Modifié

La Commission européenne veut abolir le système de Dublin sur l'asile

La Commission européenne veut abolir le règlement dit "de Dublin" [RTS]
La Commission européenne veut abolir le règlement dit "de Dublin" / Forum (vidéo) / 2 min. / le 16 septembre 2020
L'UE veut réformer le règlement de Dublin confiant la responsabilité du traitement des demandes d'asile au pays de première entrée des migrants sur sol européen. La proposition devra encore être acceptée par les Etats.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prôné mercredi, lors de son premier discours sur l'état de l'Union, l'abolition du règlement en place depuis 2003 confiant la responsabilité des demandes d'asile aux pays d'entrée des migrants dans l'UE, un dispositif au coeur du système européen actuel, qui cristallise les tensions.

Le débat sur le manque de solidarité entre pays européens a été relancé par l'incendie récent du camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos.

L'exécutif européen doit encore présenter le 23 septembre sa proposition de réforme de la politique migratoire dans l'UE, très attendue et plusieurs fois repoussée, et qui devra ensuite être acceptée par les Etats.

Nouveau système de gouvernance de la migration

"Je peux annoncer que nous allons abolir le règlement de Dublin et le remplacer par un nouveau système européen de gouvernance de la migration", a déclaré mercredi Ursula von der Leyen devant le Parlement européen au cours de son premier discours sur l'état de l'Union.

>> Lire aussi: L'Europe veut allier relance économique et transition écologique

"Il y aura des structures communes pour l'asile et le retour. Et il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité", a-t-elle poursuivi, alors que les pays qui sont en première ligne d'arrivée des migrants (Grèce, Malte, Italie notamment) se plaignent de devoir faire face à une charge disproportionnée.

La dirigeante, qui a fait de cette réforme l'une des priorités de son mandat, n'est toutefois pas entrée dans les détails de ce "nouveau Pacte européen sur la migration et l'asile", qui seront dévoilés mercredi prochain.

Sujet tendu

Cinq ans après la crise migratoire de 2015, la question de l'accueil des migrants est un sujet qui reste source de profondes divisions en Europe, certains pays de l'Est refusant d'accueillir des demandeurs d'asile.

Mais "nous attendons de tous les États membres qu'ils intensifient eux aussi leurs efforts", a insisté Ursula von der Leyen. "La migration constitue un défi européen et c'est l'ensemble de l'Europe qui doit faire sa part".

fgn avec les agences

Publié Modifié