Modifié le 11 janvier 2019 à 10:14

A Sierre, une ''nouvelle'' école d'art s'ajoute à celles du bassin lémanique

Interview de Jean-Paul Felley, directeur de l'EDEH A en Valais (vidéo)
Interview de Jean-Paul Felley, directeur de l'EDEH A en Valais (vidéo) La Matinale / 6 min. / le 11 janvier 2019
A Sierre, l'Ecole cantonale d'art (ECAV) devient l'Ecole de design et haute école d'art du Valais (édhéa). Selon son directeur, Jean-Paul Felley, cette dernière-née se démarquera de la HEAD, à Genève, et de l'ECAL, à Renens, par sa situation et ses formations en son.

L'ECAV fête ses 70 ans sous un autre nom: l'édhéa. A la tête de l'institution depuis six mois, Jean-Paul Felley a voulu profiter de cet anniversaire pour marquer le changement. ''Quand je suis entré en fonction, j'ai remarqué plusieurs problèmes avec l'ECAV, explique-t-il. Il y manquait notamment un point sur le design, alors que deux-tiers des étudiants sont dans ce domaine ainsi qu'en graphisme.''

Canton sans université, le Valais est déjà bien doté en termes de Hautes écoles. Et il existe déjà deux institutions d'art en Suisse romande: la HEAD de Genève et l'ECAL, à Renens. Y a-t-il de la place pour une troisième école, à Sierre ? ''C'est certain, répond Jean-Paul Felley. L'idée n'est pas forcément de concurrencer, il y a de la place pour tout le monde.'' Pour se démarquer, il mise sur des formations poussées en son, alors que la HEAD est reconnue pour la mode et l'ECAL pour la technologie.

Situation particulière

Selon le directeur, ces nouvelles ambitions ne sont pas en contradiction avec une ville de la taille de Sierre. ''L'édhéa est une des plus grandes écoles de graphisme de Romandie. On souhaite amener des professeurs de qualité, des nouveaux locaux. Sierre est développée industriellement, tout en étant proche de la nature. Je connais beaucoup d'artistes qui aiment être à distance des sites urbains pour se concentrer sur leur travail. ''

Un changement de nom pour souligner les deux pans de l'école, qui ne signifie pas pour autant un bouleversement pour ses inscrits. ''Le rythme académique est maintenu, assure le directeur. C'est surtout un changement d'image.'' L'école prévoit en revanche des événements pour fêter ses 70 ans.

Propos recueillis par Romaine Morard

Adaptation web: Alexia Nichele

Publié le 11 janvier 2019 à 08:08 - Modifié le 11 janvier 2019 à 10:14