentés dans la section Panorama de la 68e Berlinale.

    L'occasion pour Ursula Meier de retrouver l'actrice Fanny Ardant et de discuter avec elle de la direction d'acteurs.

    >> A écouter: l'interview d'Ursula Meier et Fanny Ardant

    La Berlinale.
    Raphaele Bouchet - RTS
    Vertigo - Publié le 20 février 2018

    >> A lire: le dossier RTSFiction consacré au film de Lionel Baier, "Prénom: Mathieu"

    "Prénom: Mathieu" et "Journal de ma tête"  font partie d "Ondes de choc", une série de quatre téléfilms inspirés par des faits divers survenus en Suisse: un parricide ("Journal de ma tête" d'Ursula Meier), une course-poursuite fatale de l'A1 ("La Vallée" de Jean-Stéphane Bron), le drame du Temple solaire ("Sirius" de Frédéric Mermoud) et la vie brisée de l'une des victimes du sadique de Romont ("Prénom: Mathieu" de Lionel Baier).

    >> A voir: Les faits divers ont inspiré la collection "Ondes de choc"

    Les faits divers ont inspiré la collection "Ondes de choc"
    19h30 - Publié le 21 février 2018

    >> A lire:le dossier de RTSFiction sur la collection "Ondes de choc"

  • "Mon frère s’appelle Robert et c’est un idiot"

    En compétition

    Le film "Mon frère s’appelle Robert et c’est un idiot" du cinéaste allemand Philip Gröning, montre l’entrelacement du désir entre un frère et une sœur avec d’interminables discussions philosophiques. Un film dérangeant sur la radicalité de la jeunesse.

    Aucun film ne peut être plus allemand que cette très longue réalisation de 174 minutes de philosophie, d’éveil au printemps, avec des conséquences mortelles. Il n’y a ici aucune pensée innocente, pas plus qu’il n’y a de jeu innocent.

    >> A lire: Le très long film de Philip Gröning avec du sexe et de la violence

    Tout commence dans un esprit estival de légèreté, dans la prairie, devant le champ de maïs, près de la station-service. Robert et sa sœur jumelle Elena sont allongés dans l’herbe, il doit l’aider à préparer son épreuve de philosophie au bac, qui a lieu le lundi.

    Tout dans ce film est parfaitement réfléchi, rien n’est immature. C’est un film très adulte sur de jeunes gens et leur jeune radicalité qui est davantage motivée par la théorie et les sentiments que par l’expérience.

  • "Fortuna" en avant-première

    Un film de Germinal Roaux

    Le film romand "Fortuna" a été présenté dimanche 18 février en avant-première mondiale à la Berlinale en présence de son auteur Germinal Roaux, de l'acteur Bruno Ganz et de la productrice Ruth Waldburger.

    >> A écouter: Germinal Roaux en interview

    Fortuna, un film de Germinal Roaux.
    VEGA Production / Need Productions - RTS
    RTSculture - Publié le 19 février 2018

    En lice à Berlin pour un Ours de cristal dans la catégorie "Generation", "Fortuna", filmé en noir et blanc, raconte l'histoire d'une jeune adolescente éthiopienne de 13 ans. Elle a traversé la Méditerranée et est accueillie avec d’autres migrants au Monastère du Simplon pour passer l’hiver.

    >> A lire aussi: Le film romand "Fortuna" présenté en avant-première à la Berlinale

    Elle y rencontre Kabir, 28 ans, dont elle tombe rapidement éperdument amoureuse. Leur relation se construit à l'abri des regards jusqu'au jour où Kabir disparaît. Au Monastère, les Frères de la communauté vont tenter de guider Fortuna dans les choix difficiles qui se posent à elle.

    >> A écouter: "Le cinéma suisse sera bien représenté" dans le 12h30

    La Berlinale 2018 débute en Allemagne.
    Axel Schmidt - Reuters
    Le 12h30 - Publié le 15 février 2018

    >>Lire notre dossier sur le film: "Fortuna", de Germinal Roaux

    >> A écouter: "Les Suisses à Berlin: échos de la 68e Berlinale" dans "Nectar"

    La Berlinale.
    Raphaele Bouchet - RTS
    Nectar - Publié le 20 février 2018

  • Les films en compétition

    "Eva" de Benoît Jacquot

    Présenté le samedi 17 février, "Eva" fait partie des 19 films en compétition pour l'Ours d'or. Isabelle Huppert donne la réplique à Gaspard Ulliel. Elle incarne une mystérieuse prostituée de luxe et lui, un écrivain au passé trouble.

    Désir et imposture sont au coeur de ce thriller épuré qui se déroule au bord du lac d'Annecy.

    >> A écouter l'interview d'Isabelle Huppert:

    L'actrice Isabelle Huppert à la projection du film "Eva" à la 68ème édition de la Berlinale à Berlin, le 17 février 2018.
    Markus Schreiber - AP Photo/Keystone
    Le 12h30 - Publié le 18 février 2018

  • Le film d'ouverture

    "L'île aux chiens" de Wes Anderson

    Le cinéaste Wes Anderson et son long-métrage d'animation "L'île aux chiens" ont marqué la Berlinale, premier grand festival de cinéma en Europe organisé depuis les accusations d'abus sexuels contre Harvey Weinstein et l'émergence du mouvement #MeToo.

    Wes Anderson ouvre la 68e Berlinale, marquée par l'onde de choc #MeToo

    Alors que le milieu du 7e art est secoué depuis des mois par ces révélations, la Berlinale va tenter de trouver un juste équilibre entre glamour et réflexions sur l'avenir.

    >> A lire aussi: Le festival de Berlin placé sous le signe de #MeToo

  • Le jury

    Un jury présidé par le réalisateur et compositeur Tom Tykwer

    Le jury du festival, qui remettra les prix le 24 février, est présidé cette année par le réalisateur et compositeur allemand Tom Tykwer ("Cloud Atlas", "Lola Rennt").

    Les membres du jury de la 68e édition de la Berlinale, avec Cecile de France, Chema Prado,Stephanie Zacharek, le président du jury Tom Tykwer, Ryuichi Sakamoto et Adele Romanski.
    Les membres du jury de la 68e édition de la Berlinale, avec Cecile de France, Chema Prado,Stephanie Zacharek, le président du jury Tom Tykwer, Ryuichi Sakamoto et Adele Romanski. [Stefanie Loos - AFP]

    On y retrouve aussi l'actrice belge Cécile de France, la productrice Adele Romanski, la critique du magazine Time Stephanie Zacharek, le compositeur japonais Ryuichi Sakamoto et l'Espagnol Chema Prado.