Modifié le 16 juillet 2013 à 20:44

Bourde du Montreux Jazz, qui utilise une photo du petit Grégory

Le visage du petit Grégory illustre une publicité pour la garderie du festival.
Le visage du petit Gregory illustre une publicité pour la garderie du festival. [Twitter / @koramarok - ]
Une photo du petit Grégory, un enfant de 4 ans retrouvé assassiné en 1984 en France, a été utilisée par un graphiste pour illustrer une annonce publiée dans le journal du Montreux Jazz.

"C'est une erreur regrettable, dont on mesure la gravité", a déclaré un porte-parole du Montreux Jazz, répondant à une question sur l'utilisation d'une photo du petit Grégory dans le journal du festival. (voir encadré)

L'affaire a été révélée par un internaute, qui a fait du bruit sur internet. La photo légèrement filtrée illustre une publicité pour la garderie d'enfant du Festival et figure à la dernière page du "Montreux Jazz Chronicle".

"Nous avons immédiatement retiré tous les exemplaires du journal", a ajouté le porte-parole.

Les excuses du directeur Mathieu Jaton:

Une photo du petit Grégory utilisée par erreur à Montreux
L'actu en vidéo - Publié le 16 juillet 2013

afp/mre

Publié le 16 juillet 2013 à 17:39 - Modifié le 16 juillet 2013 à 20:44

"Deux erreurs"

Selon le porte-parole du festival, deux erreurs expliquent la bourde.

Premièrement, le journal emploie durant le festival des jeunes en formation pour la mise en page. En l'occurrence, un jeune graphiste étranger cherchait une image d'enfant pour illustrer la publicité sur la garderie.
Il aurait tapé "enfant" sur google images, et a choisi celle du petit Gregory sans savoir qui il était.

Deuxièmement, la rédaction en chef du journal n'a pas vu l'erreur car la photo était légèrement floutée, a encore indiqué le porte-parole.

L'affaire Grégory

L'affaire Grégory est une des plus importantes histoires judiciaires des 30 dernières années, et n'a jamais été résolue.

Le 16 octobre 1984, le corps du petit Grégory a été découvert dans une rivière, la Vologne. L'enfant a été retrouvé mains et jambes liées, à 7 kilomètres du domicile de ses parents, Christine et Jean-Marie Villemin.

Un mystérieux corbeau avait fait part du crime par un appel téléphonique quelques heures avant la découverte du corps. Le lendemain, le crime a été revendiqué par une lettre anonyme à Jean-Marie Villemin.

Le couple Villemin recevait depuis 4 ans des lettres de menaces de ce mystérieux corbeau, et la mort de leur fils a été considérée comme une exécution de ces menaces.