Le suivi du 10 janvier [Keystone/RTS]
Publié Modifié

Antoine Flahault: "Il y a des bases scientifiques pour espérer qu'Omicron puisse permettre une sortie de crise"

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état lundi de 63'647 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. On déplore 48 décès supplémentaires et 233 malades ont été hospitalisés.

- Interrogé lundi dans Forum, l'épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève, souligne que plusieurs experts soutiennent des thèses optimistes quant à une possible sortie de crise avec le variant Omicron.

- Les écoles romandes ont rouvert leurs portes lundi et les cantons ont mis en place plusieurs listes de remplaçants pour parer aux risques des absences d'enseignants et d'enseignantes. Des personnes à la retraite pourraient être mises à contribution.

- La pression pour réduire la durée des quarantaines, voire les supprimer, augmente de jour en jour. Après les faîtières de l’économie cette semaine, plusieurs ministres cantonaux de la Santé plaident pour une telle solution. Le Conseil fédéral devrait prendre des décisions mercredi à ce sujet.

- Les entreprises doivent souvent prévoir des planifications au jour le jour pour pouvoir réagir et trouver des remplaçants en cas de mise en quarantaine.

- Les myocardites sont quatre fois plus fréquentes à la suite d'une infection au coronavirus que consécutivement à la vaccination, selon une étude diffusée lundi par l'OFSP. Celui-ci réitère son appel à la vaccination, même s'il peut exister des effets secondaires.

- Outre l'explosion du nombre de cas, Omicron pose aussi des problèmes aux test rapides effectués en centre ou à la maison. Les observations cliniques et les études en laboratoire montrent que le variant échappe plus facilement au système de détection antigénique. Conséquence, depuis la semaine passée dans le canton de Vaud, on teste systématiquement les patients et patientes symptomatiques avec des PCR.

Suivi assuré par RTSinfo

21h15

"Si besoin", un vaccin ARNm adapté à Omicron sera disponible

Le patron du laboratoire Pfizer a assuré lundi qu'une version du vaccin contre le Covid-19 adaptée au variant Omicron sera prête en mars. Son concurrent Moderna a évoqué la préparation d'un vaccin similaire pour l'automne.

"Je ne sais pas si on en aura besoin, je ne sais pas si, ni comment il sera utilisé, mais nous seront prêts. L'usine a déjà commencé la production", a déclaré Albert Bourla sur la chaîne financière américaine CNBC. Il avait indiqué dès fin novembre que son entreprise avait déjà commencé à travailler sur une nouvelle version du vaccin ciblant plus spécifiquement Omicron.

Protéger mieux

"Nous espérons pouvoir arriver à un produit qui protégera beaucoup mieux contre les infections en particulier, car la protection contre les hospitalisations et les cas sévères est assez raisonnable avec les vaccins actuels si vous avez eu la troisième dose", a-t-il expliqué lundi.

Il faut toutefois encore mener des études pour savoir si une quatrième dose est nécessaire, a-t-il ajouté.

20h45

Le masque en primaire fait grincer les parents, mais perturbe peu les écoles

Dans le canton de Berne, la nouveauté de cette rentrée des classes, c'est le masque obligatoire pour les enfants dès six ans. Mais dans la région francophone de Tramelan, la mesure ne fait pas l'unanimité.

"Pour moi, c'est du grand n’importe quoi", s’agace le père d'une élève de troisième année. "On va les voir avec le masque pendant six heures assis sur un banc d’école et, en dix minutes à la récréation, ils vont se passer les dix heures et lécher la balle de foot", s'emporte-t-il.

En revanche, les familles contactées par la RTS qui approuvent cette mesure ont préféré rester silencieuses.

"Pas beaucoup d'exposés ces prochaines semaines"

"Tous les parents ont été avertis de la mesure ", indique le directeur de l'école primaire de Tramelan Roberto Bernasconi. "Je regrette un peu qu'au niveau de la Suisse romande, c'est à partir de la 5H, et que Berne fasse exception", admet-il. "Mais je crois que dans l’ensemble, cela va bien se passer."

Ainsi, dans les autres cantons romands, la reprise s’est faite masquée dès la cinquième. "Ça ne pose pas vraiment de problème", déclare Natacha von Büren, enseignante à Neuchâtel. Elle note toutefois quelques ajustements: "Peut-être que je devrai un plus répéter ou leur demander de hausser un peu la voix. On ne va peut-être pas faire d’exposé ces prochaines semaines", imagine-t-elle.

>> Voir le reportage complet du 19h30:

La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande [RTS]
La rentrée s'est faite avec masque en primaire: dès la 3H dans le canton de Berne, dès la 5H dans le reste de la Suisse romande / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

20h30

Un début des examens universitaires sous tension à Genève

Ce lundi marque le début des examens pour des milliers d'étudiants et d'étudiantes. À Genève, quelque 650 universitaires doivent se rendre à la grande halle de Palexpo pour y passer leurs épreuves. Pour pouvoir y accéder, il leur fallait montrer patte blanche en présentant un certificat "3G", à savoir être guéris, vaccinés ou testés.

Les personnes malades ou en quarantaine, elles, devront en théorie attendre les rattrapages prévus l’été prochain. En effet, comme à Genève, il n’y a souvent aucune alternative en ligne ou de session extraordinaire qui leur est proposée.

Ainsi, si les étudiants se disent globalement satisfaits de ce retour en présentiel, la crainte demeure de se retrouver en isolement durant la session et de devoir rattraper leurs examens l’été prochain. "Travailler pour un examen et apprendre qu'on va le passer des mois plus tard, c’est problématique, mais faut vivre avec", relativise l’un d’eux dans le 19h30.

Ce manque de flexibilité des Hautes écoles pousse ainsi certains cas contacts à ne pas se plier à un test, afin de ne pas prendre le risque d'être déclarés positifs.

>> Voir le sujet complet dans le 19h30 :

Les examens universitaires débutent en présentiel, un stress pour celles et ceux qui sont malades ou en quarantaine [RTS]
Les examens universitaires débutent en présentiel, un stress pour celles et ceux qui sont malades ou en quarantaine / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

20h15

Début des tests à Lausanne pour le vaccin sous forme de patch

Alors que plusieurs parties du monde tournent au ralenti en raison de la vague Omicron, dans les laboratoires, le monde scientifique s'active à trouver de nouveaux vaccins. À Lausanne, une étude clinique débute lundi pour tester un vaccin qui serait administré sous forme de patch.

Ce produit fait partie des quelque 150 vaccins contre le Covid-19 qui sont actuellement testés dans le monde, et il a la particularité de s’injecter dans la peau, et non dans le muscle. En outre, "l'intérêt de ce vaccin est qu’il développe spécifiquement l’immunité cellulaire, donc plutôt contre la maladie sévère", explique Blaise Genton, qui co-dirige le département de recherche et innovation à Unisanté. En cas de succès, il pourrait donc offrir une protection "de plus longue durée et probablement pour un spectre de variants plus large".

26 volontaires

Mandatée pour tester ce produit développé par un laboratoire britannique, Unisanté a recruté 26 volontaires, qui toucheront uniquement un défraiement de 800 francs. C'est la doctorante Radiana Ferrero, 27 ans, qui a été la première humaine à se faire injecter ce produit.

"Sans volontaire, on n’aurait pas de médicament, on n’aurait pas de vaccin, donc c’est principalement ça qui m’a motivée à être moi-même cobaye dans une étude clinique", explique-t-elle. "Ça peut faire peur par moments, mais ce qui me rassure beaucoup dans le cadre de cette étude, c'est de savoir que ça a déjà été essayé dans un autre contexte, un vaccin contre la dengue", raconte-t-elle.

>> Le reportage de Yoan Rithner dans le 19h30:

Un nouveau vaccin contre le Covid-19 - à terme sous forme de patch - est en cours d'étude clinique à Lausanne [RTS]
Un nouveau vaccin contre le Covid-19 - à terme sous forme de patch - est en cours d'étude clinique à Lausanne / 19h30 / 2 min. / le 10 janvier 2022

20h00

Nouvelle manifestation contre le masque à l'école à Berne

Quelque 500 personnes ont manifesté lundi soir à Berne contre le port du masque obligatoire dès la première année dans les écoles du canton. De nombreux enfants ont été emmené au défilé, qui s'est arrêté sur la Place fédérale. D'autres protestations ont également eu lieu ces derniers jours ailleurs en Suisse.

L'appel à la mobilisation pacifique avait été lancé sur les réseaux sociaux sur le thème d'une "excursion à Berne". Les manifestants ont critiqué les mesures anti-Covid, en particulier le port du masque pour les petits.

Les restrictions dans les écoles suscitent passablement d'oppositions. Samedi, environ 400 personnes ont manifesté à Bellinzone, tandis qu'à Tavannes, dans le Jura bernois, 500 à 600 manifestants se sont réunis dimanche pour les mêmes raisons.

18h30

Omicron, le variant de la sortie de crise?

Et si le variant Omicron permettait au monde de sortir de la pandémie? À en croire certaines déclarations politiques, dont celles des conseillères d'Etat zurichoise et vaudoise Natalie Rickli et Rebecca Ruiz ou encore du ministre français de la Santé Olivier Véran, la vague Omicron sera plus courte et devrait mener à une forte augmentation de l'immunité dans la population.

Interrogé lundi dans Forum, l'épidémiologiste Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève, souligne également que plusieurs experts soutiennent des thèses optimistes. "C'est un scénario qui est plausible, que l'on peut argumenter de manière scientifique", dit-il.

Immunité humorale VS immunité cellulaire

"L'immunité conférée par les vaccins et par les contaminations d'Omicron est duale. Il y a une partie qu'on appelle humorale, celle qui nous apporte des anticorps. Celle-ci n'est pas très brillante avec le coronavirus, elle est transpercée en permanence par des nouveaux variants. Et puis il y a une immunité à médiation cellulaire, qui est transmise par nos cellules. Celle-ci est beaucoup plus permanente et nous protège contre les formes graves de la maladie", détaille-t-il.

"Ce que pensent un certain nombre de scientifiques optimistes, c'est que nous sommes en train d'acquérir une forme d'immunité cellulaire qui va nous protéger quel que soit le variant", et ainsi éviter la plupart des formes graves, conclut l'épidémiologiste.

Prudence de rigueur, mais optimiste permis

Toutefois, à titre personnel, Antoine Flahault trouve "paradoxal" de parler de tels scénarios en ce moment, "parce qu'on est à la veille d'une très grosse vague avec Omicron, et Delta n'est pas complètement parti". Il dit également ne pas se risquer aux prévisions à plus de sept jours.

"Mais encore une fois, ces scénarios optimistes reposent sur des bases scientifiques assez solides, et on a envie d'y croire", sourit-il.

>> L'interview complète d'Antoine Flahault dans Forum:

Le variant Omicron nous permettra-t-il de sortir de la pandémie? Interview d’Antoine Flahault [RTS]
Le variant Omicron nous permettra-t-il de sortir de la pandémie? Interview d’Antoine Flahault / Forum / 5 min. / le 10 janvier 2022

17h45

Le Léman Express encore impacté par les pénuries de personnel

Les horaires du Léman Express doivent encore une fois être adaptés en raison des absences liées au coronavirus. Les lignes L2 et L4 sont supprimées entre Coppet (VD) et Annemasse (F) jusqu'au 25 janvier.

Les RegioExpress circulent, eux, au rythme normal de deux trains par heure en semaine entre Coppet et Annemasse.

Le Léman Express circulera ainsi à la cadence de deux trains par heure, au lieu de quatre, entre Coppet et Annemasse, précisent lundi les CFF. Cet allégement d'horaire vise notamment à éviter des suppressions de trains de dernière minute dues à des absences maladie.

16h45

La pandémie toujours douloureuse pour l'hôtellerie-restauration

Les mesures contre le coronavirus continuent de plomber les établissements de l'hôtellerie-restauration. Près de 70% d'entre eux sont actuellement déficitaires. Dans l'hôtellerie-restauration, le chiffre d'affaires 2021 a été inférieur d'environ 40% à celui des années précédant la pandémie.

Avec l'introduction de l'obligation de certificat, pour beaucoup, la situation s'est encore empirée. La branche a besoin de toute urgence de nouvelles compensations financières. GastroSuisse se réjouit donc que le Conseil fédéral veuille le plus rapidement possible des solutions uniformes au niveau national.

La 2G+ n'aurait pas de sens

"Il reste en outre à espérer que le Conseil fédéral ne décide pas d'autres durcissements. Quatre établissements d'hôtellerie-restauration sur cinq estiment en effet qu'une introduction de la 2G+, par exemple, aurait d'autres conséquences funestes et équivaudrait à une fermeture de la branche", écrit GastroSuisse dans un communiqué.

L'objectif du Conseil fédéral est d'éviter une surcharge des hôpitaux. Selon le Conseil fédéral, les groupes de population qui ne sont ni vaccinés ni guéris sont déterminants à cet égard. Or, en raison de la règle 2G, ces deux groupes n'ont le droit de fréquenter ni un restaurant, ni un café, ni un bar, note la faîtière. "Un confinement dans notre branche n'aurait aucun effet", affirme son président Casimir Platzer.

16h30

Avec Omicron, 10% des personnes infectées sont des super-propagateurs

Avec le variant Omicron, 5 à 10% des personnes infectées deviennent des super-propagateurs du virus, selon une modélisation de chercheurs suisses publiée jeudi dernier dans la revue Swiss Medical Weekly.

Au début de la pandémie, environ une personne infectée sur mille devenait un super-propagateur. Avec le variant Delta, c'est une sur trente et avec Omicron, une sur dix ou sur vingt, selon cette étude menée par l'équipe de Michael Riediker, directeur du Centre suisse de santé au travail et de l’environnement.

Efficacité des vaccins réduite, FFP2 prôné

De plus, la protection offerte par les vaccins est nettement réduite dans le cas d'Omicron. Les chercheurs estiment par conséquent que 50% à 66% des personnes infectées par ce variant peuvent émettre suffisamment de matériel viral pour en contaminer d'autres.

Selon cette recherche, les masques FFP2 offrent une protection suffisante dans la plupart des situations, au bureau, dans les transports publics ou dans les restaurants. Portés correctement, ils éliminent au moins 95% des aérosols de l'air inspiré. Mais lorsqu'on se trouve sur une longue durée dans un environnement où la production d'aérosols est extrême, même ce type de masques peut s'avérer insuffisant, avertissent les chercheurs.

16h00

Besoin urgent de dons du sang dans le canton de Berne

L'organisation Transfusion interrégionale CRS, qui gère chaque année un tiers des besoins nationaux en dons du sang, lance un appel urgent aux donneurs dans le canton de Berne. Les réserves de sang y ont atteint un niveau critique en ce début d'année.

En raison de la hausse du nombre de cas de Covid-19, trop peu de personnes viennent donner leur sang depuis deux mois, a relevé lundi l'institution rattachée à la Croix-Rouge Suisse. Dans le même temps, les besoins en produits sanguins dans les hôpitaux sont élevés malgré le report de certaines opérations.

Il manque actuellement quelque 150 dons du sang par semaine dans le canton de Berne, estime cette institution rattachée à la Croix-Rouge Suisse (CRS). Elle rappelle qu'il n'y a pas d'exigence de certificat sanitaire pour les collectes de sang. Pour les personnes vaccinées, la période d'attente après l'injection d'une dose est de 48 heures en l'absence de symptômes.

14h15

Elèves neuchâtelois privés de camps de ski

Le Conseil d’État neuchâtelois a décidé d’interdire les camps de ski jusqu’au 4 février pour les élèves des écoles publiques. Pour les camps prévus au-delà de cette date, la situation sera réévaluée le 24 janvier, en fonction de la situation épidémiologique.

"L’évolution de la situation sanitaire ne permet pas d’envisager pour l’heure des départs sereins en camps de ski", a indiqué le Conseil d'Etat lundi. Outre les questions liées à la circulation du virus et à l’organisation des tests, les absences liées aux quarantaines ou isolements d’enseignants et d’accompagnants créent des incertitudes trop importantes à ce jour pour garantir un encadrement suffisant des élèves, a-t-il estimé.

14h05

Le masque FFP2 obligatoire à l'armée

L'armée suisse oblige désormais ses membres et collaborateurs, depuis début janvier, à porter un masque FFP2 dans les espaces clos. Cette protection est jugée plus efficace que celle offerte par les masques chirurgicaux par exemple.

L'obligation du port du FFP2 concerne les membres de l'armée ainsi que les employés du Groupement de la Défense, pour autant qu'ils ne soient pas en télétravail. Elle a été imposée par le médecin en chef, le divisionnaire Andreas Stettbacher, en raison de la forte contagiosité du variant Omicron du coronavirus, a confirmé un porte-parole de l'armée, suite à une information de CH-Media.

De plus en plus de personnes optent pour un masque FFP2, plus sûr. [Christian Beutler - Keystone]De plus en plus de personnes optent pour un masque FFP2, plus sûr. [Christian Beutler - Keystone]

La mesure concerne d'abord les lieux fermés mais vaut aussi à l'extérieur si un écart de deux mètres au moins ne peut pas être respecté entre les personnes.

Avec cette obligation, l'armée va plus loin que l'Office fédéral de la santé publique, qui a exprimé des réserves récemment en estimant que les FFP2, s'ils étaient mal portés, pouvaient perdre beaucoup en efficacité.

L'armée justifie ses mesures par le fait qu'en son sein, les hommes travaillent souvent proches les uns des autres.

Selon la task force de la Confédération, une fois correctement mis, les masques FFP2 protègent jusqu'à 70 fois plus que les masques hygiéniques contre une infection au Covid-19. La respiration s'avère cependant plus difficile.

>> Lire aussi: Vantés par les scientifiques, les masques FFP2 se vendent de mieux en mieux

13h55

Plus de 63'000 cas en 72 heures

L'Office fédéral de la santé publique a fait état lundi de 63'647 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures. On déplore 48 décès supplémentaires et 233 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 38'437 cas, soit 25'210 de moins. Le même jour, il dénombrait 33 décès et 150 hospitalisations supplémentaires.

649 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 30,20% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 73,70%.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 221'693 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 28,7%, contre 26,4% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,40.

Le variant Omicron représente 56,3% des cas de coronavirus séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Au total, 67,56% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour l'instant pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 76,88%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 67,69% des personnes âgées de 65 ans et plus et 30,04% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 279'747, soit 3212,03 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Depuis le début de la pandémie, 1'546'840 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 15'451'583 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 12'031 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 40'472.

13h40

La CGN reste à flots malgré les absences

Les absences dues au coronavirus compliquent également la tâche de la CGN (la Compagnie générale de navigation sur le Lac Léman), grâce à laquelle 2,5 millions de frontaliers transitent chaque année. Pour assurer les liaisons, certains collaborateurs ont dû écourter leurs vacances.

Depuis 18 mois, des planificateurs tiennent les comptes. Cette semaine, cinq navigants sont en quarantaine ou placé à l’isolement.

Grâce à des rappels de congé ou des échanges de poste, la souplesse du personnel permet pour l'instant à l’entreprise de maintenir l’intégralité de son service. Mais la directrice des ressources humaines craint de ne pouvoir tenir tout l’hiver.

"Ils ont une énorme bonne volonté, mais on se rend compte qu'on use les équipes avec ce genre de système", indique Lucienne Ducommun dans le 12h45.

>> Voir le reportage du 12h45:

La vague d'isolements et de quarantaines a un fort impact sur la CGN, dont les liaisons sont essentielles à certains employés [RTS]
La vague d'isolements et de quarantaines a un fort impact sur la CGN, dont les liaisons sont essentielles à certains employés / 12h45 / 2 min. / le 10 janvier 2022

13h30

Rentrée scolaire sous le signe du masque

Pour la première fois, les élèves du primaire neuchâtelois ont regagné leur classe masqués pour se protéger du variant Omicron, et ce à partir de la 5H. Une mesure déjà appliquée depuis décembre dans d'autres cantons romands.

Sur l’ensemble des écoles de la ville de Neuchâtel, 10% des élèves manquaient à l'appel en ce jour de rentrée et 14 enseignants sont absents.

Avec l’introduction du port du masque, le but est éviter un maximum l’absentéisme dû aux infections et aux quarantaines successives.

>> Voir le reportage du 12h45 à Neuchâtel:

En ce jour de rentrée, les élèves neuchâtelois portent le masque dès la 5e pour faire face à la contagiosité du variant Omicron [RTS]
En ce jour de rentrée, les élèves neuchâtelois portent le masque dès la 5e pour faire face à la contagiosité du variant Omicron / 12h45 / 1 min. / le 10 janvier 2022

12h55

Les soins aigus sous pression à Genève

Comme partout ailleurs, le variant Omicron se répand comme une traînée de poudre à Genève. Entre 1700 et 2900 nouvelles contaminations au Covid-19 y sont enregistrées quotidiennement. Le virus circule de manière extrêmement active et la capacité hospitalière se retrouve sous très grande tension, a indiqué la médecin cantonale genevoise Aglaé Tardin.

Les craintes ne se focalisent plus uniquement sur une possible surcharge des soins intensifs. Tous les soins aigus sont sous pression, a poursuivi Aglaé Tardin. Actuellement, 400 patients Covid sont aux Hôpitaux universitaires de Genève, dont 13 occupent des lits aux soins intensifs.

Les hospitalisations augmentent lentement de manière linéaire. Le variant Omicron du virus devient très largement prédominant. Même s'il semble moins virulent que son cousin Delta, Omicron est beaucoup plus transmissible. Il faut donc s'attendre ces prochaines semaines à ce que l'hôpital continue de se remplir de patients Covid.

Aujourd'hui, 20'000 personnes qui ont contracté la maladie se retrouvent à l'isolement. Ces mises à l'écart ont "un impact énorme sur le fonctionnement de toutes les structures", a déclaré le directeur genevois de la santé Adrien Bron, lors d'un point de presse des autorités sanitaires.

La tension se manifeste aussi dans les centres pratiquant des tests. Il est loin le temps où 10'000 tests étaient effectués par semaine. Aujourd'hui, on atteint les 50'000 tests par semaine. Malgré l'explosion des contaminations, Aglaé Tardin a rappelé l'importance de la vaccination. Celle-ci permet d'éviter des infections sévères.

12h20

De nombreuses amendes infligées

Du 20 septembre 2021 au 9 janvier 2022, 1070 amendes ont été infligées pour absence de preuve de test négatif aux frontières suisses et 1393 pour ne pas avoir rempli le formulaire, a indiqué Donatella Del Vecchio, porte-parole pour la Suisse romande de l'Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF).

En ce qui concerne les contrôles, l’OFDF est présente aux points de franchissement de la frontière et dans les zones frontalières dans le cadre de son mandat. Si, au cours des contrôles douaniers qu’elle effectue, il constate qu'une personne ne dispose pas des documents requis lors de son entrée en Suisse, il le signale à l'autorité cantonale compétente, a encore précisé la porte-parole.

L'OFDF effectue ses contrôles en fonction des risques et de la situation dans les différents modes de transport et types de trafic (routier, ferroviaire et aérien). De plus, il n’y a pas de contrôles systématiques.

L’OFDF ne tient pas de statistiques sur le nombre de contrôles effectués (dans le cadre des mesures sanitaires et des contrôles douaniers en règle générale). A l’aéroport de Zurich, c’est la police cantonale zurichoise qui effectue les contrôles.

12h00

Le chef de la Santé bâlois infecté

Le chef du département de la santé du canton de Bâle-Ville et président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé Lukas Engelberger a été testé positif au coronavirus. Il est actuellement en isolement avec de légers symptômes.

Lukas Engelberger a été testé positif le week-end dernier, quelques jours après avoir reçu le vaccin de rappel. Il a été contaminé dans son environnement familial, a indiqué le porte-parole du gouvernement bâlois.

Le chef du département de la santé continue à exercer ses fonctions depuis son domicile. Les autres membres du gouvernement ne présentent aucun symptôme. Après analyse de la situation par le médecin cantonal, il n'y a pas d'obligation de quarantaine pour eux.

11h35

Les myocardites plus fréquentes avec le virus

Les myocardites sont quatre fois plus fréquentes à la suite d'une infection au coronavirus que consécutivement à la vaccination, selon une étude israélienne présente sur le site de l'OFSP. Le rapport parle en faveur du vaccin.

"Comme tout médicament, les vaccins contre le Covid-19 peuvent provoquer des effets secondaires. Normalement, ces derniers sont bénins et ne durent pas longtemps. Les vaccins autorisés restent très efficaces contre les formes graves de Covid", écrit l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) sur son site, en réitérant son appel à la vaccination.

Dans de très rares cas, une inflammation du muscle cardiaque (myocardite provoquant par exemple des palpitations, des douleurs thoraciques) a été observée dans les 14 jours après la vaccination. Il se pourrait que cette inflammation soit liée au vaccin. "Ces cas sont en majorité bénins et peuvent être bien traités", selon le site.

Rapport de un à quatre

L'OFSP cite à cet égard une étude publiée en septembre dernier en Israël, portant sur le vaccin de Pfizer/BioNTech. Elle révèle que "toutes classes d’âge confondues, 2,7 personnes vaccinées sur 100'000 ont développé une myocardite. Pour les personnes infectées, le nombre de myocardites s'est élevé en moyenne à 11 personnes sur 100'000".

D’autres problèmes de santé également se sont manifestés beaucoup moins souvent après la vaccination qu’après une infection, ont encore observé les chercheurs.

En conclusion, ils estiment que "pour toutes les tranches d’âge, les vaccins à ARNm offrent une solide protection, aussi bien contre les formes graves de la maladie que contre des conséquences à long terme".

11h15

Tests encourageants pour un médicament chez Novartis

Les laboratoires Novartis et Molecular Partners revendiquent le succès d'un volet intermédiaire de leur étude clinique "Empathy" sur l'ensovibep en intraveineuse contre le Covid-19.

La substance a démontré son efficacité pour réduire la charge virale dans les huit jours suivant l'administration d'une dose unique, ainsi que pour limiter de près de 80% les risques d'hospitalisation ou de décès par rapport à un placebo, assurent les partenaires dans des communiqués distincts.

La multinationale pharmaceutique confirme dans la foulée son intention d'acquérir les droits sur l'antiviral expérimental.

L'ensovibep a été découvert par Molecular Partners et fait depuis octobre 2020 l'objet d'une collaboration avec Novartis, moyennant un versement initial de 20 millions et une prise de participation à hauteur de 40 millions.

Le géant rhénan a repris la main sur les études cliniques au printemps dernier, lors du passage à la phase II. Les protéines antivirales tri-spécifiques, de la famille des Darpins, sont conçues pour neutraliser les capacités infectieuses du Sars-Cov-2. De récentes évaluations en laboratoire indiquent que l'ensovibep conserve une pleine capacité de neutralisation contre le variant Omicron du coronavirus.

11h00

Encore des clubs de hockey en quarantaine

En hockey sur glace, les équipes de La Chaux-de-Fonds et Viège se retrouvent à leur tour en quarantaine en raison de tests positifs au Covid-19.

La Ligue annonce en conséquence avoir reporté six matches de Swiss League programmés entre le 11 et le 19 janvier.

10h40

Les entreprises s'organisent pour faire face aux nombreux travailleurs absents

Avec près de 30'000 cas par jour en fin de semaine dernière en Suisse, les contaminations au Covid s'envolent. Ce lundi de rentrée s'annonce compliqué pour de nombreuses entreprises, car isolement et quarantaine les privent d'une bonne partie de leurs employés.

>> Plus de détails dans notre article: Les entreprises s'organisent pour faire face à l'absence de nombreux travailleurs

"Beaucoup d'entreprises rouvrent aujourd'hui après les fermetures des fêtes, notamment les manufactures horlogères. C'est ce lundi qu'on va constater l'ampleur des dégâts, y compris à cause de ceux qui sont partis à l'étranger et qui, pour rentrer, doivent effectuer un test PCR" susceptible de les envoyer en quarantaine, a averti lundi dans La Matinale de la RTS Robin Gordon, directeur général de la société de placement Interiman.

Le télétravail est souvent impossible dans de nombreux secteurs, à l'instar de l'industrie des machines. "Tout le monde est un peu sur le pied de guerre. Quand on a quelques absents, comme chaque hiver, on fait un petit peu de gymnastique pour faire face à la situation. Malheureusement, aujourd'hui, on a des absences supérieures à la moyenne. Et comme l'industrie travaille pas mal en présentiel, elles impactent directement l'état de l'activité économique", a résumé le vice-président de Swissmem François Gabella.

>> Ecouter son interview dans La Matinale:

L'invité de La Matinale (vidéo) - François Gabella, membre du comité d'Economiesuisse [RTS]
L'invité de La Matinale (vidéo) - François Gabella, membre du comité d'Economiesuisse / La Matinale / 10 min. / le 10 janvier 2022

10h15

Parer au risque de manque d'enseignants

C'est la rentrée scolaire dans les cantons romands, en présentiel et malgré les quarantaines qui affectent les enseignants. Les cantons ont pris des mesures.

Pour assurer une rentrée scolaire sereine, les cantons ont plusieurs listes de remplaçants à appeler. D'abord, la liste habituelle dont chaque collège dispose. Elle se compose de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes, selon le canton. Ensuite, si personne n'est disponible, on tape dans la seconde liste, celle des étudiants HEP et des professeurs à la retraite.

Dans le Jura, par exemple, plusieurs absents se sont déjà déclarés pour lundi et ont été remplacés sans problème.

>> Ecouter le sujet de La Matinale

Un vestiaire dans une école de Lyss (BE). [Peter Klaunzer - Keystone]Peter Klaunzer - Keystone
Les écoles sont parées pour faire face aux professeurs absents à cause du variant Omicron / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

09h45

Les tests rapides peinent face à Omicron

Les tests rapides effectués en centre ou à la maison se révèlent moins efficaces face au variant Omicron.

Si le résultat est positif, il y a de fortes chances que vous soyez infecté. D'ailleurs, l'OFSP considère qu'il n'est plus nécessaire de confirmer ce diagnostic avec un test PCR.

En revanche, on sait qu'il y a beaucoup de faux négatifs, car les tests rapides n'amplifient pas le matériel génétique du virus.

>> Lire aussi: Face à Omicron, les tests rapides sont à prendre avec des pincettes

Avec les précédents variants, on jugeait la fiabilité de ces tests acceptable. Mais les observations cliniques et les études en laboratoire montrent que le variant Omicron échappe plus facilement au système de détection antigénique.

Omicron présente plus d'une cinquantaine de modifications, ce qui peut expliquer qu'il passe entre les mailles du filet. Mais ce variant semble aussi se propager plus facilement dans la bouche que dans le nez. On peut voir d'ailleurs que les patients se plaignent plutôt d'angines et on a moins de cas de rhumes ou de perte d'odorat. D'où l'idée d'avoir peut-être recours à l'avenir à plus de tests salivaires par PCR.

Avec ces nouvelles données, les recommandations évoluent. Depuis la semaine passée dans le canton de Vaud, on teste désormais systématiquement les patients et patientes symptomatiques avec des PCR.

Le CHUV s'apprête à engager plusieurs techniciens et techniciennes de laboratoire pour faire face à la vague Omicron et le besoin de main d'oeuvre se fait sentir dans toute la Suisse

>> Ecouter le sujet de La Matinale

Les tests antigéniques détectent le variant Omicron avec une sensibilité réduite par rapport aux précédents variants. [RTS]RTS
Zoom - L'efficacité des tests rapides face au variant Omicron / La Matinale / 2 min. / le 10 janvier 2022

09h20

Le Conseil fédéral devra plancher sur les quarantaines

De plus en plus de voix s’élèvent pour exiger une réduction des quarantaines et des isolements dus au Covid.

Le Conseil fédéral devrait prendre des décisions mercredi à ce sujet. Omicron change la donne. Avec près de 30'000 cas par jour, les quarantaines et isolements se multiplient. Un nouveau risque se profile: celui de la paralysie de l'ensemble de la société.

D'où cet appel, d'abord de l'économie, puis des spécialistes de la santé et maintenant des cantons: il faut changer la stratégie de quarantaines et d'isolements.

A l'image du ministre de la Santé du canton de Berne, Pierre-Alain Schegg, qui suggère une suppression des quarantaines de contact et une réduction des isolements à 5 jours pour les personnes qui n'ont plus de symptômes.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les conseillers fédéraux Alain Berset et Guy Parmelin, le 30 novembre 2021. [Peter Klaunzer - Keystone]Peter Klaunzer - Keystone
La pression monte sur le Conseil fédéral pour réduire la durée des quarantaines / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

09h05

L'entreprise Galliker se réorganise

Les absences et quarantaines en raison du Covid pèsent sur de nombreux secteurs. Celui des transports et de la logistique notamment. L'entreprise Galliker, qui livre dans toute la Suisse des produits pharmaceutiques et alimentaires, doit composer avec l'absence de 5% de son personnel, essentiellement des chauffeurs, à cause du Covid.

Mais grâce à une réserve de quelque 200 chauffeurs et des planifications au jour le jour, l’entreprise parvient pour le moment à faire face, sans réduire ses livraisons.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

L'entreprise de transport et de logistique Galliker. [Galliker]Galliker
Les absences dues au Covid posent problèmes à de nombreuses entreprises, dont Galliker / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

Restauration, transports, métiers de la santé: ces secteurs doivent déjà composer avec de nombreux travailleurs à l'arrêt. Dans ce contexte, certains milieux plaident pour un raccourcissement des quarantaines.

>> Ecouter aussi le sujet de La Matinale sur les défis des entreprises:

Le Covid et les quarantaines qu'il implique compliquent l'organisation des entreprises. [Gian Ehrenzeller - Keystone]Gian Ehrenzeller - Keystone
Les quarantaines compliquent l'organisation des entreprises / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

08h55

La langueur d'une longue pandémie

Un mot anglais décrit une émotion liée à ces longs mois de pandémie. Utilisé par le New York Times dans son article le plus lu ces 12 derniers mois, il s'agit du "languishing".

Traduit par le terme langueur, il s'agit d'un sentiment d'abattement moral et physique. On se morfond, mais sans souffrir de dépression pour autant.

>> Le sujet de La Matinale

Le "languishing", quel phénomène derrière ce mot? (vidéo) [RTS]
Le "languishing", quel phénomène derrière ce mot? (vidéo) / La Matinale / 3 min. / le 10 janvier 2022

08h45

Les services essentiels face aux quarantaines

À la veille de la rentrée, près de 200'000 Suisses sont en quarantaine ou en isolement. Ces absences grippent le fonctionnement des services essentiels comme les transports ou les soins. Partout en Suisse, il faut s'adapter à ce rythme ralenti, qui peut aussi mettre en péril certaines structures.

>> Voir le reportage de Mise au Point :

Services essentiels et quarantaines [RTS]
Services essentiels et quarantaines / Mise au point / 11 min. / le 9 janvier 2022

08h15

"Les quarantaines nous échappent car il y a trop de cas", estime Mauro Poggia

De plus en plus de voix s'élèvent en Suisse pour demander la baisse de la durée des quarantaines, voire leur suppression. Les absences liées au Covid mettent à mal le fonctionnement de bon nombre d'entreprises.

>> Voir le reportage du 19h30 :

Les absences liées au Covid mettent à mal le fonctionnement des entreprises. [RTS]
Les absences liées au Covid mettent à mal le fonctionnement des entreprises. / 19h30 / 2 min. / le 9 janvier 2022

Pour le conseiller d'Etat genevois Mauro Poggia, le Conseil fédéral doit rapidement modifier l'usage des quarantaines.  Interrogé dans le 19h30, il mentionne leurs conséquences sur le plan économique. Mais pour lui, "indépendamment de la question économique, les quarantaines nous échappent parce qu'il y a beaucoup trop de cas".

>> Ecouter son interview dans le 19h30 :

Le conseiller d'État genevois Mauro Poggia évoque le problème des quarantaines en entreprise. [RTS]
Le conseiller d'État genevois Mauro Poggia évoque le problème des quarantaines en entreprise. / 19h30 / 2 min. / le 9 janvier 2022

Ainsi, "les équipes de traçage qui doivent mettre en quarantaine les personnes de contact n'arrivent plus à faire un travail efficace" et laissent de côté au moins la moitié de cas contact potentiels. "Faut-il se concentrer à courir derrière les personnes contact ou plutôt faire face au réel problème qui est celui de prendre en charge les personnes malades?", conclut le ministre en charge de la santé.

>> Voir aussi la suite de son entretien dans le 19h30:

Mesures sanitaires : les précisions de Mauro Poggia, conseiller d'État genevois. [RTS]
Mesures sanitaires : les précisions de Mauro Poggia, conseiller d'État genevois. / 19h30 / 1 min. / le 9 janvier 2022

08h00

Faut-il davantage soutenir les entreprises?

Après les fermetures, c'est aujourd'hui le virus lui-même et sa forte circulation qui menacent le bon fonctionnement des entreprises. Les CFF ont par exemple dû supprimer des trains cette semaine car trop d'employés étaient malades. Mais ces arrêts d'activité ont un coût pour les entreprises concernées.

Pour Marius Brülhart, professeur d'économie à l'Université de Lausanne et membre de la Taskforce Covid de la Confédération, l'Etat a un devoir d'agir en dernier recours. Interrogé dans Forum, il estime toutefois que "cette logique était très nette il y a deux ans", mais l'est moins aujourd'hui. Selon lui, la situation est actuellement différente, notamment car les entreprises ont eu le temps de se préparer à cette situation et ont donc une part de responsabilité plus importante.

Un avis que partage en partie Samuel Bendahan, économiste et conseiller national socialiste. S'il estime également que les aides économiques ne doivent pas maintenir sous perfusion des entreprises qui ne sont pas viables économiquement, il relève toutefois que l'enjeu est d'éviter une inflation. En effet, explique-t-il au micro de Forum, "les entrepreneurs qu'on veut aider sont à sec au niveau de leurs ressources, malgré les aides déjà apportées".

Dès lors, selon Samuel Bendahan, "le risque de pas aider les entreprises maintenant" n'est pas forcément celui d'une faillite immédiate, mais "de les laisser dans une situation où elles ont le minimum de personnel possible et d'investissements" et où "elles ne pourront pas s'adapter quand la situation et la demande vont changer". L'économiste relève que cette conjecture constitue "la recette explosive pour une inflation (une hausse des prix généralisée car les entreprises n'arrivent plus à fournir ce qu'il faut) qui touchera violemment tout le monde".

>> Ecouter leur débat dans Forum:

Absence de personnel: faut-il mieux soutenir les entreprises? Débat entre Marius Brülhart et Samuel Bendahan [RTS]
Absence de personnel: faut-il mieux soutenir les entreprises? Débat entre Marius Brülhart et Samuel Bendahan / Forum / 8 min. / le 9 janvier 2022

07h45

"Il faut réduire les quarantaines à 5 jours"

La pression s'accentue sur le Conseil fédéral pour que les périodes de quarantaine et d'isolement dues au Covid-19 soient réduites à 5 jours. Les milieux économiques, les directeurs de la santé des cantons de Suisse orientale et certains virologues plaident pour un raccourcissement. Ils relèvent l'existence d'indices selon lesquels les personnes contaminées par le variant Omicron sont moins longtemps infectées et contagieuses.

Pour Rebecca Ruiz, conseillère d'Etat vaudoise de la Santé et vice-présidente de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la Santé, interrogée dimanche dans Forum, "plusieurs services sociaux sont sous tension car ils manquent de personnel. Il faut réduire à 5 jours les quarantaines et les isolements, voire à 3 jours les isolements accompagnés de mesures de prévention comme les masques FFP2 pour permettre aux gens de revenir travailler". Toutefois, la vice-présidente insiste sur le fait qu'il faut "attendre de dépasser le pic du variant Omicron avant de supprimer les quarantaines. Mais il faut les réduire à 5 jours".

>> Voir l'interview de Rebecca Ruiz dans Forum:

Pression sur le Conseil fédéral au sujet des quarantaines: interview de Rebecca Ruiz [RTS]
Pression sur le Conseil fédéral au sujet des quarantaines: interview de Rebecca Ruiz / Forum / 5 min. / le 9 janvier 2022

07h30

Manifestation contre le port du masque dans les écoles bernoises

L'obligation du port du masque dans les classes du canton de Berne dès la 3e année Harmos fait des mécontents. La RTS a dénombré entre 500 et 600 personnes qui ont défilé en silence dimanche à Tavannes, dans le Jura bernois, pour dénoncer cette mesure qui doit entrer en vigueur lundi.

>> Voir le reportage du 19h30:

Des centaines de personnes ont protesté à Tavannes contre l'obligation de porter le masque à l'école dès la 3e primaire. [RTS]
Des centaines de personnes ont protesté à Tavannes contre l'obligation de porter le masque à l'école dès la 3e primaire. / 19h30 / 2 min. / le 9 janvier 2022

A l'appel du collectif "Ecoliers bernois sans masque, regroupant selon sa page Facebook plus de 560 parents, les manifestants ont brandi des banderoles pour contester le port du masque dès la 3e année Harmos. En guise de code vestimentaire, les adultes avaient été invités à porter un masque blanc orné d'une croix.

Marche contre le port du masque à l'école dès la 3H, à Tavannes le 9 janvier 2022. [Gaël Klein - RTS]Marche contre le port du masque à l'école dès la 3H, à Tavannes le 9 janvier 2022. [Gaël Klein - RTS]

"Les parents du Jura bernois préfèrent jouer la carte de la prudence en demandant au Conseil-exécutif de revenir sur sa décision", écrit le collectif dans un communiqué. "Leur unique volonté est de protéger leurs enfants, tant d'un point de vue psychologique, scolaire que médical".

Des parents ont annoncé sur les réseaux sociaux qu'ils n'enverraient pas leurs enfants à l'école lundi lors de la rentrée scolaire dans la partie francophone du canton de Berne.

>> Ecouter aussi le reportage de La Matinale

Marche contre le port du masque à l'école dès la 3H Tavannes (BE). [Gaël Klein - RTS]Gaël Klein - RTS
Reportage au sein d'une manifestation à Tavannes (BE) contre le port du masque pour les enfants / La Matinale / 1 min. / le 10 janvier 2022

07h15

Des centres de tests aux conditions "déplorables"

De nombreux fournisseurs privés de tests antigéniques rapides et de tests PCR ont enfreint les directives des autorités sanitaires cantonales. Les cantons ont fermé les centres de tests concernés, rapporte dimanche la SonntagsZeitung.

C'est le canton d'Argovie qui a pris les mesures les plus sévères contre ces centres de tests peu sérieux. Il a déjà retiré douze autorisations d'exploitation à différents prestataires qui effectuaient des tests en dehors des pharmacies, des cabinets médicaux et des hôpitaux.

Des fermetures ont également eu lieu dans les cantons de Schwyz, Zurich, Lucerne, Saint-Gall, Thurgovie, Schaffhouse et dans les Grisons. Les conditions étaient parfois déplorables. A Bâle, un centre de tests se trouvait dans un magasin qui vendait des chaussures et des clés.

>> Les précisions dans le 12h30:

Un échantillon d'un frottis nasal d'un patient suspecté d'être infecté par le coronavirus. [Jean-Christophe Bott) - Keystone ]Jean-Christophe Bott) - Keystone
La revue de presse alémanique / Le 12h30 / 2 min. / le 9 janvier 2022

07h00

Week-end chargé pour l'aéroport de Genève

L'aéroport de Genève devait accueillir près de 61'000 voyageurs ce week-end. Un chiffre important, mais bien inférieur à la situation d'avant la pandémie (40% à 45% du trafic passager en moins).

Sur l'ensemble des fêtes, le bilan n'est pas si mauvais, malgré l'arrivée du variant Omicron. La fréquentation a diminué de moitié par rapport à 2019. Le manque de touristes britanniques s'est notamment fait sentir.

"C'est clairement le trafic britannique qui manque au monde aérien. Plusieurs pays ont pris des mesures assez strictes envers le Royaume-Uni. Pour Genève Aéroport, le trafic britannique est important pendant la saison d'hiver", indique Ignace Jeannerat, porte-parole de l’aéroport genevois.

>> Les précisions dans le 12h30:

L'aéroport de Genève s'attendait à 25'000 passagers vendredi, soit 40% du trafic de 2019.  [Salvatore Di Nolfi - Keystone]Salvatore Di Nolfi - Keystone
La fréquentation de l’aéroport de Genève satisfaisante malgré le variant Omicron / Le 12h30 / 1 min. / le 9 janvier 2022

06h45

La pression augmente encore pour réduire la durée des quarantaines

La pression continue de montrer en Suisse pour une réduction de la durée des quarantaines, voire leur suppression, après un contact avec une personne infectée.

Dimanche, la ministre de la santé zurichoise Natalie Rickli demande dans la NZZ de réduire la quarantaine de dix à cinq jours. Le président des médecins cantonaux Kurt Hauri se montre ouvert à une telle proposition, citant des indications selon lesquelles les personnes infectées par Omicron sont infectieuses moins longtemps. Une source a indiqué au journal que les discussions au sein du Conseil fédéral allaient dans le même sens.

Dans la SonntagsZeitung, l'épidémiologiste Marcel Salathé indique qu'il pourrait imaginer une suppression de l'obligation de quarantaine dans certaines conditions. Il propose que toute personne ayant eu un contact avec une personne infectée reçoive dix tests rapides. La personne devrait ensuite se tester quotidiennement. Tant que le test est négatif, la personne concernée peut reprendre son travail en adoptant un comportement prudent. Il existe certes un risque résiduel mais, compte tenu des importantes absences entraînées par cette vague épidémique, il est tolérable, estime le scientifique.

Interrogé samedi dans Forum, le conseiller d'Etat en charge de la santé dans le canton de Berne Pierre Alain Schnegg estimait que le système actuel des quarantaines "générait beaucoup de problèmes, tant au niveau du système de santé que dans beaucoup d'autres secteurs économiques". Selon lui, avec 30'000 cas détectés par jour, il existe une "zone grise" de personnes qui ne sont pas mises en isolement alors qu'elles le devraient.

>> Ecouter son interview dans Forum:

Le conseiller d'Etat bernois Pierre Alain Schnegg. [Gaël Klein - RTS]Gaël Klein - RTS
Plusieurs ministres cantonaux demandent la suppression des quarantaines: interview de Pierre Alain Schnegg / Forum / 4 min. / le 8 janvier 2022

Dès lors, le ministre UDC propose de "revenir aux recettes initiales: le port du masque, les distances, les règles d'hygiène". D'autre part, il appelle à raccourcir l'isolement des personnes malades à cinq jours, pour autant qu'elles n'aient plus de symptômes.

Pierre Alain Schnegg demande aussi de supprimer les quarantaines de contact, ou au moins à réduire leur durée à cinq jours dans un premier temps, précisant toutefois que cela ne concernerait que les personnes n'ayant pas de symptômes.

>> Les précisions dans le 12h30:

Rue de Fribourg (illustration). [Anthony Anex - Keystone]Anthony Anex - Keystone
Réduire ou non la durée des quarantaines et des isolements, les politiques s’emparent du sujet / Le 12h30 / 2 min. / le 9 janvier 2022

>> Voir aussi la revue de presse du 12h45:

La revue de presse : des voix s'élèvent en Suisse pour une réduction des quarantaines. [RTS]
La revue de presse : des voix s'élèvent en Suisse pour une réduction des quarantaines. / 12h45 / 1 min. / le 9 janvier 2022

06h30

Des vacances passées en isolement

Pour de nombreux Suisses infectés par le Covid, ces vacances de Noël ont rimé avec quarantaine et isolement. Pour eux, cette période était loin d'être reposante, entre maladie, changements de plan et organisation pour gérer ce confinement.

>> Voir les témoignages recueillis dans le 19h30 :

Vacances compliquées pour les Suisses qui se sont retrouvés en quarantaine durant les fêtes [RTS]
Vacances compliquées pour les Suisses qui se sont retrouvés en quarantaine durant les fêtes / 19h30 / 2 min. / le 8 janvier 2022

Mais est-ce que l'on perd réellement des jours de vacances lorsqu'on est placé en isolement? En théorie, lorsqu'une quarantaine est ordonnée par un médecin cantonal, et uniquement dans ce cas-là, un salarié peut demander le report de ses vacances à une date ultérieure. Pour le reste, les situations se règlent plutôt au cas par cas.

>> Voir également les explications de Charlotte Onfroy-Barrier :

Quarantaine en vacances: les explications de Charlotte Onfroy-Barrier [RTS]
Quarantaine en vacances: les explications de Charlotte Onfroy-Barrier / 19h30 / 1 min. / le 8 janvier 2022

06h15

Retour sur la journée de vendredi et samedi

La Suisse compte vendredi 28'038 cas de Covid-19 de plus que la veille, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

On déplore également 10 décès supplémentaires, et 126 malades ont été hospitalisés. Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 18'950 cas, soit 9088 de moins. Le même jour, il dénombrait 24 décès et 128 hospitalisations supplémentaires.

Au cours des 14 derniers jours, le nombre de nouveaux cas atteint 17'115 par jour en moyenne (en hausse), le nombre d'hospitalisations 81 (stable) et le nombre de décès 12 (en baisse).

Actuellement, 312 personnes atteints du Covid-19 se trouvent aux soins intensifs et occupent 33,2% des places disponibles. Tous malades confondus, le taux d'occupation se monte à 78,9%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 95'376 tests ont été transmis. Le taux de positivité s'élève à 29,4%, contre 26,4% il y a une semaine. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,37. Le taux d'incidence (nombre total d'infections sur 14 jours pour 100'000 habitants) atteint 2751.

Le variant Omicron représente 61,1% des cas de SRAS-CoV-2 séquencés ou examinés dans les laboratoires sur sept jours, avec un délai de deux semaines environ.

Au total, 67,5% des Suisses ont déjà reçu deux doses de vaccin. Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour l'instant pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 76,8%, indique l'OFSP. Par ailleurs, 66,7% des personnes âgées de 65 ans et plus et 28,5% de la population ont déjà reçu une dose de rappel.

Depuis le début de la pandémie, 1'483'167 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 15'229'894 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 11'982 et le nombre de personnes hospitalisées

>> Retour sur la journée de vendredi et samedi: Les appels pour supprimer les quarantaines se multiplient

>> Retour sur la journée de dimanche: Rebecca Ruiz: "Il faut réduire quarantaines et isolements à cinq jours"

06h00

Le dossier complet

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au Covid-19.

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus