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Le juge qui a inculpé Nicolas Sarkozy et des journalistes menacés de mort

Nicolas Sarkozy "s'interroge" sur l'impartialité du juge d'instruction Jean-Michel Gentil. [Patrick Bernard - AFP]
Nicolas Sarkozy "s'interroge" sur l'impartialité du juge d'instruction Jean-Michel Gentil. [Patrick Bernard - AFP]
Le juge d'instruction français Jean-Michel Gentil qui vient d'inculper Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt, ainsi que deux journalistes ont reçu des lettres menaçantes, accompagnées de munitions.

Le juge d'instruction Jean-Michel Gentil, qui vient de mettre l'ex-président français Nicolas Sarkozy en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt est menacé de mort. L'affaire a été révélée par le Syndicat de la magistrature (SM), dont plusieurs membres étaient visés par ce courrier, et confirmée par d'autres sources.

Un proche de Jean-Michel Gentil a précisé que ce courrier contenant "des menaces caractérisées" était arrivé au parquet de Bordeaux, "qui a dû diligenter une enquête préliminaire", et a saisi la police, a indiqué une autre source.

La lettre était adressée à "Monsieur Gentil du Syndicat de la Magistrature", alors qu'il n'en fait pas partie, et on l'y accuse d'avoir "franchi l'irréparable".

Deux journalistes français, Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) et Michaël Darmon (I-Télé) ont également reçu des lettres de menaces similaires, accompagnées de balles de gros calibre, selon une information de L'Express.

Commentaires virulents

"Vous êtes physiquement bien protégé", lance l'auteur au juge, "mais l'un des vôtres va disparaître". Il est précisé que "les cartouches jointes sont à blanc, en attendant de monter nos interventions", et il est précisé que les laboratoires d'expertise ne parviendront pas à trouver trace des auteurs de ces lettres.

Dans son communiqué, le SM remarque que "la violence des propos de la garde rapprochée de l'ancien président et l'oeuvre de décrédibilisation de la justice à laquelle elle s'est livrée ne peuvent que susciter l'incompréhension des citoyens, la perte de confiance en l'institution judiciaire et, pour finir, l'insupportable déchaînement de haine envers les magistrats chargés de rendre la justice".

Jean-Michel Gentil a mis Nicolas Sarkozy en examen pour abus de faiblesse à l'encontre de Liliane Bettencourt, jeudi dernier.(Lire: Mis en examen, Nicolas Sarkozy dénonce un traitement "scandaleux")

Une décision qui a suscité des commentaires particulièrement virulents de la part d'une grande partie de l'opposition, et notamment de l'ancien conseiller spécial de l'ancien président Henri Guaino, que M. Gentil a décidé de poursuivre pour ses propos.

afp/pym  

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