Modifié le 29 juillet 2019 à 15:53

Chasseurs d'orages, ces photographes passionnés par les éclairs

Les chasseurs d'orages, ces passionnés de photos d'éclairs et de météo
Les chasseurs d'orages, ces passionnés de photos d'éclairs et de météo 19h30 / 2 min. / le 28 juillet 2019
Il y a ceux qui redoutent les orages et il y a les photographes passionnés d'éclairs que cela galvanise. Certains n'hésitent pas à parcourir des kilomètres pour traquer les cellules orageuses et ramener de spectaculaires clichés. Reportage en Valais.

Les intempéries font le bonheur des chasseurs d'orages, spécialement si la foudre zèbre le ciel. Lorsque le ciel se charge, que les cumulonimbus gonflent à vue d'oeil et que l'électricité est palpable dans l'air, les photographes passionnés d'éclairs sont de sortie.

Certains traquent inlassablement les tempêtes depuis des années pour tenter d'immortaliser la puissance d'un éclair. Une passion qui nécessite une bonne dose de chance, mais aussi d'excellentes connaissances météorologiques. Les chasseurs d'orages s'aident de leurs téléphones portables pour accéder en direct aux images radar des modèles météo.

Photo prise dans la nuit du 30 juin au 1er juillet depuis le village de Peseux (NE).
Photo prise dans la nuit du 30 juin au 1er juillet depuis le village de Peseux (NE). [Sébastien Sintz - VosInfos]

Conjonction de paramètres

"Pour qu'il y ait vraiment un orage qui se forme, il faut trois paramètres", expliquait en 2009 le chasseur d'orages Nicolas Gascard à la RTS. "Chaleur, humidité et cisaillement des vents en altitude. Lorsque ces trois paramètres sont réunis, les chances d'assister à un orage violent sont plus importantes."

Mais la chasse aux orages n'a pas toujours le succès escompté. "Il faut aussi accepter qu'il y a des fois où il n'y a rien. Pour ma part, j'ai pu ramener 4 ou 5 photos qui sont vraiment valables" explique à la RTS le Valaisan Guillaume Schroeter, qui traque également les orages depuis toujours.

Les chasseurs d'orages, ces passionnés de photos et d'éclairs
L'actu en vidéo - Publié le 28 juillet 2019

Vendredi dernier au-dessus de Sion, il est tombé 50 mm de pluie en seulement 30 minutes. Pour Guillaume Schroeter et ses comparses, la séance de photos a tourné court.

"On observe les orages mais dès que les pluies ou les vents sont trop forts, ou que les éclairs se rapprochent trop, on préfère ne pas risquer notre vie", détaille-t-il en mettant son matériel à l'abri dans sa voiture. Ce soir-là d'autres, plus téméraires, n'ont pas hésité à braver la pluie pour obtenir, peut-être, un spectaculaire cliché d'éclair dans le ciel valaisan.

Sujet TV: Yannick Bacher/mh

Publié le 29 juillet 2019 à 15:45 - Modifié le 29 juillet 2019 à 15:53