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Irma passe l'écueil du deuxième album avec "Faces"

La Franco-Camerounaise Irma s'était révélée avec "Letter to the lord" en 2011. [Maxime Schmid - Keystone]
La Franco-Camerounaise Irma s'était révélée avec "Letter to the lord" en 2011. [Maxime Schmid - Keystone]
Un bel album folk-pop grâce à "Faces" de la prometteuse Irma, du rock garage avec les gamins délurés de The Orwells ou un coffret de reprises des succès de Renaud émaillent les sorties de la semaine.

Irma, c'est un peu l'exemple-type de l'artiste "2.0", qui a percé grâce aux réseaux sociaux. Avec "Faces", son deuxième album, la Franco-Camerounaise donne raison à ceux qui l'ont soutenue.

Car si "Letter to the lord" l'a révélée en 2011, c'est grâce au label participatif My Major Compagny et à l'aide de plus de 400 internautes. Le choix par Google du tube "I know" (qu'elle aurait écrit à 13 ans!) pour la promotion du navigateur Chrome a aussi aidé... Le temps de digérer et de chercher l'inspiration à New York, dans l'East Village, Irma Pany revient avec un album folk-pop mâtiné de funk et de R&B.

 

Un album juste un peu trop lisse

Celle qui a débarqué à Paris à 15 ans et qui avait fait ses armes lors des premières parties de Diam's, M, Tété ou Amel Bent, s'éloigne peu des recette de "Letter to the lord". Peu de surprises, mais de jolies perles, comme le swinguant "Save me", le funky "Trouble maker" ou la ballade "Where do you go". Quant au très pop "Love me", il y a de fortes chances qu'il s'incruste sur les radios.

Un bel album, délicat et bien réalisé qui s'écoute sans soif, mais pas forcément sans fin, car il manque ce petit quelque chose... la fraîcheur de ses premiers pas peut-être. 

The Orwells et leur charme déluré

Ils viennent de Chicago et ne doutent de rien. Eux, ce sont les 5 membres de The Orwells, un groupe qui sort déjà son deuxième album "Disgraceland". Qualifiés de "Garage-punk bambinos" par le magazine "Rolling Stone", la bande s'est formée pendant le lycée en 2009 avant de sortir "Remember when" en 2012 Le principal fait d'armes du groupe est d'avoir été invité dans la célèbre émission de David Letterman.

Et la performance scénique du chanteur Mario Cuomo (22 ans) a fait le buzz. Car pour le moment, The Orwells valent surtout pour leur enthousiasme, en attendant de concurrencer Arctic Monkeys.

Encore du côté ludique du rock

Avec deux guitares, une basse et une batterie, les intentions de The Orwells sont évidentes: jouer du riff et muscler le tempo, même si le quintet semble encore un peu léger. Très radio-compatible, "Disgraceland" met en avant le tempo de "Who needs you", mais on préférera la ballade (il en faut toujours une) "Norman", le côté foutraque de "Southern Comfort" et l'énervé "Righteous One".

L'album est ludique, un brin débauché et pas prise de tête, avec quelques influences intéressantes. Si vous avez aimé Nirvana, voire The Jesus And Mary Chain, jetez plus qu'une oreille.

Uriah Heep: le vieil "Outsider"

Le nom d'Uriah Heep dira probablement quelque chose à ceux qui appréciaient les gros riffs de guitares dans les années 70. Pour les autres, le quatuor anglais offre un album de rattrapage bizarrement nommé "Outsider".

Du groupe fondé en 1969 à Londres, il ne reste que le guitariste Mick Box. Mais la recette demeure, avec un trio guitare, basse, batterie bien rugueux, agrémenté d'un clavier aux sonorités d'orgues pour la trame mélodique. "Outsider" tient la route, car il ronronne plus qu'il ne rugit. Et malgré des airs déjà entendus et un son désuet, les anciens assurent. 

"La bande à Renaud": reprises et bandana rouge

Renaud n'a plus sorti d'album depuis "Molly Malone" en 2009, mais voici "La bande à Renaud", un album de reprises servi par une quinzaine d'artistes. Jean-Louis Aubert, Coeur de pirate, Bénabar, Disiz, Elodie Frégé, Raphael, Nicolas Sirkis, Nolwenn Leroy, Carla Bruni ou Grand Corps Malade revisitent les classiques comme "Mistral gagnant", "Hexagone" ou "Laisse béton".

Même si on a envie d'y croire, on est rarement convaincu ("Manu" par Jean-Louis Aubert et le méconnu "Il pleut" par E.Frégé), alors que certains critiques parlent de pur album de commande, lié à des contrats à honorer.

Caryl Bussy

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Les sorties récentes

Tom Petty, “Hypnotic Eye” (13 juin)

Lana Del Rey, "Ultraviolence" (13 juin)

Klaxons, “Love Frequency” (13 juin)

Jennifer Lopez, "A.K.A" (13 juin)

The Antlers, "Familiars" (16 juin)

Us the duo, "No Matter Where You Are" (16 juin)

Ed Sheeran, “X” (20 juin)

Alizée, "Blonde" (20 juin)

G-Eazy, "These Things Happen" (20 juin)

George Ezra, "Wanted on voyage" (27 juin)

Manic Street Preachers, “Futurology” (4 juillet)

Sia, "1000 Forms Of Fear" (4 juillet)

La Roux, "Trouble In Paradise" (4 juillet)

Jason Mraz, "Yes!" (11 juillet)

Puss N Boots (Norah Jones), "No Fools No Fun" (11 juillet)

Yes, "Heaven & Earth" (18 juillet)

Tom Petty, "Hypnotic Eye" (25 juillet)

Stone Angus & Julia (1er août)

Sinead O'Connor, "I'm Not Bossy, I'm The Boss" ( 8 août)

Maroon 5, "V" (29 août)

Kooks, "Listen" (29 août)

Interpol, "El Pintor" (5 septembre)

Slash, "World On Fire" (12 septembre)

Lenny Kravitz, "Strut" (19 septembre)

L'info musicale de la semaine

Le chanteur de jazz américain Jimmy Scott, connu pour sa voix de soprano, est mort à 88 ans, ont rapporté les médias américains vendredi. L'artiste s'est éteint dans son sommeil jeudi chez lui à Las Vegas, a précisé le "Washington Post".

James Victor Scott était né à Cleveland dans l'Ohio en 1925 et avait commencé sa carrière dans les années 1940. Il a collaboré avec Lionel Hampton, Charlie Parker ou Ray Charles.

Il devait sa voix douce et aiguë au syndrome de Kallmann, une affection rare qui se caractérise notamment par l'arrêt de la puberté.

Son oeuvre a influencé bon nombre de musiciens, au nombre desquels la chanteuse pop Madonna qui a déclaré, selon le "Washington Post", que "Jimmy Scott est le seul chanteur qui me fait pleurer".