Modifié le 18 avril 2018 à 14:42

L'univers fascinant du dessinateur Hugo Pratt exposé à Lyon

Portrait de Corto Maltese de Hugo Pratt, 1983.
Exposition: Hugo Pratt fait escale aux Confluences à Lyon Vertigo / 7 min. / le 10 avril 2018
Corto Maltese et tous les autres personnages de l'auteur de bandes dessinées vénitien sont mis en valeur jusqu'au 24 mars 2019 au Musée des Confluences à Lyon dans une exposition à la fois immersive et théâtralisée.

Né en 1927 à Rimini et décédé en 1995 à Pully, Hugo Pratt a laissé dans son sillage un univers inépuisable. Une planète folle et cohérente habitée de 390 personnages, dont Corto Maltese est la clé de voûte.

Aujourd'hui, dans l'exposition "Hugo Pratt lignes d'horizons", le musée des Confluences de Lyon met comme jamais la richesse de cette oeuvre en perspective à travers une balade immersive et théâtralisée dans les cases. Les aquarelles et les dessins originaux dialoguent avec des objets des cultures d'ailleurs qui fascinaient l'auteur.


>> A voir: Présentation de l'exposition

L'exposition « Hugo Pratt, lignes d'horizons » au Musée des Confluences
Culture - Publié le 17 avril 2018

Pratt plus fascinant que Corto

Dessinateur surdoué, l'homme avait du charisme à revendre. Il était né pour raconter des histoires. Bon vivant, curieux et assoiffé de connaissances. Jamais pédant, autodidacte insatiable, il savait comme nul autre mettre son érudition au service de l'imagination débridée.

Comme Corto Maltese, Hugo Pratt était un voyageur, c'était un aventurier. Corto Maltese – Hugo Pratt, deux alter ego? Ils présentaient de nombreuses parentés. Forcément. Mais, comme le dit à la RTS Didier Platteau, l'ex-directeur de Casterman, ami et occasionnel compagnon de voyage d'Hugo Pratt: "Les fans venaient voir Hugo Pratt pour lui parler de Corto Maltese et après l'entretien, ils repartaient fascinés par Hugo Pratt".

>> A écouter: Quel héritage nous lègue Hugo Pratt?

Hugo Pratt devant son personnage Corto Maltese.
AFP
Nectar - Publié le 11 avril 2018

L'exposition attendue

Depuis son décès en 1995, Hugo Pratt n'avait pas retrouvé le devant de la scène. Cela fait pourtant une vingtaine d'années que la Société Cong – la gardienne de l'oeuvre – caressait le projet de faire entrer Hugo Pratt dans un grand musée d'ethnographie.

C'est aujourd'hui – enfin – chose faite: l'auteur, 130 planches et aquarelles originales et sa cohorte de personnages tutoient les objets des collections des Confluences: 93 objets venus des quatre coins du monde placés en miroir devant les dessins du maestro.

Donner vie à l'oeuvre

Les scientifiques et les scénographes des Confluences ont eu toute liberté pour jouer avec les dessins. Sur le papier ils promettaient une exposition "immersive et théâtralisée", le résultat dépasse largement ces promesses. Le propos se déroule comme un voyage, le visiteur est invité à entrer dans les cases (les plus grands agrandissements font de 5 à 7 mètres). La vie, les sources d'inspirations, les thèmes, les contrées visitées… Labyrinthique, comme l'est l'oeuvre de Pratt, l'exposition témoigne de sa richesse et de ses profondeurs. "On s'y perd, comme on aime se perdre dans l'oeuvre d'Hugo Pratt", souligne Didier Platteau avec gourmandise.

Texte et sujets radio: Marlène Métrailler

Sujet vidéo: Andréanne Quartier-la-Tente

"Hugo Pratt, lignes d'horizons", Musée des Confluences, Lyon. A voir jusqu'au 24 mars 2019

Publié le 18 avril 2018 à 10:44 - Modifié le 18 avril 2018 à 14:42