Modifié le 07 juillet 2012 à 01:14

Linkin Park retrouve son rock énergique pour "Living Things"

Linkin Park en concert à Shangai en 2009.
Linkin Park retrouve son rock à l'énergie adolescente. [ - ]
Après avoir expérimenté plusieurs pistes, Linkin Park revient à son rock pur à l'énergie adolescente avec "Living Things". Maroon 5 part dans tous les sens en s'essayant à la pop alors que Fiona Apple s'offre un nouvel album hermétique.

"A Thousand suns", dernier album de Linkin Park, avait surpris par son côté expérimental. Le groupe américain a donc décidé de retrouver son rock pour "Living Things". Et ce retour aux sources est franchement une réussite.


Ce nouvel opus met toutefois trop de temps à trouver son rythme de croisière. Les six premiers titres sont en effet d'un rythme trop convenu, comme si le groupe n'osait pas se lâcher. Les singles promotionnels "Lost in the Echo" et "Burn it down" font d'ailleurs étonnamment partie de ce retard au démarrage avec leur style trop classique qui manque nettement de punch.


Le retour de l'énergie adolescente

Il faut attendre le septième titre de "Living Things" pour enfin retrouver le meilleur de Linkin Park. "Victimized" et son rythme endiablé donnent l'impression de replonger des années en arrière, lorsque l'énergie adolescente du groupe l'avait propulsé au sommet avec le légendaire "Hybrid Theory". "Until it Breaks" offre pour sa part un étonnant mais plaisant son rap-groovy.


Au final, "Living Things" pêche par son allumage diesel, mais se rattrape largement par la suite et permet aux fans de retrouver leur Linkin Park. Il a le mérite d'oser des sorties de registres tout en garantissant les acquis.


 


 Maroon 5 part dans tous les sens

Après "Hands all over" paru en 2010 et un single à succès "Moves like Jagger", qui figure dans ce nouveau disque en duo avec Christina Aguilera, le groupe californien Maroon 5, emmené par son chanteur Adam Levine, revient avec un nouvel album intitulé "Overexposed".


Surexposé, le groupe l'a peut-être été et tente donc de se fondre dans la masse pop. Il s'est d'ailleurs entouré du producteur Max Martin, un des collaborateurs réguliers de Britney Spears, Katy Perry, Pink ou Usher. Ce qui garantit la présence de quelques tubes, comme le disco-rock "Doin Dirt", entraînant et fortement dansant.


Album hétéroclite sans ligne directrice

Le disque part ensuite dans toutes les directions, comme le légèrement reggae "One more night" ou le hip-hop "Payphone" dont le clip, réussi, reproduit les vignettes d'une bande dessinée où un homme, victime d'une déception amoureuse, se transforme en super-héros. Quant à la ballade "Sad", magnifiquement soutenue par le piano, elle pourrait laisser penser qu'Adam Levine a des envies de carrière solo...


Trop hétéroclite, "Overexposed" n'a pas la force rock de ses prédecesseurs, mais pourrait attirer un nouveau public au risque de décevoir les fans. Est-ce un jeu dangereux pour Maroon 5?



Fiona Apple trop hermétique

"The idler wheel is wiser than the driver of the screw and whipping cords will serve you more than ropes will ever do". Le titre du nouvel album de Fiona Apple a de quoi rebuter.


Il est en tout cas symbole de l'hermétisme du nouvel opus de la chanteuse américaine. Les dix titres mettent en avant sa voix puissante qui rugit parfois à la manière de Björk sur des accords piano et batterie entre classique et jazz. Mais hormis "Left alone", peu de titres sont accessibles à la première écoute. Ce manque d'ouverture risque d'empêcher "The idler wheel" de trouver un public. Dommage, car il y a du bon...




Victorien Kissling


Publié le 07 juillet 2012 à 01:11 - Modifié le 07 juillet 2012 à 01:14

LES SORTIES RECENTES ET A VENIR

Maroon 5, "Overexposed" (22 juin)

Linkin Park, "Living Things" (22 juin)

Daniel Powter, "Turn on the lights" (12 juillet)

NAS, "Life Is Good" (13 juillet)

Jimmy Cliff, "Rebirth" (13 juillet)

Missy Higgins, "Ol razzle dazzle" (16 juillet)

Iggy Pop, "Apres" (16 juillet)

Joss Stone, "Soul Sessions 2" (31 juillet)

Lunik, "What is next" (17 août)

Bloc Party, "Four" (20 août)

Alanis Morissette, "Havoc & Bright Lights" (24 août)

Get Well Soon, "Scarlet Beast O'Seven Heads" (24 août)

Tryo, "Ladilafé" (27 août)

Queens of The Stone Age, "Ultraviolet Robot" (31 août)

Mark Knopfler, "Privateering" (31 août)

Emily Loizeau, "Mothers & Tygers" (10 septembre)

Nelly Furtado, "Spirit Indestructible" (11 septembre)

Muse, "2nd Law" (14 septembre)

Green Day, "Uno" (21 septembre)

No Doubt, "Push & Shove" (21 septembre)

Tori Amos, "Gold Dust" (28 septembre)

Céline Dion, "Sans attendre" (5 novembre)

Indochine, nouvel album attendu en 2013

L'INFORMATION MUSICALE DE LA SEMAINE

Près d'un an après sa mort, une biographie de la chanteuse britannique Amy Winehouse écrite par son père Mitch est sortie aux Etats-Unis.

Amy ma fille, aux éditions HarperCollins, raconte l'histoire de la diva soul à la vie tumultueuse, depuis son enfance jusqu'à ses plus grands succès, par celui qui selon la maison d'édition était son "plus proche conseiller, son inspiration et son meilleur ami".

Y figurent également des photos inédites d'une chanteuse dont la mort subite à 27 ans le 23 juillet 2011 avait été vécue comme une tragédie par ses millions de fans.

Son père, ancien chauffeur de taxi et chanteur de jazz, ne cache rien des problèmes de sa fille, de sa dépendance à la drogue et à l'alcool, et du combat mené par ses proches pour l'arracher à des démons dont elle semblait enfin s'éloigner au moment de sa mort.

Par cet ouvrage de 320 pages, Mitch Winehouse entend "mettre un point final aux polémiques qui ont marqué" la vie de sa fille, selon la maison d'édition.

Il veut "faire savoir à quel point elle était une fille formidable, une fille normale, et à quel point les dépendances peuvent affecter n'importe quelle famille", avait-il lui même déclaré le mois dernier sur MSNBC.

"La dépendance est comme une maladie" et "les parents ne doivent pas se sentir coupables", avait-il ajouté.

Tous les profits de l'ouvrage, qui sera publié au Royaume Uni le 5 juillet, iront à la Fondation Amy Winehouse, créé après sa mort par son père.

Amy Winehouse, diva à la carrière météorique, était morte d'une absorption massive d'alcool après une période d'abstinence, ignorant les conseils de son médecin sur le risque mortel d'un tel comportement.

Sa chanson Rehab, l'un de ses plus grands succès, racontait son refus de suivre une cure de désintoxication.