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Un 2e dauphin meurt dans un parc thurgovien

La Protection suisse des animaux qualifie Connyland de "mouton noir" pour les conditions de détention des animaux. [Regina Kuehne - Keystone]
La Protection suisse des animaux qualifie Connyland de "mouton noir" pour les conditions de détention des animaux. [Regina Kuehne - Keystone]
Un nouveau dauphin est mort dimanche au Connyland de Lipperswil (TG). Il s'agit du deuxième mammifère marin à périr en moins d'une semaine dans le parc d'attraction.

La police n'exclut pas qu'un empoisonnement soit à l'origine du nouveau décès. Le Ministère public a ouvert une enquête. La dépouille du dauphin est actuellement examinée par un institut de pathologie animale, indique la police thurgovienne lundi dans un communiqué. Il s'agit du huitième animal à périr dans le parc d'attractions en trois ans.


Un lien avec la mort, toujours pas élucidée, d'un autre dauphin, mardi dernier, n'est pas impossible. L'état de santé du dauphin mort dimanche s'était soudainement détérioré. Malgré l'intervention rapide d'un vétérinaire, l'animal n'a pas pu être sauvé.


Levée de boucliers

La mort du premier dauphin la semaine passée au Connyland a suscité une levée de boucliers de la Protection suisse des animaux (PSA) et de l'organisation OceanCare. A leurs yeux, les conditions de détention sont inacceptables. Pour la PSA, les bassins d'élevage sont trop petits et ne peuvent pas reproduire les conditions de vie dans l'océan.


Après la mort de l'animal mardi dernier, l'organisation allemande de protection des baleines et dauphins WDSF avait évoqué un lien avec une fête techno organisée il y a 10 jours près du delphinarium. Le système immunitaire a pu être endommagé par la musique, selon WDSF. L'association s'était opposée à la tenue de la soirée techno si près des dauphins, sans succès.


En 2010, OceanCare et la Fondation pour l'animal en droit avaient déposé une plainte pénale contre Connyland pour violation grave de la loi sur la protection des animaux. Elle est toujours pendante.


Pas d'interdiction

Au Connyland, personne n'était joignable lundi pour une prise de position. Le vétérinaire cantonal thurgovien Paul Witzig s'est de son côté dit "très affecté", lundi sur les ondes de la radio alémanique DRS. Toutefois, il n'y a pas de raison de retirer au Connyland son permis, selon lui. En effet, le delphinarium respecte les directives.


Même son de cloche du côté de l'Office vétérinaire cantonal. Pour son directeur Hans Wyss, qui s'exprimait dans la presse dominicale, il n'y a pas de raison d'intervenir au Connyland. Les conditions de détentions de dauphins sont déjà sévères en Suisse, selon lui. Une interdiction des importations n'est pas à l'ordre du jour.


Les parlementaires fédéraux devront néanmoins se pencher sur la question. La conseillère nationale Brigitta Gadient (PBD/GR) a déposé une motion pour l'interdiction d'importer des cétacés. Une pétition à l'appui de cette motion munie de plusieurs milliers de signatures doit être déposée cette semaine à Berne.


En liberté, un dauphin peut atteindre l'âge de 50 ans. L'animal mort la semaine dernière n'avait que 8 ans. Connyland est le seul delphinarium de Suisse.


agences/cab


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Connyland qualifié de "mouton noir"

Dans son rapport publié le 22 septembre sur les conditions de détention des animaux de 30 zoos et parcs animaliers en Suisse, la Protection suisse des animaux (PSA) avait qualifié le parc Connyland de "mouton noir".

Comme dans le parc animalier du Grimselblick (VS), la PSA estime que les exigences de garde des animaux sauvages sont ignorées à Lipperswil.

De manière génélale, les bassins d'élevage sont trop petits et ne peuvent pas reproduire les conditions de vie dans l'océan, estime la PSA.

De manière générale, l'organisation avait salué les nombreux progrès réalisés.

Le zoo de Zurich est notamment mis avant pour les projets d'amélioration des installations pour éléphants et le Zoo de Bâle pour la modernisation du pavillon des singes et de l'enclos des rhinocéros.

Le parc d'attractions Connyland