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L'Alimentarium explore nos modes de consommation alimentaires

L'Alimentarium de Vevey. [Laurent Gilliéron - Keystone]
Manger, vice ou vertu? La nouvelle exposition de l'Alimentarium à Vevey / Le Journal du matin / 1 min. / le 28 avril 2017
Au milieu de la jungle d'informations parfois contradictoires concernant les pratiques alimentaires, l'Alimentarium de Vevey propose une nouvelle thématique pour stimuler un sens critique face à nos choix.

Avec "Manger – Vice ou Vertu?", l’Alimentarium lance son premier thème annuel depuis sa réouverture en juin 2016. Un aliment artificiel, qu'est ce que ça veut dire? Quelles sont les conséquences sur le goût, sur la santé? Transformer, est-ce dénaturer? Faut-il faire confiance aux aliments proposés? À Vevey, la nouvelle thématique de l'Alimentarium pose toute une batterie de questions et incite à la réflexion.

Une cacophonie nutritionnelle

L'intention est de montrer, dans l'une ou l'autre partie de l'exposition permanente, que le public a de la peine à se situer par rapport à la cacophonie nutritionnelle d'aujourd'hui en matière d'alimentation. Un trop-plein d'informations, des OGM à la superfood, en passant par le bio ou les additifs.. et bien sûr, les tendances, les convictions alimentaires, le naturel qui revient au galop. Bien ou mal, juste ou faux, le musée ne prend pas position mais veut stimuler un sens critique face à nos choix alimentaires.

Des aliments considérés comme des attributs

Selon Laetitia Aeberli, sociologue à l'Alimentarium, le consommateur s'imagine qu'en incorporant un aliment dans son corps, soit il s'intoxique, soit il crée du bien-être. Les aliments se réduisent parfois à des attributs: on s'imagine que les légumes vont rendre sain et que l'abus de viande génère de l'agressivité, par exemple. Au niveau symbolique, poursuit-elle, c'est très fort.

Au-delà du symbole, cette nouvelle thématique annuelle se donne aussi comme ambition d'informer d'une autre manière le visiteur-consommateur, qui a souvent un peu l'impression d'avoir perdu la maîtrise de son alimentation.

Pierre-Étienne Joye/mh

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