Modifié le 11 septembre 2017

Les rondeurs font progressivement leurs apparitions sur les podiums

Iskra Lawrence à la Fashion Week de New York, 2017.
Iskra Lawrence à la Fashion Week de New York, 2017. [Nicholas Hunt - AFP]
Grâce aux réseaux sociaux, le mannequin britannique Iskra Lawrence, qui revendique une taille 42-44, est aujourd'hui très demandée. Elle entend lutter contre le diktat de la mode qui impose des standards inatteignables.

C'est grâce aux réseaux sociaux qu'Iskra Lawrence, mannequin britannique de 26 ans, est devenue l'égérie de la ligne américaine de lingerie Aerie, et a défilé lors de la semaine de la mode de New York.

La retouche est une illusion

Suivie par 4 millions d'abonnés sur Instagram, celle qui affiche une taille 42-44 entend lutter contre les standards inatteignables imposés par la mode. Elle refuse ainsi que ses photos pour des clients soient retouchées. Pour elle, le concept même de photoshop est "une illusion". Les formes "ne sont pas des défauts", clame-t-elle.

Une chartre commune

Autre signe d'ouverture, aux Etats-Unis, Ashley Graham et sa taille 48, est devenue quasiment l'égale des mannequins superstars. Par ailleurs, plusieurs figures du show-business, dont Adèle ou Melissa McCarthy, portent fièrement leurs courbes tandis que les géants du luxe Kering et LVMH, viennent d'adopter une charte commune pour interdire les mannequins trop maigres.

Il reste néanmoins une frontière à franchir, celle de la haute couture qui résiste à cette évolution.

afp/mcm

 

Publié le 11 septembre 2017 - Modifié le 11 septembre 2017