Publié le 29 juillet 2019 à 14:13

Max Hubacher, le plus grand "espoir du cinéma suisse"

Les personnalités alémaniques (5-5): Max Hubacher
Les personnalités alémaniques (5/5): Max Hubacher, acteur La Matinale / 4 min. / le 26 juillet 2019
LES PERSONNALITES ALEMANIQUES - Les médias outre-Sarine le présentent comme le plus grand "espoir du cinéma suisse". Max Hubacher est Bernois, il a 24 ans, de nombreux films à son actif et déjà plusieurs distinctions.

Dans le film "Mario" de Thomas Gisler, l'histoire d'un footballeur gay de Young Boys sorti début 2018, Max Hubacher incarnait le rôle-titre. Un rôle qui lui vaudra le Prix du cinéma suisse. Et, à 24 ans, il s'agit déjà sa deuxième grande distinction. La première, il la décroche en 2011 avec "L'enfance volée", un film sur les enfants placés. Il n'a alors que 18 ans.

La liste n'est de loin pas terminée. Il y a une quinzaine d'années, plusieurs joggeuses sont assassinées dans la région de Berne. L'auteur de ces meurtres s'avère être un coureur d'élite, l'un des meilleurs "Waffenläufer" du pays. Le fait divers a inspiré un film, "Der Läufer", sorti l'automne dernier. Max Hubacher y incarne le coureur.

Des films très alémaniques

La plupart des films dans lesquels s'est illustré Max Hubacher sont très alémaniques. Certaines histoires n'ont même pas franchi la barrière des Rösti. Pas étonnant que le jeune acteur reste méconnu en terre romande pour son rôle dans "Der Läufer" par exemple, le film n'étant pas sorti en Suisse romande.

Ce qui surprend plus, c'est que les films "Mario" et "L'enfance volée" sont sortis dans nos salles. Or le visage, le nom, le talent de Max Hubacher nous sont inconnus.

>> A voir: la bande annonce du film "L'enfance volée"

 

Le Kacey Mottet Klein suisse-allemand

On le sait, le cinéma alémanique est tourné vers l'Allemagne. Celui de Suisse romande vers la France. Entre notre Kacey Mottet Klein et Max Hubacher, on trouve pourtant de nombreuses similitudes. A l'instar de Kacey Mottet Klein, Max Hubacher commence sa carrière très jeune. A 7 ans il était pour la première fois sur scène. A 13 ans, le Bernois jouait déjà au Schauspielhaus de Zürich: une délivrance pour cet hyperactif qui détestait l'école. Aujourd'hui, il l'avoue et s'en excuse même auprès de ses parents: "ils étaient souvent convoqués chez le directeur pour toutes les conneries que je faisais".

Dans les interviews, le jeune acteur insiste toujours sur sa chance: il était là au bon moment, au bon endroit. Mais il a aussi beaucoup travaillé. Pour lui le "Fleiss", l'assiduité, est plus important que le talent: "du talent beaucoup en ont, mais il faut du mordant aussi" dit-il.

Il rêve d'incarner un boxeur

Désormais, Max Hubacher vit à Berlin. L'été dernier, il a terminé la Schauspiel Schule de Leipzig, parce qu'il aimerait continuer le théâtre. Il y a appris l'acrobatie, la danse, le kung-fu, l'épée... de quoi être à l'aise dans son corps dans n'importe quel rôle.

Max Hubacher aime les rôles forts, physiques, d'ailleurs son rêve est d'incarner un boxeur. Pourquoi pas avec des acteurs romands? Il l'avoue, si en Suisse romande le public ne le connaît pas, les comédiens alémaniques et romands ne se connaissent pas entre eux et ne se parlent pas, même aux Journées de Soleure.

Sujet radio: Sandra Zimmerli/ld

Publié le 29 juillet 2019 à 14:13