Modifié le 19 octobre 2017 à 09:08

La technologie au service de l'art pour percer le mystère d'un Fragonard

Les nouvelles technologies résolvent le mystère de "La liseuse" de Fragonard.
Les nouvelles technologies résolvent le mystère de "La liseuse" de Fragonard. [Mandel Ngan - AFP]
Les spécialistes avaient cru détecter les traits d'un homme sous "La liseuse" du peintre Jean-Honoré Fragonard, qui avait été restaurée en 1985. Une théorie réfutée aujourd'hui par l'imagerie scientifique.

Pendant des années, on a cru qu'un homme se cachait derrière les traits fins de cette femme lisant en livre.

Mais un croquis découvert à Paris en 2012 a motivé l'ouverture d'une enquête qui a permis de révéler le vrai visage de "La liseuse", un tableau que Jean-Honoré Fragonard a réalisé vers 1770.

Des techniques de détectives

Pour ce faire, Michael Swicklik, restaurateur en chef de la National Gallery of Art à Washington, ainsi que deux autres experts, ont oeuvré comme une équipe de détectives. Ils ont étudié la toile en employant des techniques traditionnelles mais aussi en recourant à des techniques sur mesure, semblables à des outils d'imagerie scientifique ultramodernes qui servent à la reconstruction d'images en 3D.

C'est fantastique pour un restaurateur d'avoir pu réexaminer la peinture à travers ces nouvelles techniques.

Michael Swicklik, restaurateur en chef de la National Gallery of Art à Washington

Grâce aux outils conçus spécialement pour cette enquête, ils ont découvert le "fantôme" d'une femme apparaissant sous la liseuse, regardant vers l'observateur et portant une riche coiffe ornée de plumes et de perles.

ats/mg

Publié le 19 octobre 2017 à 08:48 - Modifié le 19 octobre 2017 à 09:08