Modifié le 02 mai 2017 à 15:29

Sortie de "Django", un film qui retrace un pan de la vie de Django Reinhardt

L'affiche du film "Django" d'Étienne Comar.
L'affiche du film "Django" d'Étienne Comar. [Fidélité Productions]
"Django" retrace une partie de la vie du guitariste de jazz Django Reinhardt. Il s'agit du premier long métrage d'Etienne Comar. Le film sort sur les écrans romands mercredi.

En 1943, sous l'Occupation, Django Reinhardt, le plus célèbre guitariste de jazz de l'époque, incarné par l'acteur Reda Kateb, est au sommet de son art. Lorsque la propagande allemande veut l'envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s'évader pour se rendre en Suisse. Mais l'évasion est plus compliquée que prévue, Django et ses proches se retrouvent plongés dans la guerre.

>> La bande-annonce du film:

Un an pour devenir Django Reinhardt

Reda Kateb était l'invité de Vertigo lundi. À la lecture du scénario, l'acteur a senti qu'il devait jouer ce personnage, un rôle qui lui a demandé un an de préparation pour jouer de la guitare comme Django Reinhardt. Un an avec un coach pour pouvoir imiter sa technique spéciale développée après une grave brûlure à la main due à l'incendie de sa roulotte. Un incident qui a marqué un tournant dans sa vie musicale, marquant le début de sa carrière de guitariste de jazz manouche.

Le musicien reste un mystère aux yeux de Reda Kateb, qui souligne qu'il y a peu d'archives de lui, soulignant le côté paradoxal de l'homme qui cherchait la lumière et qui en même temps aimait qu'on le laisse tranquille.

Pour interpréter le personnage de Django Reinhardt, Reda Kateb s'est accroché à sa guitare. Il a cherché à rencontrer le jazzman à travers sa musique, en l'écoutant beaucoup, en lisant des biographies, des papiers sur les tsiganes, sur les artistes à Paris pendant l'Occupation. Il est allé voir des concerts, il a rencontré des gens qui avaient connu des gens qui avaient connu Django. "J'ai cherché mon Django", résume-t-il. "Tout le monde a un peu son Django." (...) C'est le propre des grands mythes, c'est de nous donner à chacun l'impression qu'on l'a connu."

>> Un extrait de l'interview de Reda Kateb dans l'émission "Vertigo":

Capture d'écran vidéo de Reda Kateb dans Vertigo.
Vertigo - Publié le 02 mai 2017

hof

Publié le 26 avril 2017 à 16:12 - Modifié le 02 mai 2017 à 15:29

À écouter aussi, la chronique de Rafael Wolf sur La Première: