Publié

Grand Prix d'art à Esther Eppstein, Vivian Suter et Georges Descombes

L'architecte genevois Georges Descombes. [Karla Hiraldo Voleau/ BAK - DR]
Lʹinvité: Georges Descombes / Six heures - Neuf heures, le samedi / 13 min. / le 10 avril 2021
Le Grand Prix d'art/Prix Meret Oppenheim revient à l'architecte genevois Georges Descombes, l'artiste zurichoise Esther Eppstein et l'artiste argentine Vivian Suter, a annoncé vendredi l'Office fédéral de la culture (OFC). La distinction est dotée de 40'000 francs chacun.

Décerné pour la 21e fois, le Grand Prix d'art/Prix Meret Oppenheim est attribué sur recommandation de la Commission fédérale d'art à des personnalités du monde des arts, de la médiation et de l’architecture dont le travail est d’une actualité et d’une importance particulières pour la pratique des arts et de l’architecture en Suisse.

Les lauréates et le lauréat recevront leur prix le 20 septembre 2021 à Bâle, en même temps que les Prix suisses d’art.

Les projets architecturaux de Georges Descombes

Né en 1939 à Genève où il vit, Georges Descombes y étudie l’architecture. En 1975, il fonde le CREX (Centre de réalisation expérimentale) à l’Ecole d’architecture de Genève. Il réalise en parallèle des projets paysagers et architecturaux, guidé par l’idée du palimpseste, à la recherche des traces visibles et invisibles de l’histoire du territoire qu’il redessine.

Depuis vingt ans, Georges Descombes travaille sur la renaturation de la rivière de l’Aire (GE), qui devient l’une de ses plus importantes réalisations. Ce projet, qui questionne les relations entre la nature et l’être humain, constitue un véritable manifeste sur le paysage et l’urbanisme.

La curatrice, artiste et DJ Esther Eppstein

La curatrice, artiste et disc-jockey zurichoise Esther Eppstein. [Douglas Mandry/ BAK - DR]La curatrice, artiste et disc-jockey zurichoise Esther Eppstein. [Douglas Mandry/ BAK - DR]Née en 1967 à Zurich où elle vit, la curatrice, artiste et disc-jockey Esther Eppstein crée en 1996 le message salon, espace d’exposition installé jusqu’en 2013 dans l’ancien magasin de vêtements Perla-Mode à la Langstrasse. Elle y reflète l’évolution de Zurich, marquée tant par sa subculture que par sa vie culturelle institutionnelle.

En 2015, Esther Eppstein lance le projet message salon embassy, une résidence d’artistes, et édite en parallèle des magazines et des souvenirs. Distinguée à de multiples reprises pour son activité de médiatrice culturelle et d’artiste, Esther Eppstein a été lauréate des Prix suisses d’art de l’OFC en 2003 et 2006.

La peinture intuitive de Vivian Suter

Née en 1949 à Buenos Aires, Vivian Suter vit à Panajachel, au Guatemala. Issue d’une famille de femmes artistes, elle arrive en Suisse à l’âge de 13 ans.La peintre argentino-suisse Vivian Suter. [Flavio Karrer - DR]La peintre argentino-suisse Vivian Suter. [Flavio Karrer - DR]

Elle effectue une formation d’art à la Kunstgewerbeschule de Bâle, se fait très tôt exposer par la Galerie Stampa et en 1981, titulaire d’une bourse fédérale d’art, est invitée par Jean-Christophe Ammann à participer à une exposition collective à la Kunsthalle de Bâle.

Elle décide en 1983 de quitter la Suisse et s’installe dans une ancienne plantation de café au bord d’un lac volcanique au Guatemala. Ce contexte se ressentira dans sa peinture intuitive et émotionnelle, qui invite le visiteur à des expériences immersives dans de lointaines forêts tropicales.

Vivian Suter n’est véritablement redécouverte que tardivement. Une exposition lui est notamment consacrée à la Kunsthalle de Bâle en 2014. Son travail sera présenté au Museo Reina Sofía de Madrid du 24 juin 2021 au 10 janvier 2022, et une rétrospective lui sera consacrée au Kunstmuseum Luzern du 6 novembre 2021 au 13 février 2022.

ats/olhor

Publié