Publié le 16 juillet 2014 à 09:23

"Transformers 4" repousse les limites de la technologie

Transformers, c'est des effets spéciaux monstrueux, un scénario simpliste, une jolie fille peu vêtue et des muscles bandés.
Transformers, c'est des effets spéciaux monstrueux, un scénario simpliste, une jolie fille peu vêtue et des muscles bandés. [© Paramount Pictures - ]
Le blockbuster mécanique de Micheal Bay revient pour un quatrième opus, tandis que Ken Loach explore l'Irlande des années 1930 et qu'André Téchiné porte sur grand écran l'affaire Le Roux-Agnelet.

On prend (presque) les mêmes, et on recommence. Michael Bay propose un nouvel opus de son blockbuster "Transformers", sobrement intitulé "L'âge de l'extinction".

Et à voir la bande-annonce, on ne peut que constater que le réalisateur a opté pour la même recette que les films précédents. Des effets spéciaux monstrueux, un scénario simpliste (le bien contre le mal, les hommes qui s'allient aux gentilles machines), une jolie fille peu vêtue et des muscles bandés.

Seuls changements, Shia LaBeouf a été remplacé par Mark Wahlberg et la jeune bimbo est désormais Nicola Peltz.

Repousser les limites de la technologie

Quatre ans après les événements mouvementés de "Transformers: La Face cachée de la Lune", un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, en utilisant la force des Transformers, les limites de la technologie.

Au même moment, le fermier texan Cade Yeager (Mark Wahlberg), père de la post-adolescente Tessa (Nicola Peltz), découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy (Titus Welliver), dont le but est d’éliminer les Transformers.

Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Decepticons recommence.

Ken Loach, une nouvelle fresque sociale

Avec "Jimmy's Hall", Ken Loach offre une nouvelle fresque sociale dans la noirceur du nord et quitte la Grande-Bretagne pour la campagne irlandaise.

En 1932, après un exil de dix ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays. Face aux sollicitations des jeunes du comté, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses ennemis comme l'Eglise ou les propriétaires terriens, rouvre le "Hall", un foyer ouvert où l'on danse, étudie, ou discute.

À nouveau, le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont pas du goût de tout le monde au village.

"Jimmy's Hall", une histoire vraie

Pour "Jimmy's Hall", Ken Loach s'est inspiré de la pièce "Jimmy Gralton's Dancehall" de Donal O'Kelly, qui revient sur l'histoire vraie de cet activiste communiste irlandais.

Pour affirmer l'authenticité de son film, il s'est entouré d'acteurs professionnels irlandais (Barry Ward, Andrew Scott ou Simone Kirby) vivant dans les alentours du comté de Leitrim.

Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2014. Ken Loach est parmi les "recordmen" en terme de participations avec 17 sélections, depuis 1970. Il a reçu 5 prix, dont une Palme d’or en 2006 pour "Le Vent se lève".

Agnelet, "l'Homme qu'on aimait trop"

Nice, 1976. Agnès Le Roux (Adèle Haenel), fille de la propriétaire du Palais de la Méditerranée, tombe amoureuse d’un avocat de dix ans son aîné Maurice Agnelet (Guillaume Canet). Il a d’autres liaisons, mais elle l’aime.

Sur fond de guerre des casinos, il la met en relation avec Fratoni, le sulfureux concurrent de sa mère, qui lui offre 3 millions de francs pour prendre le contrôle du casino. Agnès accepte mais supporte mal sa trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît.

Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime.

L'affaire Le Roux sur grand écran

L'affaire dite "Le Roux", qui a inspiré "L'Homme qui en savait trop" à André Téchiné, reste une énigme judiciaire.

L'enquête sur la disparition en 1977 d'Agnès Le Roux est en justice depuis plusieurs décennies durant lesquelles ont eu lieu trois procès. Le dernier date du 12 avril 2014, lorsque Jean-Maurice Agnelet se pourvoit en cassation au lendemain d'avoir a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

André Téchiné avait déjà adapté un fait divers sur grand écran en 2009 avec "La Fille du RER" sur la médiatisation d'une fausse agression à caractère antisémite en juillet 2004.

Victorien Kissling

Publié le 16 juillet 2014 à 09:23

L'agenda des sorties

Mercredi 16 juillet

DER GOALIE BIN IG de Sabine Boss. Avec Marcus Signer, Sonja Riesen

JIMMY'S HALL de Ken Loach. Avec Barry Ward, Simone Kirby

L'HOMME QU'ON AIMAIT TROP de André Téchiné. Avec Guillaume Canet, Catherine Deneuve

TRANSFORMERS: AGE OF EXTINCTION de Michael Bay. Avec Mark Wahlberg, Stanley Tucci

Mercredi 23 juillet

A LONG WAY DOWN de Pascal Chaumeil. Avec Aaron Paul, Rosamund Pike

LES FRANCIS de Fabrice Begotti. Avec Lannick, Medi Sadoun, Cyril Guei

PLANES: FIRE & RESCUE de Klay Hall

SHELL de Scott Graham. Avec Chloe Pirrie, Joseph Mawie,

STEP UP ALL IN de Trish. Avec Sie Alyson Stoner, Briana Evigan,

UNDER THE SKIN de Jonathan Glazer. Avec Scarlett Johansson

L'info cinéma de la semaine

L'acteur britannique David Legeno, qui joue un loup-garou dans la saga fantastique "Harry Potter", a été retrouvé sans vie dans la vallée de la mort, en Californie, dans l'ouest des Etats-Unis. Selon la police, il est apparemment décédé à cause de l'intense chaleur.

Son corps a été trouvé dimanche par deux randonneurs près de Zabriskie Point, un emplacement du parc dont le paysage spectaculaire a donné son nom à un célèbre film de Michelangelo Antonioni, en 1970.

David Legeno a interprété le loup-garou Fenrir Greyback dans trois épisodes de la saga "Harry Potter". Il a aussi joué dans la série télévisée "Borgia" et dans "Batman Begins".

L'acteur avait commencé par travailler sur des sites de démolition après avoir quitté l'école, avant d'étudier l'art dramatique quand il avait une vingtaine d'années. Il était devenu lutteur professionnel avant de décrocher un rôle dans le film de gangsters de Guy Ritchie "Snatch" en 2000.