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"Paris est une fête", un projet cinéma qui sort des schémas classiques

Noémie Schmidt dans Paris est une fête. [Paris est une fête - DR]
"Paris est une fête", le film qui bouscule tous les codes du cinéma français / Le 12h30 / 1 min. / le 13 février 2018
Réaliser un film presque sans budget, sans matériel pro et sans scénario, en se laissant porter par les événements qui se sont déroulés à Paris entre 2014 et 2017, c'est le pari plutôt fou que s'est lancé une bande d'amis.

Un jour, un groupe de copains passionnés de cinéma, décide de réaliser un long-métrage autrement, de manière instinctive. Le résultat est impressionnant: trois ans et demi de tournage, 4'000 euros de budget et un scénario écrit au fur et à mesure. Dans une vidéo postée sur Facebook qui a déjà été visionnée plus de 2 millions de fois, l'actrice suisse Noémie Schmidt qui joue le rôle principal explique: "L'idée, c'était de faire un film sur notre époque. De parler de notre génération sans attendre la permission de personne".

>> A voir: la présentation du projet par l'actrice Noémie Schmidt

Un état d'urgence permanent

L'équipe filme à Paris entre 2014 et 2017, période où la capitale française est sous tension. Pour cette bande de potes, le besoin de raconter ce qui se passait s'est imposé comme une évidence avec cette question centrale: "Peut-on encore croire en l'avenir alors que la peur nous détermine?"

Le tournage se fait au coup par coup, selon les disponibilités de chacun. Mais surtout en fonction des événements qui marquent la capitale, comme la fête de la musique, les défilés de CRS ou les rassemblements de "Nuit Debout". La réalité est complètement intégrée au film. Il en résulte un curieux jeu de miroir entre l'héroïne du film et l'ambiance de la capitale. Un état d'urgence permanent. 

Participation financière des internautes

L'heure est maintenant à la finalisation du montage. Et là, l'équipe compte sur la générosité des internautes pour financer le travail, avec la bande-son et les effets spéciaux. Puis, viendra l'heure de partir à la conquête des festivals internationaux et pourquoi pas des salles de cinéma.

sc/aq

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