Modifié le 21 novembre 2015 à 14:10

"L'art est inutile", mais celui de Ben vaut bien une rétrospective

L’agenda culturel du week-end
L’agenda culturel du week-end 12h45 / 2 min. / le 21 novembre 2015
A Bâle, une exposition au Musée Tinguely présente plus de 400 œuvres de Ben Vautier, artiste français d’origine suisse. Plus connu sous le nom de Ben, il est devenu très populaire grâce ses écritures qui en quelques mots s’ interrogent sur la société, l’art et la vie.

L'exposition revient sur les débuts avec des œuvres des années 1958 à 1978 et comment Ben est passé de l'expérimentation formelle aux contenus et à la signification. Toutes les facettes de son activité artistique jusqu'à aujourd'hui sont là, remisant au musée un artiste qui comme Tinguely voulait faire descendre l’art dans la rue.

Ben: "Je n'ai pas 80 ans, j'ai 19 ans!"
Info - Publié le 20 novembre 2015

"La Suisse n'existe pas"

Car Ben, c’est une véritable machine à penser parfaitement huilée qui a participé à l'École de Nice avec les artistes Martial Raysse, Arman et Yves Klein. Il compte aussi parmi les pionniers du mouvement Fluxus en Europe. Il a continuellement pris position sur tout et chercher à provoquer la réflexion. "L'art est inutile rentrez chez vous", "la Suisse n'existe pas" porte sa griffe.

Ben: "La Suisse n'existe pas"
Info - Publié le 20 novembre 2015

Militant de l'art de rue

Né en 1935, Ben a développé depuis la fin des années 50 une activité intensive aussi bien comme artiste que penseur de l'art à travers son invention du langage dans ses peintures écrites, et aussi en tant qu'organisateur et performeur avec des actions de rue, car il milite pour l'art dans la rue, littéralement .

Avec ces affirmations, il ouvre, mine de rien, quantité de questions qui vont de l'intime à la religion en passant par la politique et la philosophie. Il a la volonté que tout le monde comprenne son propos "aussi bien un enfant qu'une personne âgée". Et quand il ne créé pas, il parle, communiquant en permanence avec verve et pertinence.

Une acuité à revisiter ou découvrir jusqu'au 22 janvier 2016 à Bâle.

Anne Marsol

Publié le 21 novembre 2015 à 08:00 - Modifié le 21 novembre 2015 à 14:10