Modifié le 27 septembre 2019 à 11:44

La charte des artistes et acteurs culturels pour le climat fait son chemin

Réflexions autour du futur de notre planète.
Une charte culturelle pour le climat Nectar / 53 min. / le 25 septembre 2019
Lancée au printemps par trois artistes romands, la "Charte des artistes pour le climat" compte à ce jour plus d'une centaine de signataires. Si elle ne fédère pas encore la majorité des acteurs du milieu, elle fait son chemin et interpelle.

L'urgence climatique touche la création artistique. Une Charte des artistes, acteurs et actrices culturel-le-s pour le climat pour le climat a été lancée au printemps dernier par trois artistes romands.

Le dessinateur Tom Tirabosco, le dramaturge Pierre-Louis Chantre et l'auteur de théâtre Camille Rebetez ont ainsi rédigé un document qui requiert l'adoption d'objectifs écologiques précis qui engagent ses signataires à réduire dans leurs activités l'impact sur l'environnement. Il s'agit également de sensibiliser leurs publics par leurs actions.

>> A écouter aussi: Quand le théâtre s'empare de l'écologie

Materiuum, une association genevoise qui collecte et revalorise des matériaux en provenance de lieux culturels ou d'entreprises.
Materiuum - genie.ch
La Matinale - Publié le 09 septembre 2019

Limitation du bilan carbone

Il s'agit ainsi de réduire ou de supprimer les voyages en avion pour pratiquer son art, renoncer à la voiture pour ses déplacements ou de se priver de viande, comme l'indique notamment le Genevois Tom Tirabosco. Il cite aussi l'exemple du chorégraphe français Jérôme Bel qui prépare des spectacles via Skype par exemple plutôt que de se déplacer en avion, tout comme sa troupe, à l'autre bout du monde pour régler des détails artistiques. La limitation du bilan carbone et la préférence aux transports terrestres et ferroviaires fait ainsi partie des résolutions que les artistes prennent.

Parmi les autres résolutions figure notamment la prédilection pour l'utilisation de matériaux locaux ou recyclés. Reste qu'agir de manière écoresponsable semble difficile aux yeux de beaucoup d'acteurs culturels et institutions et que de nombreuses questions restent en suspens, comme celle de savoir si finalement c'est à la culture de supporter des efforts que l'économie ne fait pas.

olhor

Publié le 26 septembre 2019 à 10:05 - Modifié le 27 septembre 2019 à 11:44