Modifié le 24 octobre 2013 à 18:50

"Plonger" de Christophe Ono-dit-Biot récompensé par l'Académie française

"C'est très émouvant de recevoir ce prix dans ce temple de la culture, pour un livre qui est justement un roman de la transmission, de l'émerveillement face à la beauté", a déclaré Christophe Ono-dit-Biot jeudi.
Après ce prix, le Goncourt et le Renaudot, pour lequel Christoph Ono-dit-Bio (photo) est aussi pressenti, seront notamment proclamés le 4 novembre. [PATRICK KOVARIK - ]
Le journaliste et écrivain Christophe Ono-dit-Biot a reçu jeudi le Grand prix du roman de l'Académie française pour le roman "Plonger".

Christophe Ono-dit-Biot a reçu jeudi le Grand prix du roman de l'Académie française pour "Plonger" (Gallimard). Cette récompense ouvre la saison des prix littéraires, marathon unique au monde et très prisé des Français.

Cet agrégé de Lettres a été choisi par onze voix, contre quatre à Thomas B. Reverdy pour son roman "Les Evaporés" et trois à Capucine Motte pour "Apollinaria, une passion russe", a précisé l'Académie.

Né en janvier 1975 au Havre, au nord de la France, Christophe Ono-dit-Biot est directeur adjoint de la rédaction de l'hebdomadaire "Le Point".

Un an après Dicker

Il a déjà publié quatre romans: "Désagrégé(e)" en 2000, prix La Rochefoucauld, "Interdit à toute femme et à toute femelle" en 2002, "Génération spontanée" en 2004, prix de la Vocation, et "Birmane", prix Interallié 2007, récompense qu'il avait dédiée au peuple birman.

L'an dernier, c'est le Genevois Joël Dicker qui avait remporté ce prix pour "La vérité sur l'affaire Harry Quebert".

ats/jgal

Publié le 24 octobre 2013 à 18:44 - Modifié le 24 octobre 2013 à 18:50

L'histoire récompensée

Dans "Plonger", César est journaliste. Il enquête sur la mort de sa femme qu'il a passionnément aimée, partie pour une destination inconnue en abandonnant leur petit garçon, Hector.

Son père relit d'ailleurs l'Iliade. "Ils l'ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau", écrit l'auteur en préambule à "Plonger", une oeuvre touffue de 400 pages où la mer et les requins tiennent une place énigmatique.

De l'Europe au pays d'Aladin, des musées aux profondeurs marines, "Plonger" est l'histoire d'un couple épris d'absolu dans une époque où il est de plus en plus difficile d'aimer et de se défaire de ce qui n'est pas essentiel.