Le banner du 22 février. [Keystone]
Publié Modifié

Moins de 2500 cas supplémentaires sur trois jours en Suisse

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état lundi de 2449 cas supplémentaires en 72 heures. Vingt-six décès supplémentaires ont également été dénombrés ainsi que 84 hospitalisations.

- Les résultats préliminaires du dernier volet d'une étude d'Unisanté révèlent que 25% des Vaudois sont actuellement protégés contre le coronavirus, après avoir été infectés ou vaccinés.

- Appelés à se prononcer sur les mesures mises en consultation par le Conseil fédéral mercredi dernier, les cantons souhaitent dans l'ensemble que le calendrier soit plus rapide. Ils demandent notamment une anticipation de la réouverture des restaurants, le Valais prônant même une réouverture des terrasses dès le 1er mars.

- L'OFSP recommande toujours de conserver une distance de 1,5 mètre avec les personnes qui ne sont pas du même ménage, de porter un masque dans le cas où cette distance ne peut être maintenue et de respecter les règles d'hygiène.

Suivi assuré par RTSinfo

20h30

La perspective d'un "passeport vaccinal" pourrait se dessiner

Les milieux de la restauration, du commerce, des transports ou de l'événementiel en Suisse pourraient bien être autorisés à appliquer le principe de certificat vaccinal obligatoire. Le président de la Confédération Guy Parmelin a ouvertement, pour la première fois, envisagé cette possibilité dimanche. Et désormais, l'administration fédérale dit étudier la question.

Les questions juridiques que poseraient un tel passeport sont étudiées par un groupe de travail au sein de l’administration. Et les juristes sont déjà sûrs d’une chose. Un salon de coiffure, un théâtre ou même dans certains cantons un restaurant, pourraient, déjà aujourd’hui, réserver ses services aux personnes vaccinées.

La situation est toutefois différente pour les prestations publiques. Par exemple, pour libérer les personnes vaccinées de l’obligation de porter un masque dans les transports, une nouvelle base légale serait nécessaire, selon l’Office fédéral de la justice. Mais déjà, des parlementaires veulent aller plus loin, en libérant les personnes vaccinées de certaines obligations.

>> Les précisions du 19h30:

Un certificat vaccinal obligatoire est envisagé au plus haut sommet de l'État . [RTS]
Un certificat vaccinal obligatoire est envisagé au plus haut sommet de l'État . / 19h30 / 2 min. / lundi à 19:30

20h00

Les aides aux entreprises tardent à arriver en Suisse romande

Sur le plan économique, la situation est difficile pour les indépendants qui déplorent souvent la lenteur des aides financières. Le versement des aides pour les cas de rigueur monte en puissance, mais de manière plus ou moins rapide selon les cantons.

Avec l'assouplissement des conditions décidé par le Conseil fédéral le 13 janvier, les entreprises ont été très nombreuses à solliciter une aide financière afin de couvrir leurs coûts fixes et ainsi d'assurer leur survie. Mais à l'heure actuelle, en Suisse romande, seules 49% des demandes effectuées ont été validées. La moitié des entreprises romandes ayant formulé une demande n'ont encore rien reçu, et de fortes disparités sont constatées.

>> L'enquête complète diffusée dans le 19h30:

Les aides de l'Etat pour les cas de rigueur montent en puissance, mais des disparités subsistent. [RTS]
Les aides de l'Etat pour les cas de rigueur montent en puissance, mais des disparités subsistent. / 19h30 / 2 min. / lundi à 19:30

>> Lire aussi: L'aide aux cas de rigueur se fait attendre pour la moitié des demandeurs romands

19h30

Les cantons romands désunis sur les réouvertures

Une majorité de ministres cantonaux de la santé appellent à une réouverture des terrasses de restaurants le 1er mars, un mois plus tôt que le propose le Conseil fédéral.

Dans un rapport de 17 pages argumentées, pondérées, les cantons rendent une conclusion principale, prise à une très courte majorité : il faut permettre la réouverture des terrasses dès le 1er mars.

Aujourd'hui, rien qu’en Suisse romande, trois fronts et trois dates se détachent. Pour Neuchâtel et le Jura, la prudence est de mise, et la date du 1er avril est soutenue. Le Valais, lui, veut aller vite, et défend le 1er mars. Enfin, Vaud, Fribourg et Genève parlent déjà d’une réouverture des restaurants, et non seulement des terrasses, dès le 15 ou le 22 mars.

>> Le reportage du 19h30:

Une courte majorité des cantons en faveur d'une réouverture des terrasses le premier mars. [RTS]
Une courte majorité des cantons en faveur d'une réouverture des terrasses le premier mars. / 19h30 / 2 min. / lundi à 19:30

17h00

Les cantons en faveur d'une sortie de crise par étapes

Les cantons soutiennent la stratégie du Conseil fédéral consistant à sortir par étapes des restrictions imposées pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Près de la moitié d'entre eux souhaitent toutefois des intervalles plus courts entre les étapes, en fonction de la situation épidémiologique.

La Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) s'exprimait lundi, alors que le gouvernement devrait donner des précisions mercredi sur le scénario envisagé.

La plupart des cantons souhaitent une approche coordonnée au niveau national, sans différenciation cantonale. L'objectif principal est de maintenir au plus bas les cas d'infection, au niveau national et sur la durée, écrit la CDS. Ceci doit permettre d'éviter de nouvelles restrictions. La propagation des variants du coronavirus peut toutefois changer la situation dans les cantons en très peu de temps, précise encore le communiqué.

Quatorze cantons soutiennent totalement la stratégie du Conseil fédéral ou n'émettent que des réserves sur certains points isolés. Onze cantons ainsi que la Conférence des directeurs cantonaux de l'économie publique (CDEP) sont partiellement d'accord. Un seul canton refuse la stratégie du gouvernement.

>> Plus d'informations sur la posture des cantons dans Forum:

Le Conseil fédéral accélérera-t-il son plan de déconfinement?  [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Les cantons sont dispersés face aux demandes du Conseil fédéral / Forum / 3 min. / lundi à 18:02

16h00

Pas d'abolition temporaire de la 1ère classe à Berne

Le Conseil-exécutif bernois estime qu'il n'est pas nécessaire d'abolir la première classe dans les trains durant la pandémie de Covid-19 pour mieux répartir les passagers et ainsi réduire les risques de contamination. Il répondait à une interpellation déposée par trois députés francophones au Grand Conseil.

Dans leur interpellation déposée en octobre, ces élus constataient que le taux de remplissage des trains restait très élevé malgré le télétravail. Relevant que les gens se retrouvaient parfois entassés en 2e classe, ils plaidaient une occupation plus optimale des transports publics.

Dans sa réponse publiée lundi, le gouvernement bernois estime que la fréquentation actuelle des trains ne présente "en principe" pas de risque accru de transmission. Il relève aussi que l'accès à la 1ère classe à tous les passagers n'entraînerait qu'une augmentation légère du nombre de places. L'exécutif cantonal évoque aussi la difficulté d'introduire une telle mesure uniquement sur le plan cantonal.

13h50

Moins de 2500 cas positifs sur les trois derniers jours

La Suisse compte lundi 2449 cas supplémentaires de coronavirus en 72 heures, selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Vingt-six décès supplémentaires sont à déplorer et 84 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 72 heures, les résultats de 58'545 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,18%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 14'641. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 169,36 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,91.

Au total, 847'900 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont 613'346 ont été administrées et 137'734 personnes ont déjà reçu deux doses. Depuis le début de la pandémie, 550'224 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 4'916'472 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9226 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 23'224.

S'agissant des variants du coronavirus, 7787 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à présent, dont 2928 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 128 au variant sud-africain (B.1.351) et 5 au variant brésilien (P.1). Dans les cas restants, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Le pays dénombre par ailleurs 11'051 personnes en isolement et 18'725 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 2913 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

12h40

Dépistage bi-hebdomadaire pour les élèves et profs zougois

Avec la rentrée scolaire lundi à Zoug, le canton lance des tests systématiques dans toutes ses écoles. Elèves et personnel enseignant vont désormais devoir se soumettre au dépistage deux fois par semaine.

C'est le premier canton suisse à lancer une telle opération, obligatoire sous réserve de certaines dispenses. Il s'agit de tests PCR salivaires, donc peu intrusifs.

L’objectif est d’éviter les quarantaines et les fermetures de classes. Le coût de ces quelque 12'000 tests hebdomadaires, qui s’élève à 400'000 francs, est pris en charge par la Confédération.

>> Les précisions du 12h30:

Echantillon destiné à un test du Covid-19 dans un laboratoire (image d'illustration). [Denis Balibouse - Reuters]Denis Balibouse - Reuters
Zoug lance des tests de dépistage Covid-19 obligatoires dans les écoles secondaires / Le 12h30 / 1 min. / lundi à 12:33

12h05

La liste élargie des zones à risque est entrée en vigueur

De nombreux pays et régions supplémentaires figurent depuis lundi sur la liste des zones depuis lesquelles l'entrée en Suisse est soumise à une quarantaine. Diverses régions de France, d'Italie et d'Allemagne en font partie, tout comme la Serbie, l'Albanie ou la Colombie.

Selon la liste actualisée publiée le 10 février par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), les régions françaises concernées sont la Normandie, l'Ile-de-France, le Centre-Val de Loire, les Pays de la Loire et l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Pour l'Allemagne, les Etats de Saxe-Anhalt et de Brandebourg ont été ajoutés. Les voyageurs provenant des provinces italiennes d'Ombrie, des Marches et des Pouilles sont désormais également soumis à une quarantaine.

11h10

Un quart des Vaudoises et Vaudois sont désormais immunisés

Le canton de Vaud a dévoilé les résultats préliminaires du troisième volet de l’étude SérocoViD, menée par Unisanté dans le cadre du programme national de recherche Corona Immunitas.

Ils révèlent que 25% des Vaudoises et Vaudois (avec une incertitude de +/- 3%) ont actuellement des anticorps contre le coronavirus, quel que soit leur âge. Cela signifie qu'ils sont désormais immunisés, par le biais d'une infection ou d'une vaccination. Début juin 2020, seuls 7% de la population vaudoise était déjà immunisée. Cette proportion avait augmenté à 17% en novembre.

La protection a augmenté dans tous les groupes d’âge, y compris chez les aînés: un cinquième des personnes âgées de 65 à 75 ans et presque un tiers des personnes de plus de 75 ans (hors EMS) sont aujourd'hui immunisées, en partie grâce à la vaccination.

Les adultes entre 20 et 40 ans en première ligne

Cette nouvelle partie de l'étude montre que le virus circule toujours le plus parmi les adultes de 20 à 40 ans (27%). Mais cette proportion n’est plus que légèrement supérieur à celle des adolescents (25%). Elle reste plus élevée que celui des personnes de plus 65 ans (18%), les différences s’étant nettement atténuées par rapport à la première vague.

>> Les explications de Valérie D'Acremont dans Forum:

Vers des tests systématiques aux frontières? Interview de Valérie D’Acremont [RTS]RTS
Un quart de la population vaudoise immunisée au Covid-19: interview de Valérie D'Acremont / Forum / 4 min. / lundi à 18:00

10h45

Ignazio Cassis alerte sur les effets de la pandémie sur le développement durable

La pandémie menace les avancées obtenues sur le développement durable dans le monde, selon Ignazio Cassis. Le conseiller fédéral a appelé au début du Conseil des droits de l'homme à oeuvrer pour le monde d'après-pandémie.

L'effort requis pour les Objectifs de développement durable "est considérable", a affirmé le chef de la diplomatie suisse en ouvrant cette réunion d'un mois entièrement en ligne. Selon lui, la pandémie a aussi remis les libertés fondamentales au centre des préoccupations des citoyens.

Les conséquences de santé et économiques pour les plus vulnérables sont importantes. Et le conseiller fédéral de déplorer l'augmentation des inégalités et des discriminations.

Mais la pandémie "nous a rapprochés" sur l'importance d'efforts communs, a-t-il aussi affirmé. Il a salué l'adaptation du Conseil des droits de l'homme face à la situation volatile liée aux restrictions.

10h00

Des élections communales sous le signe du Covid-19

Le 7 mars, les cantons de Fribourg, du Valais et de Vaud renouvelleront leurs autorités communales, mais la pandémie actuelle bouleverse l'exercice démocratique.

>> Ecouter le sujet sur la campagne à Lausanne:

A Lausanne, le PLR et le PS se livrent bataille sur les budgets de campagne. [KEYSTONE - LAURENT GILLIERON]KEYSTONE - LAURENT GILLIERON
La campagne pour les municipales vaudoises s'organise malgré le coronavirus / La Matinale / 3 min. / lundi à 07:24

Les figures connues et les sortants pourraient bénéficier du contexte. "Le risque est d'avoir une confirmation des personnes qui sont en vue et peu de chance pour de nouveaux venus de s'imposer à part s'ils bénéficient de réseaux particuliers et intenses", explique le politologue de l’Université de Lausanne René Knüsel dans La Matinale.

La pandémie force les partis politiques à se rendre principalement sur les réseaux sociaux pour faire campagne. Certains candidats pourraient "créer la surprise", selon le politologue, à condition qu'ils maîtrisent les outils, et ainsi "niveler la prime au sortant".

>> Voir l’interview complète de René Knüsel dans La Matinale:

René Knüsel, politologue, parle des effets du Covid-19 sur les campagnes électorales (vidéo) [RTS]
René Knüsel, politologue, parle des effets du Covid-19 sur les campagnes électorales (vidéo) / L'invité-e d'actualité / 9 min. / lundi à 07:17

Si la campagne est particulière, René Knüsel ne s'attend au final "pas à de grands changements politiques", avec plutôt la confirmation d'un certains nombre de tendances et d'équilibres. "Mais il pourrait surtout y avoir quelques surprises localement."

>> En lire plus: La pandémie de Covid-19 pousse les candidats aux communales à se réinventer

09h40

Economiesuisse critique la gestion de la pandémie

Dans une interview au Blick, le président de la faîtière économique s'en prend notamment à l'organisation de la vaccination en Suisse et parle "d'énorme déception".

Christoph Mäder estime aussi qu'il faut agir dans le domaine de la communication. Beaucoup de choses ont mal fonctionné dans ce secteur par le passé et notamment sur la question des masques.

Le président d'Economiesuisse ne comprend pas qu'on ait prétendu au printemps dernier que les masques ne servaient à rien. Cela a énormément nui à la crédibilité de la Confédération et sapé la confiance de la population, dit-il.

En outre, on a hésité trop longtemps à procéder à des tests de dépistage à grande échelle, critique encore Christoph Mäder.

09h00

Le spectre d'apprentissages au rabais en raison de la pandémie

La qualité de la formation des apprentis est remise en cause par la décision d'une organisation professionnelle. La faîtière des métiers du social (Savoirsocial) est la première à renoncer aux examens pratiques de fin d'apprentissage en raison de la crise sanitaire.

Cette mesure, dévoilée dimanche dans les colonnes du Sonntagsblick, fait planer le spectre d'une "génération corona" chez certains apprentis.

>> Les explications de La Matinale:

La faîtière des métiers du social est la première à renoncer aux examens pratiques de fin d'apprentissage. [Uwe Zucchi - Keystone]Uwe Zucchi - Keystone
Le spectre d'apprentissages au rabais en raison de la pandémie / La Matinale / 1 min. / lundi à 06:00

Certains - syndicats en tête - estiment que ces jeunes risquent d'être boudés sur le marché du travail.

Mais d'autres pourraient suivre, comme la restauration. Sans réouverture prochaine des restaurants, GastroSuisse renoncera elle aussi aux épreuves pratiques finales.

>> L'interview de Casimir Platzer, président de GastroSuisse:

Casimir Platzer, président de GastroSuisse. [Lukas Lehmann - Keystone]Lukas Lehmann - Keystone
Pas examens pratiques de fin d’apprentissage, interview de Casimir Platzer / La Matinale / 1 min. / lundi à 06:00

>> Lire aussi: Sans examens pratiques de fin d’apprentissage, la peur de CFC au rabais

08h45

Nouvelle veillée pour les morts du coronavirus à Berne

La Place fédérale, à Berne, a brillé dimanche soir des flammes de 9200 bougies représentant les victimes du coronavirus en Suisse.

Cette action du souvenir était organisée par le mouvement Corona-Mahnwache. Ce dernier estime que les morts sont les grands oubliés dans cette crise et qu'il n'est pas l'heure d'assouplir les mesures pour lutter contre la pandémie.

>> L'interview de Roman Bolliger, initiateur de cette action, dans La Matinale:

9200 bougies ont été allumées dimanche soir sur la Place fédérale à Berne, une par victime du Covid. [EPA/Peter Schneider - Keystone]EPA/Peter Schneider - Keystone
Veillée aux bougies sur la Place fédérale / La Matinale / 1 min. / lundi à 06:00

>> Lire aussi: Quelque 9200 bougies allumées sur la Place fédérale, une par victime du Covid

08h15

Les conseillers fédéraux de droite sont-ils en rupture avec leurs partis?

Depuis plusieurs semaines, le PLR et l'UDC militent pour davantage d'assouplissement des mesures sanitaires. Mais leurs quatre ministres suivent une ligne différente: ils ont resserré les rangs et font bloc derrière les décisions du collège gouvernemental, comme rarement auparavant.

Mercredi dernier encore, Ueli Maurer et Guy Parmelin ont pris spontanément la parole devant la presse pour défendre le socialiste Alain Berset et louer la bonne entente au sein du gouvernement. Deux UDC qui défendent leur collègue socialiste: le plaidoyer est étonnant, mais taillé sur mesure pour bloquer les attaques de l'UDC et du PLR contre le ministre de la Santé.

Ce décalage suscite cependant des interrogations dans la Berne fédérale.

>> Les explications de La Matinale:

Ueli Maurer, Guy Parmelin et Alain Berset à Berne, mercredi 17.02.2021. [Alessandro della Valle - Keystone]Alessandro della Valle - Keystone
Les Conseillers fédéraux de droite sont-ils en rupture avec leurs partis? / La Matinale / 2 min. / lundi à 06:00

08h05

La Suisse pourrait revendre ses vaccins AstraZeneca à d'autres pays

Les autorités suisses anticipent un possible refus du vaccin d'AstraZeneca par Swissmedic. Dans une interview à la NZZ am Sonntag, la vice-directrice de l'Office fédéral de la santé publique Nora Kronig a laissé entendre que les doses déjà acquises pourraient être revendues à l'international.

Pourtant homologué la semaine passée par l’Organisation mondiale de la santé et déjà utilisé dans les pays voisins, le vaccin d'AstraZeneca n’est toujours pas autorisé en Suisse. Et les réticences sont nombreuses autour de ce produit, alors que des livraisons d'autres vaccins sont attendues.

>> Les explications de La Matinale:

Un flacon du "Covishield", le vaccin d'Oxford/AstraZeneca. [Fabio Motta - Keystone/EPA]Fabio Motta - Keystone/EPA
La Suisse pourrait revendre ses vaccins AstraZeneca à d'autres pays / La Matinale / 1 min. / lundi à 06:00

07h55

Peu de sanctions pour le premier week-end de beau temps

La météo printanière du week-end a poussé beaucoup de gens à sortir, avec à la clé de nombreux rassemblements. Les polices romandes ont dû en conséquence rappeler certains impératifs sanitaires aux badauds sur les quais et dans les parcs.

Dans le canton de Vaud, c'était le cas par exemple, à Ouchy Lausanne, à Morges et au parc des Rives du lac à Yverdon où les groupes dépassaient parfois cinq personnes. Mais les forces de l'ordre ont préféré les avertissements aux amendes d'ordre.

>> L'interview de Florence Frei, porte-parole de la Police cantonale vaudoise, dans La Matinale

Le temps printannier a poussé notamment les promeneurs au bord des lacs. [Anthony Anex - Keystone]Anthony Anex - Keystone
Peu de sanctions pour le premier week-end de beau temps, interview de Florence Frei / La Matinale / 1 min. / lundi à 06:00

07h45

Un Morgestraich silencieux à Bâle

Malgré l'annulation du carnaval de Bâle, quelques centaines de personnes se sont réunies vers 04h00 pour un Morgestraich silencieux. A quelques exceptions près, elles ont respecté l'interdiction de jouer du tambour ou du fifre.

Ce soupçon d'atmosphère carnavalesque régnait surtout sur la Rümelinsplatz, dans la vieille-ville, alors que d'autres places et rues étaient peu animées. Plusieurs cliques avaient sorti leurs lanternes lumineuses, qu'elles n'avaient pas pu utiliser l'année dernière. Mais on ne croisait pas beaucoup de personnes costumées.

Malgré l'interdiction de jouer de la musique, la Marche du Morgenstraich pouvait être entendue: de nombreuses personnes présentes la faisaient résonner avec des enceintes portables.

Des véhicules et de nombreuses patrouilles de police étaient présentes. Les policiers demandaient aux personnes présentes, qui avaient formé des groupes importants, de mettre leurs masques. Pour le reste, ils faisaient profil bas. Vers 05h00, la vieille-ville a commencé à se vider.

Dimanche soir, la police bâloise avait tiré un premier bilan "positif". Quelques activités liées au carnaval ont été observées dans certaines zones, mais elles se sont déroulées calmement. Seul le port du masque n'a pas été respecté. Les personnes concernées se sont toutefois montrées raisonnables, selon le communiqué.

>> Les précisions du 12h45:

Les amateurs du carnaval de Bâle n'ont pas résisté à marquer le Morgenstraich. [RTS]
Les amateurs du carnaval de Bâle n'ont pas résisté à marquer le Morgenstraich. / 12h45 / 1 min. / lundi à 12:45

07h30

Les cantons pour un assouplissement plus rapide

Consultés sur les mesures d'assouplissement prévues par le Conseil fédéral, la plupart des cantons prônent un calendrier plus rapide. A l'image du Tessin ou de Fribourg, ils demandent notamment une anticipation de la réouverture des restaurants.

Le Conseil d'Etat genevois appuie l'allègement du dispositif sanitaire contre la pandémie de Covid-19 proposé par le Conseil fédéral. Mais il enjoint la Confédération à réexaminer la situation d'ici à la mi-mars. Pour les autorités du canton, il s'agit de laisser la possibilité d'assouplir certaines mesures avant le 1er avril.

>> Les précisions du 19h30:

Après Vaud, Fribourg, Genève et le Valais réagissent au plan du Conseil Fédéral et souhaitent accélérer le déconfinement. [RTS]
Après Vaud, Fribourg, Genève et le Valais réagissent au plan du Conseil Fédéral et souhaitent accélérer le déconfinement. / 19h30 / 1 min. / dimanche à 19:30

>> L'interview de la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet:

Nathalie Fontanet. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
Interview de Nathalie Fontanet, conseillère d'Etat genevoise / La Matinale / 2 min. / lundi à 06:00

D'autres cantons se montrent plus pressants. Fribourg, qui juge que la situation sanitaire ainsi que la campagne de vaccination en cours le permettent, souhaite des mesures plus rapides et étendues.

Le Valais va même plus loin et demande une réouverture plus rapide des cafés et restaurants. Les terrasses doivent pouvoir rouvrir dès le 1er mars, en respectant les plans de protection déjà établis (quatre personnes par table, 1,5 mètre entre les tables, traçage électronique des clients) et ce jusqu’à 18 heures.

>> Le débat entre le conseiller d'Etat neuchâtelois Laurent Kurth et le PLR valaisan Philippe Nantermod dans Forum:

Le plan sanitaire du Conseil fédéral est-il trop prudent? Débat entre Laurent Kurth et Albert Rösti [RTS]
Le plan sanitaire du Conseil fédéral est-il trop prudent? Débat entre Laurent Kurth et Philippe Nantermod / Forum (vidéo) / 8 min. / dimanche à 18:05

>> Lire aussi: Pour les cantons, le Conseil fédéral ne va pas assez loin dans ses mesures d’assouplissement

07h15

Des menaces contre les conseillers fédéraux

Alors que le ras-le-bol s'accentue face à la pandémie, le Conseil fédéral, et Alain Berset en particulier, est de plus en plus ciblé par des critiques toujours plus virulentes. Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ainsi ouvert des enquêtes sur cinq cas de menaces ou d'insultes à l'encontre de conseillers fédéraux en raison de la pandémie de coronavirus, rapporte la SonntagsZeitung.

Actuellement, cinq procédures pénales sont en cours, mais les enquêtes ne sont pas encore terminées et aucune sanction n'a encore été prononcée, a précisé le MPC. Selon les recherches du journal, plusieurs de ces procédures concernent le ministre de la Santé Alain Berset.

L'Office fédéral de la police (Fedpol) est de son côté intervenu dans plusieurs dizaines de cas pour des menaces contre des membres des autorités.

Plusieurs membres d'exécutifs cantonaux ont également été insultés ou menacés sur internet. Dans ces cas, la procédure est prise en charge par les autorités cantonales de poursuite pénale.

>> Lire aussi: Des enquêtes ouvertes pour des menaces contre les conseillers fédéraux

07h00

Philippe Leuba: "Les mesures doivent trouver l’adhésion populaire"

Alors que le Conseil fédéral doit annoncer mercredi ses décisions définitives concernant les mesures de réouverture, le ras-le-bol est de plus en présent au sein de la population et beaucoup demandent une ouverture plus rapide que ce qu'a annoncé le gouvernement.

>> Le sujet de Mise au Point sur le ras-le-bol face au Covid-19:

COVID : le ras-le-bol [RTS]
COVID : le ras-le-bol / Mise au point / 14 min. / dimanche à 20:09

Le canton de Vaud insiste pour sa part pour que les restaurants puissent rouvrir dès le 15 mars, tant en salle que sur les terrasses.

"Il y a un fort désespoir, un besoin d’avoir des perspectives, de retrouver une possibilité de travailler, de retrouver une activité, pour la restauration, pour les jeunes, pour les milieux de la culture, pour les milieux sportifs. On ne peut pas faire fi de l’ensemble de ces réactions", a expliqué dimanche dans Mise au point le conseiller d’Etat vaudois Philippe Leuba.

"Vous ne pouvez pas tout sacrifier à la santé ou tout sacrifier à l’économie. Vous devez trouver un équilibre et vous devez trouver l’adhésion populaire. Nous vaincrons cette crise sanitaire et économique uniquement si nous avons l’adhésion de la population", précise le ministre de l’Economie.

Philippe Leuba dément toutefois mener une fronde contre le Conseil fédéral. "Je suis membre d’un gouvernement, je sais combien c’est difficile de gérer une société, de gérer cette crise. Je ne fais donc ni d’attaque personnelle, ni d’attaque contre le collège gouvernemental. Mais si le Conseil fédéral ouvre une procédure de consultation, c’est pour recueillir les avis, et notamment les avis de la base, et c’est ce que nous avons fait dès jeudi."

>> L’interview complète de Philippe Leuba dans Mise au point:

Philippe Leuba insatisfait des propositions du Conseil Fédéral [RTS]
Philippe Leuba insatisfait des propositions du Conseil Fédéral / Mise au point / 5 min. / dimanche à 20:09

06h45

Le refus de la vaccination peut mener à des cas de stigmatisation

Alors que de nombreuses personnes à risque attendent impatiemment de se faire vacciner contre le Covid-19, pour d'autres, ce vaccin a pris l'allure d'un rapport de force. Certains témoignages montrent comment le refus du vaccin peut parfois conduire à se sentir stigmatisé.

Le 19h30 a par exemple rencontré Sandra, une infirmière aussi considérée comme une personne à risque. Sa responsable de personnel lui a donc rapidement proposé de se faire vacciner contre le Covid. Mais face au refus de l'employée, le ton est monté: "Elle m'a dit que si je refusais de me faire vacciner, je risquais de ne pas recevoir mon salaire si je devais être mise à l'arrêt." Sandra a finalement donné sa démission.

Est-il légitime de mettre ainsi des personnes sous pression? Pour la docteur Géraldine Blanchard Rohner, la réponse est clairement non: "Je ne pense pas que ce type de pression soit nécessaire. Parce qu'on a beaucoup d'éléments dont on est incertain par rapport au vaccin. On pense que cela protège des formes graves. Mais est-ce que cela protège vraiment de la transmission du virus, de la contagiosité et aussi des nouvelles souches qui arrivent?", questionne-t-elle.

>> Le reportage du 19h30:

Ceux qui refusent de se faire vacciner se retrouvent parfois stigmatisés. [RTS]
Ceux qui refusent de se faire vacciner se retrouvent parfois stigmatisés. / 19h30 / 2 min. / dimanche à 19:30

>> Lire aussi: Le refus de la vaccination peut mener à des cas de stigmatisation

06h30

Marcel Salathé quitte la task force et crée une association indépendante

L'épidémiologiste Marcel Salathé va quitter la task force fédérale sur le coronavirus. Il va fonder avec d'autres scientifiques une organisation pour renforcer les compétences scientifiques et technologiques du monde politique, de l'administration et de la société.

Cette nouvelle association, issue de la société civile et baptisée CH++, se veut indépendante idéologiquement et financièrement, explique-t-elle dans un communiqué publié dimanche. C'est d'ailleurs pour que l'organisation soit "véritablement indépendante" que Marcel Salathé quitte la task force fédérale sur le coronavirus.

L'épidémiologiste à l'Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) affirme dans une interview à la SonntagsZeitung avoir été satisfait du travail accompli par la task force. Mais il estime que l'administration fédérale a "deux décennies de retard" pour l'emploi des technologies modernes.

Estimant que la Suisse avance "à l'aveuglette" en matière de données, il regrette qu'"au lieu d'utiliser des systèmes informatiques rapides, nous essayons de faire face à des développements rapides à l'aide de fax".

>> Lire aussi: Marcel Salathé quitte la task force et crée une association indépendante

06h15

Retour sur le week-end

Plusieurs manifestations contre les mesures anti-Covid des autorités ont eu lieu ce samedi en Suisse, notamment à Wohlen (AG) et à Sion (VS).

Selon les organisateurs de la manifestation de Wohlen, les contestataires étaient environ 2000 lors de ce cortège, alors que la police a fait état de son côté de 1500 personnes.

Une autre manifestation contre les directives liées à la lutte contre le coronavirus s'est déroulée dans la capitale valaisanne. Un peu moins de cent personnes se sont réunies sur la Place de la Planta avant de se déplacer à travers la ville.

Contrairement à celui de Wohlen, ce rassemblement a eu lieu sans autorisation. La police est intervenue pour dissoudre la manifestation. Plusieurs personnes ont été identifiées et seront dénoncées. Une enquête est en cours afin de déterminer qui sont les organisateurs.

A Zurich, il n'y a finalement pas eu de manifestation contrairement à ce qui était annoncé. Apparemment, il n'y a pas eu assez de participants. Le rassemblement aurait dû commencer à 14h00 sur la place principale de la ville, la Sechseläutenplatz. Selon un journaliste sur place, seule une poignée de personnes se sont réunies et ont été contrôlées par la police.

>> Lire aussi: Des manifestations contre les mesures anti-Covid en Argovie et en Valais

06h00

Le dossier complet

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au coronavirus.

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus