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"Merveilles à Montfermeil", l'utopie selon Jeanne Balibar

La directrice et actrice Jeanne Balibar.
Merveilles à Montfermeil Vertigo / 10 min. / mardi à 17:27
A travers son film, l'actrice-réalisatrice française tente de montrer qu'un monde idéal est possible. Retour sur le tournage d'une comédie pas si loufoque que ça.

Dans le film "Merveilles à Monfermeil", tourné dans le village français du même nom, la nouvelle maire Emmanuelle Joly met en place une politique des plus originales. Par exemple, on célèbre le jour du kilt et la fête de la brioche. Parallèlement à ce programme, elle travaille avec son équipe à la création de la "Montfermeil Intensive School of Languages", une école qui enseigne les différentes langues parlées par les habitants du village.

Un tournage pas comme les autres

Lors du tournage, Jeanne Balibar a tenu à ce que la distribution soit assurée par des acteurs professionnels et non-professionnels. Des ateliers étaient organisés à Montfermeil et Clichy-sous-Bois pour travailler avec les habitants. Le but était de permettre à tous ceux qui en avaient envie d’avoir un petit rôle et de prendre du plaisir.

La réalisatrice raconte: "Je voulais que tout le monde soit en situation de s’amuser à jouer. J’ai dit aux acteurs non-professionnels: "Ce n’est pas un casting pour choisir, c’est un casting pour accueillir"".

Puisque ce film était l’histoire d’une utopie, je voulais que le tournage soit l’expérience d’une utopie

Jeanne Balibar

Un idée inspirée de faits réels

"Puisqu’on fait du fric avec l’anglais, pourquoi est-ce qu’on n’inventerait pas une autre économie avec d’autres langues?" Voilà l’idée à partir de laquelle Jeanne Balibar a construit son film. En effet, il existe à Oxford de nombreuses écoles d’anglais qui contribuent grandement à la richesse de la ville.

Les habitants de Montfermeil, dans le film de Jeanne Balibar.
Les habitants de Montfermeil, dans le film de Jeanne Balibar. [Locarno Film Festival]

Derrière l’utopie, un message

Une utopie telle qu’imaginée par le personnage d’Emmanuelle Joly est-elle si déjantée que ça? L'acteur Mathieu Amalric va plus loin: "Ce qui est troublant quand on voit le film de Jeanne, c’est qu’au départ l’idée nous semble loufoque; ce serait une utopie. A vrai dire non, c’est absolument réaliste. Ce que Jeanne a mis dans le film, c’est des choses qu’elle a observées. Il ne faut pas séparer l’utopie et le rêve de l’accessible. Le film en est la preuve: il existe, il est là." Et la réalisatrice de renchérir:

L’idée de ce film, c’est de proposer aux gens d’autres possibles. 

Jeanne Balibar

"Merveilles à Monfermeil" sortira en salle le 4 décembre.

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Publié mercredi à 17:00 - Modifié jeudi à 13:08