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Le festival des très courts métrages propose une 23e édition hybride

Affiche de la 23ème édition du Très Court Festival.  [Ellen Kooi - Très court festival]
La chronique culturelle (vidéo) - Le Très court International Film Festival / La Matinale / 2 min. / le 11 juin 2021
Le Très Court International Film Festival, qui se tient dans 62 villes simultanément à travers le monde jusqu'à dimanche, propose le meilleur de la production mondiale de quatre minutes et moins, en ligne et dans les salles de cinéma.

La 23e édition du Très Court International Film Festival se déroule cette année dans quatorze pays simultanément (Canada, Roumanie, Colombie, Panama, etc) mais pas en Suisse et, crise sanitaire oblige, les organisateurs font découvrir la programmation entre petits et grands écrans. Pour visionner de chez soi sans se déplacer, il suffit de consulter la page des villes de visionnage en France ou ailleurs dans le monde, choisir sa ville et découvrir le programme gratuitement.

Au total 144 films, trois compétitions et quatre sélections thématiques: une sélection française, une autre destinée à un public jeune, et la moins politiquement correcte, la sélection "Ils ont osé" pour celles et ceux qui aiment  le "trash & glam", l'incongru, le gore et le débridé. La grande nouveauté de cette année est la sélection documentaire qui contient vingt-deux films. Pour Anne-Sophie Jacques, coordinatrice du Très Court International Film Festival, les documentaires très courts sont extrêmement rares. "Un film de moins de quatre minutes est déjà très surprenant. Lorsqu’il s’agit d’un documentaire, c’est encore plus insolite", commente-t-elle.

Nous vous proposons de découvrir trois films, trois pépites trouvées dans le si divers programme de cette année qui font la part belle aux films d'animations, mais aussi aux clips musicaux, documentaires ou à la fiction.

"Je suis la fois de trop" de Diane Prost

Ce très court-métrage de la réalisatrice française Diane Prost traite d'un sujet grave avec un certain humour et de l'ironie. Trois générations de femmes, la grand-mère, la mère et une des filles discutent dans un jardin de la situation dramatique de l'autre soeur, rouée de coups par son petit ami. Trois générations de femmes qui parlent de la honte ou la peur de parler mais aussi de la culpabilité qu'elles ressentent face à une telle situation.

"The Lonely Goalkeeper" de Andre Andreev

Le légendaire gardien de but d'Arsenal dans les années 1970, Bob Wilson, raconte dans cette archive la solitude du gardien de but et le courage désespéré si nécessaire pour servir de dernier recours face aux tirs imprévisibles de ses adversaires. Les images d'animations sont emplies d'élégance et l'esthétique est nostalgique et en même temps contemporaine. Un film qui parle de respect, de courage et qui ne s'adresse pas seulement aux fans de football.

"Stilness" de Jessica Mansour

La réalisatrice libanaise Jessica Mansour n'a pas eu besoin de plus de quatre minutes pour raconter, en images et surtout en sons, les deux violentes explosions du 4 août 2020 dans le port de Beyrouth, qui ont plongé la capitale dans le chaos le plus total. La bande-son du documentaire a été réalisée avec des enregistrements réels faits par des Beyroutins et Beyroutines le jour des explosions. Une fille qui laisse un message sur le répondeur de sa mère, un père qui cherche son fils, le film nous plonge dans le bruit du chaos et dans les rues figées de la ville grâce à des travellings fluides réalisés dans une ville déserte.

Miruna Coca-Cozma

Très Court International Film Festival à découvrir en ligne jusqu'au 13 juin.

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