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Une grande figure de la littérature haïtienne remporte le prix Femina

"La reconnaissance fait du bien", a confié Yanick Lahens, écrivaine célèbre dans son pays, née en 1954. [Francesco Gattoni - Leemage]
"La reconnaissance fait du bien", a confié Yanick Lahens, écrivaine célèbre dans son pays, née en 1954. [Francesco Gattoni - Leemage]
Le prix Femina a été décerné lundi à l'Haïtienne Yanick Lahens pour "Bain de lune". Le prix étranger a lui été remis à l'Israélienne Zeruya Shalev et son roman "Ce qui reste de nos vies".

L'Haïtienne Yanick Lahens a remporté lundi le prix Femina, l'une des principales récompenses littéraires françaises. Elle a été primée pour "Bain de lune" (Editions Sabine Wespieser), un roman sur son pays traversé par la destruction, l'opportunisme politique et les familles déchirées.

"Je suis très contente. La reconnaissance fait du bien et je suis surtout sensible au fait que le jury a compris que cette histoire, si elle se passe en Haïti est universelle", a déclaré la grande figure de la littérature haïtienne, qui est aussi engagée dans le développement social et culturel de Haïti.

Prix dans une langue étrangère

L'Israélienne Zeruya Shalev a elle remporté le prix Femina étranger, avec "Ce qui reste de nos vies" (Gallimard), qui traite des liens entre parents et enfants, au soir de la vie d'une mère.

L'auteure s'est dite "ravie d'être la première Israélienne à recevoir ce prix", ajoutant vouloir "partager ce moment avec" son père, décédé il y a deux semaines.

agences/bri

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