Modifié le 29 janvier 2018

Le Festival du film de Sundance sacre "The Miseducation of Cameron Post"

Les acteurs du film "The Miseducation of Cameron Post", Forrest Goodluck, Chloë Grace Moretz et Sasha Lane.
Les acteurs du film "The Miseducation of Cameron Post", Forrest Goodluck, Chloë Grace Moretz et Sasha Lane. [Danny Moloshok - Keystone]
Le premier prix du prestigieux festival de cinéma de Sundance, créé par l'acteur et réalisateur Robert Redford, est revenu au film "The Miseducation of Cameron Post" samedi soir. Un documentaire suisse a aussi été primé.

"The Miseducation of Cameron Post" évoque les programmes controversés de conversion sexuelle pour les gays, un sujet d'actualité aux Etats-Unis.

L'histoire porte sur une adolescente, forcée de subir une thérapie de conversion, après avoir été surprise en train d'avoir une relation sexuelle avec la "reine de la promotion" de son lycée au milieu des années 1990.

Dénoncer l'illégalité

L'actrice Chloë Grace Moretz, qui joue dans le film, a tenu à dédier ce prix aux LGBTIQ qui ont survécu à une thérapie de conversion sexuelle. Elle a précisé que le long métrage vise à mettre en lumière l'illégalité de cette pratique qui a lieu dans neufs États des États-Unis.

Le documentaire suisse "Genesis 2.0", de Christian Frei, a pour sa part reçu un prix spécial du jury pour sa photographie.

Le Festival du film de Sundance, qui se tient chaque année, est le principal festival américain de cinéma indépendant et l'un des plus importants du monde.

ats/nk

Publié le 28 janvier 2018 - Modifié le 29 janvier 2018

Plusieurs films liés au djihadisme récompensés

Dans la catégorie des documentaires américains, le Grand prix du jury a récompensé "Kailash" qui conte la croisade d'un homme contre l'esclavage des enfants.

Le prix de la meilleure réalisation est revenue à Alexandria Bombach pour "On Her Shoulders", le portrait d'une jeune Yézidie qui survit à l'esclavage sexuel infligé par des djihadistes.

Le film turc "Butterflies" a pour sa part remporté le grand prix du jury pour la fiction étrangère et "Of Fathers and Sons", une étude sur la radicalisation djihadiste du cinéaste syrien Talal Derki, s'est vu attribuer le grand prix du jury du documentaire étranger.

Enfin, "Burden" a remporté le prix du public pour la fiction américaine et "The Sentence" a été primé dans la catégorie documentaires américains.