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Le Musée des Beaux-Arts de Berne s'enrichit d'oeuvres exceptionnelles

"Le semeur" de Van Gogh sera désormais exposé à Berne. [Sebastian Willnow - DPA/AFP/Hahnloser/Jaeggli Stiftung)]
Le Musée des Beaux-Arts de Berne s'enrichit d'œuvres exceptionnelles / Le 12h30 / 1 min. / le 20 octobre 2016
La fondation du Musée des Beaux-Arts de Berne a présenté jeudi le contrat de prêt signé avec une fondation de Winterthour. Il porte sur une centaine d'oeuvres de maîtres comme Van Gogh, Matisse, Giacometti ou Hodler.

Cette nouvelle collection, qui comporte une centaine d'oeuvres et qui sera à Berne dès l'an prochain, est présentée comme "un enrichissement exceptionnel" pour le musée.

Elle est née au début du siècle dernier à la Villa Flora de Winterthour. La famille Hahnloser, très férue d’art moderne, s'était liée d’amitié à l'époque avec des artistes comme Matisse ou Marquet. La villa était alors devenue le lieu de ralliement des peintres de passage. On y croisait Vallotton, Bonnard, Hodler et parfois Picasso.

Oeuvres majeures comme "Le semeur"

La collection a grandi au fil du temps et comprend des oeuvres majeures comme "Le semeur" ou "Les tournesols" de Van Gogh, mais aussi des Cézanne, Toulouse-Lautrec ou Rodin.

Le couple Hahnloser avait fait de sa villa une sorte d’oeuvre d’art globale et, à sa mort, ses descendants ont continué de l’entretenir. L’un de leurs fils a fait carrière à Berne, où il est devenu recteur de l'université - d’où sans doute la volonté de la Fondation Hahnloser/Jaeggli de confier la collection au Musée des Beaux-Arts de la ville.

Bon pour la réputation du musée bernois

C'est la conséquence aussi de la fermeture de la Villa Flora depuis 2015. Son hypothétique réouverture dépendra des moyens et de la volonté politique à Winterthour.

Entretemps, et a priori pour au moins quinze ans, la collection fera les grandes heures du Musée des Beaux-Arts de Berne, qui aménagera plusieurs salles pour elle. Le musée montera du même coup en grade dans la compétition nationale et internationale que se livrent les lieux d’exposition.

Alain Arnaud/oang

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