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Lausanne Underground Film & Music Festival, films trash et live détonants

Une image extraite du film "Wonderful Paradise" du réalisateur japonnais Masashi Yamamoto, présenté au Lausanne Underground Film & Music Festival 2020 (LUFF). [LUFF 2020 - DR]
Une image extraite du film "Wonderful Paradise" du réalisateur japonnais Masashi Yamamoto, présenté au Lausanne Underground Film & Music Festival 2020 (LUFF). [LUFF 2020 - DR]
Inaugurée mercredi, la 19e édition du Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) se tient jusqu'à dimanche avec un riche programme axé sur l'étrange cinématographique et musical avec 97 films, dont quelques pépites trash, et quelques concerts.

"Il aura suffi d’un pangolin dans un marché chinois pour transformer la face du monde en décors de série B et chambouler le quotidien et le fonctionnement d’un monde en pleine crise existentielle", ont écrit les organisateurs du Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF).

Malgré la pandémie de coronavirus et son lot de contraintes sanitaires, ils ont tenu à maintenir la 19e édition et à offrir une programmation cinématographique et musicale aventureuse qui "n'a rien d'un LUFF au rabais", jurent-ils.

Les 97 films proposés l'attestent, sans compter les concerts, expositions et performances disséminés dans cinq lieux lausannois. Parmi les incontournables du festival figure le nouvel ovni de Lloyd Kaufman. Le créateur de "Toxic Avenger" et fondateur de la société de production Troma, parrain du premier LUFF, va clore cette édition avec "ShakespearesShitstorm". Un détournement jouissif de "La Tempête" en forme d'ode décadente à la liberté par le pape américain des films de série Z qui s'était déjà frotté à Shakespeare dans le déjanté et cultissime "Tromeo et Juliet" (1997).

>> A voir, la bande-annonce de "ShakespearesShitstorm":

Concerts et performances détonants

L'un des autres longs-métrages attendus est "Wonderful Paradise" de Masashi Yamamoto. Quarante ans après le sombre "Saint Terrorism", le réalisateur japonais propose son antithèse drôle et psychédélique, sorte de métaphore positiviste de l'existence.

Côté musique, outre une série de films, dont "Niblock’s Sound Spectrums – Within Invisible Rivers" de Thomas Maury qui décortique le travail du maître du drone Phill Niblock, se tiennent quelques live et performances aussi étonnants que détonants. A l'image notamment de cette invitation de Luciano Chessa à une création par le public d'un concert de sonotones ou à la balade nocturne casquée proposée par Tim Shaw qui récolte et remixe les sons environnants entendus chemin faisant et propose aussi une performance sonore au moyen de haut-parleurs à cornes, d’ampoules, de pétards, de circuits bricolés ou de moteurs.

olhor

Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF), divers lieux, jusqu'au 18 octobre.

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