Modifié le 23 janvier 2017 à 10:23

Le groupe EI a détruit de nouveaux trésors archéologiques à Palmyre

Image d'archives du théâtre romain de Palmyre, qui a subi de nouveaux dommages le 20 janvier 2017.
Syrie: l'EI a détruit de nouveaux monuments à Palmyre Forum / 1 min. / le 20 janvier 2017
Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont détruit de nouveaux trésors antiques à Palmyre, ville du centre de la Syrie qu'ils avaient reprise au régime en décembre, a indiqué vendredi le chef des Antiquités.

"Des sources locales nous ont informé que Daech (un acronyme en arabe de l'EI) a détruit le tétrapyle, un monument de 16 colonnes, et des photos satellite reçues (jeudi) de nos collègues de l'université de Boston montrent des dommages à la façade du théâtre romain", a déclaré à l'AFP Maamoun Abdelkarim.

Le tétrapyle avait été érigé à l'époque de Dioclétien, à la fin du 3ème siècle. C'était un carré avec quatre colonnes à chaque coin. Sur les 16 colonnes, une seulement était originale tandis que les autres avaient été reconstruites en ciment par le service des Antiquités syrienne en 1963. Les colonnes originales étaient en granit rose venu d'Égypte.

Bataille culturelle et politique

Le théâtre romain compte neuf rangées de gradins. Il est daté du premier siècle de notre ère. Lors de sa première occupation de la ville, de mai 2015 à mars 2016, l'EI l'avait utilisé pour des exécutions publiques.

"La bataille pour Palmyre est culturelle et pas politique", a ajouté le chef des Antiquités.

afp/olhor

Publié le 20 janvier 2017 à 11:46 - Modifié le 23 janvier 2017 à 10:23

L'Unesco condamne les nouvelles destructions

L'UNESCO a condamné vendredi la destruction de nouveaux monuments par l'EI. "Cette destruction délibérée est un nouveau crime de guerre. C'est une immense perte pour le peuple syrien et pour toute l'humanité", a déclaré la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, dans un communiqué.

Plus de 40 djihadistes tués dans la province d'Alep

Plus de 40 membres du groupe djihadiste Fateh al-Cham ont été tués jeudi soir dans des frappes aériennes contre leur camp dans la province syrienne d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'ONG ignore qui est à l'origine des frappes.

Depuis début janvier, une centaine de membres de Fateh al-Cham, dont des dirigeants, ont péri dans des frappes contre des positions du groupe dans le nord de la Syrie.