Modifié le 14 mai 2019 à 20:38

Avant l'Eurovision, la guerre de propagande fait feu de tout bois

Eurovision 2019 à Tel Aviv.
C'est arrivé loin de chez vous - Guerre de propagande à l'Eurovision C'est arrivé loin de chez vous / 2 min. / le 14 mai 2019
Malgré les appels au boycott, Israël maintient le cap et essaye de faire le buzz avec un clip diffusé sur les réseaux sociaux qui présente Tel Aviv comme une ville "gay friendly". Certains médias relèvent cette tentative d’exploitation de la cause LGBT pour améliorer son image.

"Des homosexuels qui s’embrassent dans la rue, ça se passe seulement à Tel Aviv" dit la chanson. Tel Aviv, citée "gay friendly" d’un Etat comme les autres, ouvert à la diversité, et peuplé de gens pacifiques, ce sont quelques uns des messages véhiculés par un clip officiel israélien qui tourne sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

Un clip réalisé pour la tenue, d’aujourd’hui à samedi, de la finale de l’Eurovision, dont le but est visiblement de casser des clichés ou des réputations. La vidéo interpelle à bien des égards. On y entend des paroles comme "Non, Israël n’est pas un pays de guerre et d’occupation" ou "Non, les juifs ne sont pas tous radins… "

Objectif buzz

Car Israël fait face à une vague de protestations et de boycott de la cérémonie. Malgré cela, le pays maintient le cap et essaye de faire le "buzz". La mission est partiellement accomplie: sur les réseaux sociaux le clip ne fait pas le plein de vues.

En revanche, les médias relèvent la tentative quelque peu maladroite de donner une image positive du pays. L’Autorité palestinienne s’élève contre l’appropriation dans le clip de Jérusalem, appelée "notre capitale bien-aimée", et même certains éditorialistes accusent Israël de "pinkwashing", c’est-à-dire l’exploitation de la cause LGBT pour améliorer son image.

>> A lire aussi: La "propagande" d'Israël dénoncée par les Palestiniens avant l'Eurovision

La guerre de propagande

Mais cette vidéo n’est qu’une arme parmi d’autres dans la guerre de propagande que se livrent deux camps farouchement opposés, sur la tenue à Tel Aviv de l’Eurovision 2019.

Les anti se regroupent sous la houlette du mouvement international BDS -Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël. Depuis des mois BDS multiplie les actions dans les médias, et les prises de position publique de stars.

N’ayant pu empêcher la tenue de l’évènement en Israël, ils veulent en perturber le bon déroulement. Israël craint des actions en direct sur place, et affirme avoir identifié des comptes activés par des robots pour inonder Twitter d’appels au boycott de la cérémonie qui vise à réunir 200 millions de téléspectateurs dans le monde.

Face à ce défi, Israël a lancé un "faux" site, bien référencé sur Google, et qui attire les recherches des internautes, pour mieux les perdre. Ici, BDS est rebaptisé "Beau, divers, sensationnel".

Depuis toujours, en matière de propagande, tous les coups sont permis.

>> Regarder le sujet du 19h30:

Le concours de l'Eurovision, entre vitrine pour Israël et menaces de boycott.
19h30 - Publié le 14 mai 2019

Alain Franco/mcc

>> A découvrir notre site dédié à Eurovision 2019. 

Publié le 14 mai 2019 à 12:15 - Modifié le 14 mai 2019 à 20:38