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Daniel Bausch: "Il est un peu trop tôt pour parler de la fin du coronavirus"

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état mardi de 24'602 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplorait 16 décès supplémentaires et 129 malades ont été hospitalisés.

- Invité mardi soir sur le plateau du 19h30, le virologue et infectiologue Daniel Bausch, fin connaisseur des politiques de santé publique, estime également qu'il est "un peu trop tôt pour parler de la fin de la pandémie".

- Les infections au coronavirus se trouvent à un niveau "jamais atteint, au point que les vagues précédentes paraissent toutes petites", a indiqué Virginie Masserey lors du point presse de l'OFSP.

- L'Université de Neuchâtel va organiser à distance la session d'examens qui débute lundi prochain. Une décision prise en raison de l'explosion des cas de Covid-19 et pour ne pas prétériter les étudiants en quarantaine ou en isolement.

- Les écoles romandes ont rouvert leurs portes lundi, malgré la grogne soulevée par le port du masque dès l'âge de 8 ans. L'absentéisme est toutefois limité jusqu'ici, malgré des appels au boycott.

- La pression pour réduire la durée des quarantaines, voire les supprimer, augmente de jour en jour. Après les faîtières de l’économie cette semaine, plusieurs ministres cantonaux de la Santé plaident pour une telle solution. Le Conseil fédéral va prendre des décisions mercredi à ce sujet, a indiqué Ueli Maurer.

Suivi assuré par RTSinfo

20h30

Omicron laisse planer l'espoir d'une fin de pandémie sur toute l'Europe

Alors que la vague Omicron déferle sur l'Europe, de plus en plus de responsables politiques et sanitaires affichent leur optimisme sur la possibilité que cette vague soit la dernière. Dernier exemple en date, le Premier ministre espagnol, qui déclare dans une interview accordée au journal El País vouloir désormais surveiller le Covid-19 comme la grippe.

Un virus qui s'épuise et une population qui atteint une immunité conséquente, voilà qui laisse espérer une sortie de crise prochaine. Mais si plusieurs scientifiques ont confirmé la pertinence d'une telle hypothèse, l'OMS tempère toutefois: avec ce coronavirus, rien n'est sûr, et de nouvelles évolutions pourraient rapidement imposer de nouvelles mesures.

>> Les explications de Cédrinne Vergain dans le 19h30:

La vague Omicron pourrait mettre un terme à la pandémie. [RTS]
La vague Omicron pourrait mettre un terme à la pandémie. / 19h30 / 2 min. / le 11 janvier 2022

Invité mardi soir sur le plateau du 19h30, le virologue et infectiologue Daniel Bausch, fin connaisseur des politiques de santé publique, estime également qu'il est "un peu trop tôt pour parler comme ça".

"Je veux être optimiste. Je ne pense pas que l'on peut voir la fin de l'épidémie, mais on peut être optimistes sur les outils que nous avons. On a des tests, des vaccins, une connaissance sur le virus, il faut apprendre à gérer avec tout ça", dit-il.

Il rappelle en outre que la situation est spécifique à l'Europe. "Nous avons, en Afrique, la plupart de la population qui n'est pas vaccinée et qui n'en a pas les moyens", rappelle-t-il. "Et tant qu'il y a une transmission du virus dans le monde, il y a toujours la possibilité d'avoir un prochain variant" qui peut échapper aux protections.

>> L'interview complète de Daniel Bausch dans le 19h30:

Daniel Bausch, virologue et infectiologue, réagit au scénario d'une "fin" de la pandémie. [RTS]
Daniel Bausch, virologue, commente la possible immunité collective liée à la vague Omicron. / 19h30 / 3 min. / le 11 janvier 2022

20h00

Raccourcir les quarantaines est "scientifiquement raisonnable"

Près de 150'000 personnes sont retenues chez elles aujourd'hui en Suisse en raison de quarantaines, dont près de 108'000 testées positives qui sont en isolement.

Dans ce contexte, et alors que ces quarantaines ont un impact sur le fonctionnement des structures de la société, le Conseil fédéral décidera mercredi s'il raccourcit la durée de ces quarantaines et isolements. Et dès mardi, la task force fédérale et plusieurs experts ont annoncé qu'il n'y voyaient pas d'obstacle scientifique.

>> L'état des lieux de la situation par Pierre Nebel dans le 19h30:

Les experts fédéraux ne voient pas d'obstacle scientifique à raccourcir la durée des quarantaines et des isolements. [RTS]
Les experts fédéraux ne voient pas d'obstacle scientifique à raccourcir la durée des quarantaines et des isolements. / 19h30 / 2 min. / le 11 janvier 2022

16h45

Des experts de l'OMS appellent à de nouveaux vaccins

Les 18 expertes et experts indépendants mandatés par l'OMS estiment qu'il faut de nouveaux vaccins, avec plus d'impact pour empêcher les infections et la propagation du coronavirus. Selon eux, la lutte contre la pandémie n'est "probablement" pas viable à coups de boosters de produits actuels.

Jusqu'à ce que de nouveaux vaccins soient établis, il se peut que la "composition" des produits actuels doive être actualisée, ont affirmé ces scientifiques mardi à Genève, dans une évaluation intermédiaire. Selon ces spécialistes, il ne faut pas seulement pouvoir réduire les cas graves et les hospitalisations. Les vaccins doivent être davantage efficaces pour diminuer la propagation à l'intérieur des différentes communautés.

Appel à plus de transparence des fabricants

Et parmi les pistes, un vaccin monovalent établi pour lutter contre le principal variant en circulation serait confronté aux défis liés à l'arrivée rapide de nouvelles souches. Les experts mentionnent deux autres scénarios, celui d'un vaccin rassemblant des antigènes de plusieurs variants différents ou, plus durable, répondant à l'arrivée de n'importe quelle nouvelle composante du virus.

En attendant, le groupe demande aux fabricants de relayer leurs données sur l'efficacité des produits actuels et ceux prévus pour cibler directement Omicron.

15h15

La crête de la vague Omicron dans les 2 prochaines semaines

La crête de la vague Omicron est attendue dans les deux prochaines semaines, a indiqué Tanja Stadler, présidente de la Task Force scientifique Covid-19 de la Confédération. Il faut s'attendre à plusieurs milliers d'hospitalisations.

Actuellement, les infections doublent tous les huit à dix jours. Selon la professeure de l'EPF de Zurich, entre 80 et 300 nouveaux malades du Covid pourraient se retrouver aux soins intensifs par semaine au plus fort de la vague Omicron. De 10% à 30% de la population pourraient être infectés en une semaine.

Au terme de cette vague, 65% à 85% de la population devraient être immunisés contre Omicron, soit par infection soit par la vaccination. La suite est encore difficile à prédire, mais l'on peut espérer une détente avec l'arrivée du printemps, selon la spécialiste. Il n'est toutefois pas exclu que de nouveaux variants arrivent.

Enfin, d'un point de vue scientifique, compte tenu du temps d'incubation plus court et des symptômes plus légers d'Omicron, une réduction des quarantaines et des isolements est sensée. Cinq à sept jours constituent un compromis acceptable, a encore dit Tanja Stadler.

15h00

"Après près de deux ans de pandémie, certains ne comprennent toujours pas pourquoi on doit s'isoler"

Les cellules de traçage de contact dans les cantons sont aux limites de leur capacité, a déclaré mardi Marina Jamnicki, médecin cantonale des Grisons et membre du comité directeur de l'association des médecins cantonaux. Dans ce contexte, la forte hausse du nombre de cas et l'intervalle entre un test et son résultat, souvent trop long, représentent un vrai défi.

Cela a pour conséquence que les services de traçage ne peuvent parfois pas atteindre toutes les personnes infectées dans les temps voulus. Les processus sont aussi de plus en plus automatisés, via des SMS et des enregistrements en ligne.

"Après près de deux ans de pandémie, certaines personnes ne comprennent toujours pas pourquoi on doit s'isoler", déplore Marina Jamnicki. De nombreuses personnes ont des symptômes très légers, mais elles doivent quand même respecter les règles.

14h50

L'armée dans huit cantons

L'armée suisse est actuellement engagée dans huit cantons pour le service d'appui coronavirus. Au total, 476 personnes sont déployées, a indiqué mardi le commandant de corps Hans-Peter Walser, remplaçant du chef de l'Armée.

Parmi elles, 135 sont des volontaires, a-t-il précisé lors du point de presse des experts de la Confédération à Berne. Les huit cantons concernés sont l'Argovie, Fribourg, Genève, le Jura, Lucerne, Neuchâtel, Nidwald et le Valais, a précisé l'officier.

14h40

Des contaminations à un niveau "jamais atteint"

Les infections au coronavirus continuent d'augmenter. Elles se trouvent actuellement à un niveau "jamais atteint, au point que les vagues précédentes paraissent toutes petites", a indiqué Virginie Masserey, de l'OFSP.

L'augmentation est très rapide depuis deux semaines, a souligné la cheffe de section à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), lors du point de presse des experts de la Confédération.

Un "malentendu"

Les personnes ayant subi un test antigénique positif doivent toujours se soumettre à un test PCR de confirmation. Cette mesure est toujours en vigueur, a précisé Virginie Masserey.

Il y a eu un "malentendu" dans les médias dominicaux. L'office avait indiqué dimanche être en train de revoir sa stratégie en matière de dépistage. Mais aucune décision n'a encore été prise.

Quarantaines adaptées "prochainement"

Le Conseil fédéral devrait également décider "prochainement" d'adapter son ordonnance concernant les quarantaines, a souligné Virginie Masserey. Actuellement, l'un des défis est l'absence de personnel due notamment au Covid, a-t-elle admis, estimant que le nombre de personnes manquantes pourrait aller jusqu'à 10 à 15%. Il va falloir trouver "un bon compromis", un "équilibre" pour permettre aux services essentiels de continuer à fonctionner, a-t-elle ajouté.

L'OFSP avait émis à la fin décembre des recommandations à l'intention des cantons, permettant de limiter les quarantaines à sept jours et de les limiter aux personnes les plus susceptibles d'être infectées, à savoir celles vivant avec une personne malade ou entretenant une relation intime avec elles.

14h20

Vaud augmente la capacité de ses centres de tests

Face à l'accroissement exponentiel du nombre de contaminations et l'explosion de la demande en tests, le canton de Vaud augmente les capacités des centres de tests. L'objectif est de supprimer les délais d'attente pour les tests PCR et la réception des résultats. La priorité sera en outre accordée aux personnes symptomatiques.

Un centre à Gland

Le canton a décidé d'augmenter les capacités de tests à Beaulieu à Lausanne à 5000 tests par jour (au lieu de 3000 actuellement), dès mercredi 12 janvier. Il offrira ainsi une capacité totale de tests pour l'ensemble du canton de 10'000 tests, indiquent les autorités politiques et sanitaires vaudoises.

Un centre sera également ouvert à Gland dès mardi 18 janvier. Il partagera les locaux situés sur l'emplacement du centre de vaccination.

De plus, afin de garantir un délai de réponse réduit au minimum pour les résultats des tests PCR, Vaud renforce aussi les capacités d'analyse, avec l'appui du laboratoire du CHUV et de laboratoires privés.

Asymptomatiques envoyés vers les privés

Conséquences de l'adaptation du dispositif, les personnes asymptomatiques et celles qui prévoient un voyage devront s'adresser aux prestataires de test privés, avertit le canton.

Désormais et jusqu'à l'amélioration de la situation épidémiologique, les centres de test de Beaulieu et prochainement de Gland seront uniquement dédiés aux personnes symptomatiques. Les tests des enfants symptomatiques sans consultation pédiatrique sont maintenus.

13h50

Fribourg ferme son service de contrôle des habitants

La Ville de Fribourg boucle les guichets physiques de son service de contrôle des habitants entre mercredi et le 21 janvier inclus. La fermeture exceptionnelle est due au manque temporaire de personnel en lien avec le contexte sanitaire du Covid-19.

La pénurie d'employés rend difficile l'accueil en présentiel dans les meilleures conditions, a indiqué la Ville de Fribourg. Toutes les prestations restent cependant garanties, par téléphone et par courriel, précise le communiqué. Le service devrait rouvrir ses portes au public le 24 janvier.

13h30

Plus de 24'000 cas en 24 heures

L'Office fédéral de la santé publique a fait état de 24'602 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. On déplore seize décès supplémentaires et 129 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 20'742 cas, soit 3860 de moins. Le même jour, il dénombrait quinze décès et 109 hospitalisations supplémentaires.

Actuellement, 679 personnes se trouvent aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 31,20% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 75,90%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 66'659 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 36,9%, contre 33,8% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,36.

Le variant Omicron représente 76,7% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Au total, 67,61% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans, la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 76,93%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 68,20% des personnes âgées de 65 ans et plus et 30,75% de l'ensemble de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 286'817, soit 3293,21 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'571'376 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 15'518'403 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'047 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 40'608.

12h15

Zoug renonce aux tests généralisés dans les écoles

Après les Grisons et l'Argovie, Zoug réduit à son tour le dépistage généralisé du coronavirus dans ses écoles. L'un des laboratoires partenaires est débordé par la vague du variant Omicron, invoquent les autorités zougoises.

En février dernier, le canton de Suisse centrale avait introduit des tests PCR groupés dans toutes les classes deux fois par semaine. Il était le seul à aller aussi loin en la matière.

Le laboratoire concerné n'arrive plus à analyser les tests PCR dans un délai suffisamment rapide, indique le département cantonal de la santé. Il s'occupait jusque-là des tests groupés des écoles de sept communes dont le chef-lieu Zoug. Ces tests sont supprimés avec effet immédiat dans certains établissements scolaires de ces communes.

Au total, près de la moitié des élèves testés jusque-là dans le canton ne soumettra plus sa salive aux tests groupés. Les parents concernés en ont été informés. En cas d'infections dans l'une des classes non testées, le canton réintroduira des tests dans l'école en question.

11h55

Des examens en période Omicron: le témoignage

Passer ses examens en présentiel, en pleine vague Omicron, ça l’inquiète beaucoup: Raja a 22 ans, elle est étudiante en 3e année de Relations Internationales, à l’Université de Genève.

Avec le nombre de cas qui augmente, et les risques de contaminations, de plus en plus d’étudiantes et d’étudiants s’indignent du maintien des examens en présentiel. Raja explique pourquoi.

Le témoignage de Raja, qui doit passer ses examens en présentiel, en pleine vague Omicron [RTS]
Le témoignage de Raja, qui doit passer ses examens en présentiel, en pleine vague Omicron / L'actu en vidéo / 4 min. / le 11 janvier 2022

11h45

La solidarité boostée par la pandémie

La pandémie de coronavirus a suscité une grande solidarité en Suisse en 2020. Huit ménages sur dix ont fait un don à une organisation à but non lucratif. Le volume des dons a dépassé pour la première fois la barre des deux milliards de francs.

Le montant moyen annuel des dons de chaque ménage est passé de 300 à 350 francs, indiquent Swissfundraising et la fondation Zewo dans leur rapport annuel publié mardi.

Les Alémaniques se sont montrés les plus généreux (400 francs par ménage), devant les Tessinois (350 francs). La Suisse romande affiche le chiffre le plus bas avec 200 francs par ménage, un montant inchangé depuis 2017.

>> Plus d'informations: Les Suisses ont fait don de deux milliards de francs pour les oeuvres d'entraide

11h25

La snowboardeuse Patrizia Kummer file se mettre en quarantaine à Pékin

Patrizia Kummer se rendra dès cette semaine à Pékin, alors qu'elle n'est pas encore définitivement sélectionnée pour les Jeux olympiques. Elle va y suivre une quarantaine de 21 jours.

La championne olympique de snowboard 2014 a choisi de ne pas se faire vacciner contre le Covid-19, pour des raisons personnelles. "Je respecte les règles des autorités et du CIO", a déclaré la Valaisanne de 34 ans.

"Je me concentre pleinement sur mes objectifs sportifs aux JO de Pékin. Je ne peux rien influencer d'autre", a-t-elle ajouté.

11h00

Examens à distance à l'Université de Neuchâtel

L'Université de Neuchâtel organise à distance la session d'examens qui va s'ouvrir lundi prochain. Elle a pris cette décision en raison de l'explosion des cas de Covid-19 liés au variant Omicron et pour ne pas prétériter les étudiants en quarantaine ou en isolement.

L'institution académique a confirmé à Keystone-ATS cette information des médias neuchâtelois. La décision que les examens ne se dérouleront pas en présentiel a été communiquée mardi aux étudiants. C'est la troisième fois qu'une session d'examens se déroule à distance, a expliqué le chef de la communication Nando Luginbühl.

C'est après avoir pris l'avis des quatre facultés que le rectorat de l'Université a décidé de renoncer aux examens en présentiel. Ceux-ci devaient débuter jeudi avec la Faculté des sciences économiques. Mais ils ont été repoussés à lundi pour permettre aux étudiants de se préparer à ce changement à court terme.

10h40

Delta fait de la résistance

Raccourcir les quarantaines et les isolements liés au Covid-19, est-ce bien raisonnable sur le plan épidémiologique? La question peut se poser alors que certains responsables politiques et acteurs économiques estiment qu'il faut sauter le pas.

Très virulent, le variant Delta, bien que minoritaire désormais, reste très présent en Suisse et résiste aux côtés d'Omicron. Fin décembre, il représentait encore la moitié des cas, selon les chiffres publiés lundi par l'OFSP. Des données à prendre toutefois avec des pincettes, de l'aveu même de la Confédération.

En ce moment, la Suisse fait donc face à une double vague épidémique. Mais selon l'infectiologue Didier Pittet, cela ne devrait pas durer. "Omicron va forcément prendre la place de Delta. Il l'a fait un peu partout. Il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas en Suisse, mais probablement que la mauvaise couverture vaccinale nous gêne, car nous n'avons pas encore digéré notre vague Delta", explique-t-il dans La Matinale.

Il n'y a toutefois pas de raisons de remettre en question la nécessité d'alléger les mesures de quarantaine ou d'isolement. Bon nombre d'épidémiologistes estiment aussi que le pays n'a plus vraiment le choix pour continuer à fonctionner.

Pour Didier Pittet, la Suisse doit poursuivre en prenant des mesures différenciées en fonction de l'immunité de chacun.

>> Plus d'informations dans le sujet de La Matinale:

La Suisse fait face à une double vague avec Delta et Omicron. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
Delta, Omicron, le point sur la situation épidémiologique / La Matinale / 1 min. / le 11 janvier 2022

10h15

Le Covid-19 a modifié le type de logements recherché

Un logement plus spacieux, de préférence avec un balcon ou un jardin et si possible en dehors des centres urbains: ce sont les biens immobiliers qui ont été les plus recherchés au second semestre 2021 en Suisse, selon un rapport de la commission fédérale du logement.

La pandémie a bousculé les envies d'habitations de la population. Il a notamment fallu faire de la place au télétravail. Les Suissesses et les Suisses se sont donc mis à la recherche d'un bien pouvant abriter une pièce supplémentaire pour aménager un bureau.

Et puisque le trajet entre la chambre à coucher et la table de travail était de toute façon plus court que celui du domicile au bureau, autant aller habiter en dehors des centres urbains, également parce que les habitations y sont moins chères.

Le rapport souligne également que le nombre de personnes souhaitant acquérir un logement a augmenté, avec une conséquence directe sur les prix, qui ont pris l'ascenseur.

Ces tendances mettent au défi l'industrie de la construction qui, elle, n'a pas pâti de la pandémie. Actuellement, elle privilégie les logements plus petits. Toutefois, pour des raisons de planification, elle ne peut pas réagir instantanément à l'évolution de la demande.

>> Plus d'explications dans La Matinale:

Le Covid-19 a modifié le type de logement recherché par la population. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]Salvatore Di Nolfi - Keystone
Le Covid-19 a modifié le type de logement recherché par la population suisse / La Matinale / 1 min. / le 11 janvier 2022

09h45

Une décision sur les quarantaines mercredi, affirme Ueli Maurer

Le Conseil fédéral décidera mercredi d'éventuelles mesures supplémentaires contre la cinquième vague du coronavirus, a déclaré lundi soir le ministre Ueli Maurer. L'un des points importants de la réunion sera une éventuelle réduction de la durée de la quarantaine.

Mais des fermetures ne sont pas indiquées pour le moment, car la situation dans les hôpitaux reste sous contrôle, a précisé le ministre des finances dans l'émission EcoTalk de la télévision publique alémanique SRF. Il s'est dit clairement opposé à de telles mesures.

La Suisse a manifestement besoin de plus de lits en soins intensifs, a ajouté Ueli Maurer. Une solution doit être trouvée pour les futures pandémies, a-t-il poursuivi.

09h20

Les enfants, nouveau champ de bataille de la crise du Covid?

Le port du masque à l'école suscite beaucoup de réactions et de colère chez plusieurs parents d'élèves. Certains refusent même d'envoyer leurs enfants à l'école, doutant de la pertinence de la mesure et dénonçant des effets psychologiques nocifs pour les petits. Dimanche, des centaines de parents ont manifesté contre cette mesure à Tavannes, dans le Jura bernois, et 500 environ lundi soir à Berne.

>> Plus d'infos dans notre article: Les enfants sont-ils le nouveau champ de bataille de la crise du Covid?

Du côté de Neuchâtel, le chef du Service de l'enseignement obligatoire veut privilégier le dialogue avec les familles réfractaires. "Il faut rappeler aux parents qui seraient tentés de s'engager dans cette voie que l'école joue un rôle central au niveau de la socialisation. Les enfants ont besoin de pouvoir rencontrer des camarades, des adultes, des enseignants compétents. Et à chaque fois qu'il y a des absences, c'est un retard qu'on prend sur le programme scolaire", a insisté Jean-Claude Marguet mardi dans La Matinale, pointant du doigt le risque de décrochage scolaire.

>> Ecouter son interview:

Jean-Claude Marguet, chef du service de l'enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
A Neuchâtel, les élèves ont repris les cours, mais certains parents sont encore réfractaires au masque / La Matinale / 1 min. / le 11 janvier 2022

"Cette discussion est un champ de bataille!", a convenu le spécialiste en psychologie des enfants et ancien président de l'Association suisse de psychologie de l'enfance et de l'adolescence Philipp Ramming, invité de La Matinale. Il dit comprendre parfaitement les parents qui menacent de ne plus envoyer leur progéniture à l'école.

"Les enfants sont intimement liés aux parents, qui sont responsables d'eux. Certains ont le sentiment que l'Etat commence à vouloir éduquer tout le monde. Ils ont l'impression d'être mis à l'écart, de perdre leur compétence de chef de la famille", analyse le spécialiste.

Le comportement des parents n'est pas anodin

Dans le cas des mesures anti-Covid, le comportement des parents réfractaires n'est cependant pas anodin, estime-t-il. "Il complique l'adaptation des enfants à la nouvelle situation. Normalement, les enfants s'adaptent assez facilement. Mais si les parents craignent qu'il y ait des difficultés, les enfants reprennent cette idée, ces sentiments", met-il en garde. "Puisqu'il y a maintenant ces mesures, il faut aussi s'adapter à cette situation, soutenir l'adaptation des enfants plutôt que les utiliser pour une guerre".

>> Ecouter l'interview complète de Philipp Ramming dans La Matinale:

Des parents manifestent contre le port du masque à l’école primaire (vidéo): interview de Philipp Ramming [RTS]
Des parents manifestent contre le port du masque à l’école primaire (vidéo): interview de Philipp Ramming / L'invité-e d'actualité / 8 min. / le 11 janvier 2022

08h50

Peu d'absentéisme dans les écoles malgré les appels à boycott

Sur les réseaux sociaux, plusieurs collectifs de parents ont lancé des appels à boycotter la rentrée scolaire pour protester contre l'instauration du masque obligatoire pendant les cours dès le degré primaire.

Mais dans le canton de Berne, comme ailleurs, les bancs d'école sont restés plutôt bien garnis lundi, selon un coup de sonde de la RTS. Et on se dit surpris en bien à l'école primaire de Tavannes, par exemple. "Sur 300 élèves, 293 étaient à l'école. On voit que la vague d'absentéisme n'a pas eu lieu", a constaté le chef de la section francophone de l'Office de l'école obligatoire du canton de Berne Stève Bläsi dans La Matinale.

La rentrée semble donc s'être bien passée en Suisse romande, même s'il est trop tôt pour avoir une vision d'ensemble du taux d'absence des élèves.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Le port du masque en classe. [Ennio Leanza - Keystone]Ennio Leanza - Keystone
Bancs d'école bien garnis pour la rentrée malgré l'appel au boycott de parents opposés au port du masque / La Matinale / 1 min. / le 11 janvier 2022

08h15

Les labos peinent à suivre la demande en tests PCR

Face au variant Omicron, les tests rapides ne réussissent pas à diagnostiquer assez précisément les cas positifs. L'OFSP préconise aux personnes symptomatiques de se rendre dans un centre pour faire un test PCR.

Conséquence: les laboratoires ont de la peine à suivre dans les cantons les plus touchés, comme à Genève, où la moyenne des cas positifs a dépassé la barre des 3000 cas par jour.

"On ne peut pas mettre de PCR à disposition de toutes les personnes qui sont cas-contact ou symptomatiques. Cette capacité n'existe pas, ni au niveau cantonal, ni au niveau national", explique la médecin cantonale genevoise Aglaé Tardin dans La Matinale.

Test antigénique suffisant

Le canton de Vaud cherche pour sa part à augmenter sa capacité de diagnostic, alors que Berne réfléchit à optimiser la stratégie au niveau national.

Pour économiser des tests PCR et les réserver aux personnes symptomatiques, un test antigénique pourrait suffire désormais à déclarer un cas positif, sans être doublé d'un test PCR.

La mesure permettrait de relâcher la pression sur les laboratoires qui n'arrivent plus à répondre à la demande des malades.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les laboratoires médicaux peinent à suivre la forte demande de tests PCR. [Julian Stratenschulte - Keystone]Julian Stratenschulte - Keystone
Les laboratoires médicaux peinent à suivre la forte demande de tests PCR / La Matinale / 1 min. / le 11 janvier 2022

07h45

Le masque en primaire fait grincer les parents, mais perturbe peu les écoles

Dans le canton de Berne, la nouveauté de cette rentrée des classes, c'est le masque obligatoire pour les enfants dès six ans. Mais dans la région francophone de Tramelan, la mesure ne fait pas l'unanimité.

"Pour moi, c'est du grand n’importe quoi", s’agace le père d'une élève de troisième année. "On va les voir avec le masque pendant six heures assis sur un banc d’école et, en dix minutes à la récréation, ils vont se passer les dix heures et lécher la balle de foot", s'emporte-t-il.

En revanche, les familles contactées par la RTS qui approuvent cette mesure ont préféré rester silencieuses.

"Pas beaucoup d'exposés ces prochaines semaines"

"Tous les parents ont été avertis de la mesure ", indique le directeur de l'école primaire de Tramelan Roberto Bernasconi. "Je regrette un peu qu'au niveau de la Suisse romande, c'est à partir de la 5H, et que Berne fasse exception", admet-il. "Mais je crois que dans l’ensemble, cela va bien se passer."

Ainsi, dans les autres cantons romands, la reprise s’est faite masquée dès la cinquième. "Ça ne pose pas vraiment de problème", déclare Natacha von Büren, enseignante à Neuchâtel. Elle note toutefois quelques ajustements: "Peut-être que je devrai un plus répéter ou leur demander de hausser un peu la voix. On ne va peut-être pas faire d’exposé ces prochaines semaines", imagine-t-elle.

>> Voir le reportage complet du 19h30:

La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande [RTS]
La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

07h30

Un début des examens universitaires sous tension à Genève

Ce lundi marque le début des examens pour des milliers d'étudiants et d'étudiantes. À Genève, quelque 650 universitaires doivent se rendre à la grande halle de Palexpo pour y passer leurs épreuves. Pour pouvoir y accéder, il leur fallait montrer patte blanche en présentant un certificat "3G", à savoir être guéris, vaccinés ou testés.

Les personnes malades ou en quarantaine, elles, devront en théorie attendre les rattrapages prévus l’été prochain. En effet, comme à Genève, il n’y a souvent aucune alternative en ligne ou de session extraordinaire qui leur est proposée.

Ainsi, si les étudiants se disent globalement satisfaits de ce retour en présentiel, la crainte demeure de se retrouver en isolement durant la session et de devoir rattraper leurs examens l’été prochain. "Travailler pour un examen et apprendre qu'on va le passer des mois plus tard, c’est problématique, mais faut vivre avec", relativise l’un d’eux dans le 19h30.

Ce manque de flexibilité des Hautes écoles pousse ainsi certains cas contacts à ne pas se plier à un test, afin de ne pas prendre le risque d'être déclarés positifs.

>> Voir le sujet complet dans le 19h30 :

Les examens universitaires débutent en présentiel, un stress pour celles et ceux qui sont malades ou en quarantaine [RTS]
Les examens universitaires débutent en présentiel, un stress pour celles et ceux qui sont malades ou en quarantaine / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

07h15

Début des tests à Lausanne pour le vaccin sous forme de patch

Alors que plusieurs parties du monde tournent au ralenti en raison de la vague Omicron, dans les laboratoires, le monde scientifique s'active à trouver de nouveaux vaccins. À Lausanne, une étude clinique débute lundi pour tester un vaccin qui serait administré sous forme de patch.

Ce produit fait partie des quelque 150 vaccins contre le Covid-19 qui sont actuellement testés dans le monde, et il a la particularité de s’injecter dans la peau, et non dans le muscle. En outre, "l'intérêt de ce vaccin est qu’il développe spécifiquement l’immunité cellulaire, donc plutôt contre la maladie sévère", explique Blaise Genton, qui co-dirige le département de recherche et innovation à Unisanté. En cas de succès, il pourrait donc offrir une protection "de plus longue durée et probablement pour un spectre de variants plus large".

26 volontaires

Mandatée pour tester ce produit développé par un laboratoire britannique, Unisanté a recruté 26 volontaires, qui toucheront uniquement un défraiement de 800 francs. C'est la doctorante Radiana Ferrero, 27 ans, qui a été la première humaine à se faire injecter ce produit.

"Sans volontaire, on n’aurait pas de médicament, on n’aurait pas de vaccin, donc c’est principalement ça qui m’a motivée à être moi-même cobaye dans une étude clinique", explique-t-elle. "Ça peut faire peur par moments, mais ce qui me rassure beaucoup dans le cadre de cette étude, c'est de savoir que ça a déjà été essayé dans un autre contexte, un vaccin contre la dengue", raconte-t-elle.

>> Le reportage du 19h30:

Un nouveau vaccin contre le Covid-19 - à terme sous forme de patch - est en cours d'étude clinique à Lausanne [RTS]
Un nouveau vaccin contre le Covid-19 - à terme sous forme de patch - est en cours d'étude clinique à Lausanne / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

07h00

Omicron, le variant de la sortie de crise?

Et si le variant Omicron permettait au monde de sortir de la pandémie? À en croire certaines déclarations politiques, dont celles des conseillères d'Etat zurichoise et vaudoise Natalie Rickli et Rebecca Ruiz ou encore du ministre français de la Santé Olivier Véran, la vague Omicron sera plus courte et devrait mener à une forte augmentation de l'immunité dans la population.

Interrogé lundi dans Forum, l'épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève, souligne également que plusieurs experts soutiennent des thèses optimistes. "C'est un scénario qui est plausible, que l'on peut argumenter de manière scientifique", dit-il.

Immunité humorale VS immunité cellulaire

"L'immunité conférée par les vaccins et par les contaminations d'Omicron est duale. Il y a une partie qu'on appelle humorale, celle qui nous apporte des anticorps. Celle-ci n'est pas très brillante avec le coronavirus, elle est transpercée en permanence par des nouveaux variants. Et puis il y a une immunité à médiation cellulaire, qui est transmise par nos cellules. Celle-ci est beaucoup plus permanente et nous protège contre les formes graves de la maladie", détaille-t-il.

"Ce que pensent un certain nombre de scientifiques optimistes, c'est que nous sommes en train d'acquérir une forme d'immunité cellulaire qui va nous protéger quel que soit le variant", et ainsi éviter la plupart des formes graves, conclut l'épidémiologiste.

Prudence de rigueur, mais optimiste permis

Toutefois, à titre personnel, Antoine Flahault trouve "paradoxal" de parler de tels scénarios en ce moment, "parce qu'on est à la veille d'une très grosse vague avec Omicron, et Delta n'est pas complètement parti". Il dit également ne pas se risquer aux prévisions à plus de sept jours.

"Mais encore une fois, ces scénarios optimistes reposent sur des bases scientifiques assez solides, et on a envie d'y croire", sourit-il.

>> L'interview complète d'Antoine Flahault dans Forum:

Le variant Omicron nous permettra-t-il de sortir de la pandémie? Interview d’Antoine Flahault [RTS]
Le variant Omicron nous permettra-t-il de sortir de la pandémie? Interview d’Antoine Flahault / Forum / 5 min. / le 10 janvier 2022

06h45

Les tests rapides peinent face à Omicron

Les tests rapides effectués en centre ou à la maison se révèlent moins efficaces face au variant Omicron.

Si le résultat est positif, il y a de fortes chances que vous soyez infecté. D'ailleurs, l'OFSP considère qu'il n'est plus nécessaire de confirmer ce diagnostic avec un test PCR.

En revanche, on sait qu'il y a beaucoup de faux négatifs, car les tests rapides n'amplifient pas le matériel génétique du virus.

>> Lire aussi: Face à Omicron, les tests rapides sont à prendre avec des pincettes

Avec les précédents variants, on jugeait la fiabilité de ces tests acceptable. Mais les observations cliniques et les études en laboratoire montrent que le variant Omicron échappe plus facilement au système de détection antigénique.

Omicron présente plus d'une cinquantaine de modifications, ce qui peut expliquer qu'il passe entre les mailles du filet. Mais ce variant semble aussi se propager plus facilement dans la bouche que dans le nez. On peut voir d'ailleurs que les patients se plaignent plutôt d'angines et on a moins de cas de rhumes ou de perte d'odorat. D'où l'idée d'avoir peut-être recours à l'avenir à plus de tests salivaires par PCR.

Avec ces nouvelles données, les recommandations évoluent. Depuis la semaine passée dans le canton de Vaud, on teste désormais systématiquement les patients et patientes symptomatiques avec des PCR.

Le CHUV s'apprête à engager plusieurs techniciens et techniciennes de laboratoire pour faire face à la vague Omicron et le besoin de main d'oeuvre se fait sentir dans toute la Suisse

>> Ecouter le sujet de La Matinale

Les tests antigéniques détectent le variant Omicron avec une sensibilité réduite par rapport aux précédents variants. [RTS]RTS
Zoom - L'efficacité des tests rapides face au variant Omicron / La Matinale / 2 min. / le 10 janvier 2022

06h30

Le Conseil fédéral devra plancher sur les quarantaines

De plus en plus de voix s’élèvent pour exiger une réduction des quarantaines et des isolements dus au Covid.

Le Conseil fédéral devrait prendre des décisions mercredi à ce sujet. Omicron change la donne. Avec près de 30'000 cas par jour, les quarantaines et isolements se multiplient. Un nouveau risque se profile: celui de la paralysie de l'ensemble de la société.

D'où cet appel, d'abord de l'économie, puis des spécialistes de la santé et maintenant des cantons: il faut changer la stratégie de quarantaines et d'isolements.

A l'image du ministre de la Santé du canton de Berne, Pierre-Alain Schegg, qui suggère une suppression des quarantaines de contact et une réduction des isolements à 5 jours pour les personnes qui n'ont plus de symptômes.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les conseillers fédéraux Alain Berset et Guy Parmelin, le 30 novembre 2021. [Peter Klaunzer - Keystone]Peter Klaunzer - Keystone
La pression monte sur le Conseil fédéral pour réduire la durée des quarantaines / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

06h15

Retour sur la journée de lundi

L'Office fédéral de la santé publique a fait état lundi de 63'647 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. On déplore 48 décès supplémentaires et 233 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 38'437 cas, soit 25'210 de moins. Le même jour, il dénombrait 33 décès et 150 hospitalisations supplémentaires.

649 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 30,20% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 73,70%.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 221'693 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 28,7%, contre 26,4% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,40.

Le variant Omicron représente 56,3% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Au total, 67,56% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour l'instant pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 76,88%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 67,69% des personnes âgées de 65 ans et plus et 30,04% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 279'747, soit 3212,03 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'546'840 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 15'451'583 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'031 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 40'472.

>> Retour sur la journée de lundi: Antoine Flahault: "Il y a des bases scientifiques pour espérer qu'Omicron puisse permettre une sortie de crise"

06h00

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