Modifié le 10 janvier 2019 à 10:00

Le festival indépendant Black Movie à Genève va célébrer ses 20 ans

Kate Reidy, co-directrice du festival Black Movie, dévoile la programmation de la 20e édition
Kate Reidy, co-directrice du festival Black Movie, dévoile la programmation de la 20e édition 12h45 / 2 min. / le 08 janvier 2019
Le festival international de films indépendants Black Movie, à Genève, fête ses 20 ans du 18 au 27 janvier. Cette édition anniversaire propose 106 films de 56 pays. Depuis 1999, le festival a accueilli près de 500 cinéastes.

"Vingt ans, c'est le temps pour dessiner la mission du festival, qui vise à débusquer les artistes à suivre, comme Apichatpong Weerasethakul, Lucrecia Martel, Carlos Reygadas, Tsai Ming-liang", a relevé mardi devant les médias Kate Reidy, codirectrice et coprogrammatrice de Black Movie avec Maria Watzlawick. En 20 ans, le nombre de festivaliers est passé de 3000 à 30'000.

Pour marquer cet anniversaire, BlackMovie donne carte blanche à des cinéastes proches du festival. Le Philippin Brillante Mendoza a ainsi choisi de programmer, en première mondiale, "Gino et Marie", de son compatriote Joselito Altarejos (2019). Le Thaïlandais Pen-ek Ratanaruang a, pour sa part, désigné le thriller satirique et pop "La marque du tueur", du Japonais Seijun Suzuki (1967).

Carte blanche à Edouard Waintrop

Le festival a aussi donné carte blanche à Edouard Waintrop, ex-délégué de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes. De ses souvenirs aux commandes de cette prestigieuse section du festival, le directeur des Cinémas du Grütli, à Genève, a tiré six films, dont le trip amazonien "El abrazo de la serpiente", du Colombien Ciro Guerra (2015).

Parmi les neuf films programmés dans "A suivre...", la section phare du festival, Kate Reidy met en avant "Kinshasa Makambo", de Dieudo Hamadi, sur des activistes luttant pour des élections libres en RDC, "Les âmes mortes", un documentaire de huit heures du Chinois Wang Bing sur des survivants des camps maoïstes, ainsi que "Victory Day", de Sergei Loznitsa, sur la nostalgie pour la grandeur de l'URSS.

ats/olhor

Publié le 10 janvier 2019 à 09:58 - Modifié le 10 janvier 2019 à 10:00