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Le NIFFF cultive les imaginaires cinématographiques actuels en ligne

Une image tirée du film de science-fiction "VFW" du réalisateur américain Joe Begos.  [Joe Begos - NIFFF 2020]
La 20e édition du NIFFF / Le Journal horaire / 1 min. / le 19 juin 2020
Le Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) lève le voile sur son événement hors-série en ligne. Il veut explorer, du 3 au 11 juillet, de nouveaux territoires numériques et poursuivre son soutien à la diversité culturelle et cinématographique.

Le programme présenté jeudi à Neuchâtel est la conséquence de l'annulation de la 20e édition "physique" en raison de la pandémie de Covid-19. Les organisateurs, qui ont parlé d'un "été pas comme les autres", proposent une sélection "éclectique" de premières suisses et internationales

Celles-ci seront déployées en collaboration avec la plateforme suisse de VoD Cinefile. La cuvée 2020, qui comprend une vingtaine de titres inédits, explore les contours de la production des cinématographies de l’imaginaire, malgré une industrie du cinéma pour le moins durement frappée par la crise sanitaire.

"Vivacité des imaginaires contemporains"

"La sélection 2020 n’a pas la prétention de synthétiser l’offre usuelle du NIFFF", ont dit les organisateurs. Mais elle "témoigne de la vivacité des imaginaires contemporains et du désir irréductible de l’équipe de soutenir leur diffusion". Le contexte a incité à expérimenter et à innover avec les outils à disposition.

Pensée en regard de la durabilité de l’industrie, la sélection propose les films en Suisse uniquement et limités à 1000 vues par titre. Tous les films sont en version originale avec sous-titres français et allemands.

>> A voir, la bande-annonce du film "VFW" de Joe Begos:

Panorama cinématographique

L'événement s'articulera entre autres de la plongée en eaux troubles "Sea Fever" de l’Irlandaise Neasa Hardiman au retour de l’Américain Joe Begos avec un film d’exploitation viscéral ("VFW"), en passant par le cauchemar éveillé de l’Allemand Michael Venus ("Schlaf"), qui montre une Sandra Hüller terrifiante face à l’acteur bernois Max Hubacher.

Les organisateurs proposent encore la romance dystopique originale "Poissonsexe", incarnée par les stoïques Gustave Kervern et India Hair. Bref, un panorama cinématographique d’une grande diversité s’invitera directement chez le public, ont-ils souligné.

L'an dernier, le NIFFF avait accueilli 48'000 festivaliers. Le festival avait présenté plus de 150 films au sein de quinze sections issus de 51 pays différents.

ats/olhor

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