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Interdiction de fumer: effet bénéfique aux HUG

Paléo se plie à la nouvelle loi vaudoise. [dominic favre - Keystone]
Paléo se plie à la nouvelle loi vaudoise. [dominic favre - Keystone]
A Genève, l'interdiction de fumer dans les lieux publics prise il y a un an et demi produit déjà ses effets sur la santé publique. Une étude publiée lundi relève une baisse des hospitalisations aux Hôpitaux universitaires de Genève pour des infarctus et pour des affections respiratoires.

L'étude, conduite par le docteur Jean-Paul Humair, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), arrive aux mêmes conclusions que d'autres études sur le même sujet menées à l'étranger ou en Suisse. Le canton des Grisons a ainsi constaté une nette baisse des crises cardiaques à l'hôpital de Coire.


Recul moindre à Genève

Depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les hospitalisations de résidents genevois pour des infarctus du myocarde ont reculé de 7% aux HUG. La baisse constatée à Genève est toutefois moins spectaculaire que la diminution moyenne de 17% observée ailleurs.


Plusieurs raisons expliquent cet écart. L'échantillon analysé est assez petit et l'étude a porté sur une période relativement courte. De plus, à Genève, la réduction à l'exposition à la fumée passive s'est faite progressivement.


Les hôpitaux, les écoles, l'administration et des entreprises privées, avaient banni la cigarette avant octobre 2009.


Premières données sur les affections respiratoires

Alors que les études foisonnent sur le nombre d'infarctus en rapport avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les données sont nettement plus rares concernant les effets d'une telle mesure sur les affections respiratoires.


"A ma connaissance, rien n'a encore été publié sur le sujet", a indiqué Jean-Paul Humair. Les chiffres collectés aux HUG sont donc une première.


L'étude genevoise relève ainsi une diminution de 19% des hospitalisations des résidents pour des affections respiratoires. "Un résultat hautement significatif", a commenté le docteur Humair. Il faudrait maintenant le corroborer avec d'autres études menées ailleurs.


Gouvernement cantonal ravi

Les HUG vont continuer à suivre l'évolution des maladies liées au tabac ces prochaines années. Le conseiller d'Etat Pierre-François Unger, chef du département de la santé, s'est de son côté félicité des résultats déjà obtenus. Ils justifient "largement que les non-fumeurs soient protégés de la fumée des fumeurs".


Selon le magistrat PDC, l'interdiction de fumer est assez bien appliquée. Depuis octobre 2009, 524 contraventions ont été dressées, dont 121 à des gérants de lieux publics, comme des cafés ou des boîtes de nuit.


ats/pym


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