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Stevie Wonder s'agenouille lors d'un concert contre la pauvreté à New York

Stevie Wonder accompagné de son fils Kwame Morris, le 23 septembre 2017 au Global Citizen Festival à New York. [Michael Noble Jr. - Keystone]
Stevie Wonder accompagné de son fils Kwame Morris, le 23 septembre 2017 au Global Citizen Festival à New York. [Michael Noble Jr. - Keystone]
Le légendaire Stevie Wonder s'est mis à genoux samedi à New York lors d'un concert réunissant stars et politiques pour soutenir la lutte contre la pauvreté, à l'heure où Donald Trump veut sabrer l'aide internationale américaine.

"Ce soir, je m'agenouille pour l'Amérique", a déclaré le chanteur aveugle, âgé de 67 ans, soutenu par son fils Kwame Morris. Il s'est aussi inquiété des échanges d'insultes entre Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

En s'agenouillant devant le public, Stevie Wonder a imité un geste popularisé par le "quarterback"  de la Ligue nationale de football américain Colin Kaerpernick, qui s'était agenouillé en août 2016 pendant la diffusion de l'hymne pour protester contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers blancs.

Un timing particulièrement significatif

La scène s'est déroulée au Global Citizen Festival à Central Park, où de nombreuses célébrités se retrouvent chaque année depuis 2012, attirant des milliers de personnes. L'évènement coincïde avec la tenue de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le concert visait à mobiliser largement aux Etats-Unis, premier donateur mondial, mais c'est une nouvelle controverse avec Donald Trump qui a pris le devant de la scène.

afp/duva

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Un festival utile à tous les niveaux

Le festival - qui s'est exporté en Allemagne et en Inde - est gratuit, mais les fans doivent faire une "bonne action", comme écrire une lettre à leur gouvernement, pour obtenir un ticket d'entrée. Global Citizen a suscité quelque 400'000 appels au Congrès américain pour préserver l'aide internationale, a déclaré au public le représentant républicain modéré Charlie Dent.

Donald Trump raillé sur scène

Parmi les autres têtes d'affiches figurait le groupe de punk rock californien Green Day, coutumier des sujets politiques. Son chanteur Billie Joe Armstrong a cité le nom de Trump dans les paroles d'"American Idiot" (2004) dans lequel le groupe dépeignait une sombre image des Etats-Unis sous l'administration Bush en pleine invasion de l'Irak.