FAQ sur le service public

Un média de service public est une entreprise audiovisuelle chargée par l’État de produire et diffuser des contenus destinés à couvrir les besoins de la population. Ce modèle médiatique est adopté par la majorité des pays européens pour garantir aux citoyens une offre d’information, de divertissement et d’éducation indépendante des critères économiques, politiques ou d’audience.

Qu’est-ce le service public audiovisuel en Suisse ?

En Suisse, la Confédération a confié la mission de service public audiovisuel au groupe SSR pour assurer une offre médiatique équivalente aux quatre régions linguistiques du pays. Sa mission et ses objectifs reposent ainsi sur la Constitution fédérale, la loi sur la radio et la télévision (LRTV) et la Concession.

Cette mission de média de service public est complétée par les radios et tv privées régionales au bénéfice de la concession.

A l'échelle de la RTS, cela signifie créer, acheter et diffuser des programmes variés et destinés à tous les publics et tous les goûts de Suisse romande.

A quoi sert le service public audiovisuel ?

Le service public audiovisuel a pour vocation de proposer des programmes d’information, de divertissement, de sport et de culture. Il doit également permettre de défendre la pluralité des opinions dans tous les domaines de la société afin de garantir la bonne santé de notre démocratie.

Comment la SSR contribue-t-elle à la cohésion nationale ?

La SSR participe activement à la cohésion nationale en proposant à l’ensemble des citoyens suisses, toutes régions confondues, des programmes de qualité équivalentes. Pour ce faire, elle répartit équitablement entre les régions les moyens (redevance et publicité) perçus au niveau national.

Cette répartition est au bénéfice des régions minoritaires. Sans elle, ni la RTS ni la RSI ni la RTR ne seraient en mesure de remplir pleinement leur mandat.

Péréquation financière de la SSRPéréquation financière de la SSR

En outre, les différentes chaînes de la SSR abordent régulièrement dans leurs émissions, notamment d’information, des sujets relatifs à d’autres régions de la Suisse. Elles suivent avec assiduité les manifestations sportives et populaires ayant cours dans tout le pays et consacre de gros moyens pour relater dans les quatre régions linguistiques l’actualité nationale.

Comment la SSR garantit-elle son indépendance éditoriale ?

L’indépendance de la SSR est établie par la Constitution fédérale ainsi que par la LRTV.

Cette base légale garantit l’indépendance de la SSR vis-à-vis de l’Etat et de toute entité sociale, économique et politique.

En outre, la SSR est également indépendante des annonceurs. La régie publicitaire Admeira et la direction des programmes travaillent en totale indépendance les unes des autres.

L’indépendance de la SSR est également garantie par son financement. Serafe étant une entreprise privée, l’Etat ne peut exercer aucune influence sur les contenus.

Jusqu'à quel point la SSR est-elle indépendante ?

La SSR est une association indépendante qui n’appartient pas à l’État. La Confédération ne détient aucune participation financière dans la SSR, contrairement à son engagement dans Swisscom ou la Poste par exemple. La SSR propose des contenus rédactionnels indépendants, critiques et équilibrés, donnant la parole à tous, sans intervention ni influence de l’Etat, en s’appuyant sur ses directives éditoriales et sa charte du programme.

Les journalistes de la SSR travaillent dans le cadre d'une charte déontologique qui leur impose d’être rigoureusement impartiaux, de présenter les événements de façon fidèle et d’accorder un temps de parole équitable aux différentes parties prenantes.

L'information politique de la SSR est-elle équilibrée ?

L'équilibre est primordial. La SSR joue un rôle déterminant dans la formation de l'opinion des votants. La SSR attache une importance particulière à offrir des créneaux de présentations et des temps de parole équitables à chacun. Chaque reportage se doit d’être équilibré et de présenter fidèlement les événements.

A noter également que les émissions politiques ne sont plus admises à compter du jeudi précédant le scrutin et les sondages ne peuvent plus être publiés au-delà du 10e jour avant le passage aux urnes. Dans le cadre de son mandat, la SSR voit ses activités être régulièrement analysées et contrôlées.

En quoi le sport relève-t-il de la mission de service public ?

Le sport est un élément important du mandat de service public de la RTS et de ses consœurs alémanique SRF et tessinoise RSI. Nombre d’événements sportifs suisses seraient fortement menacés sans leur présence (Athletissima, Tour de Romandie), ou ne disposeraient tout simplement d’aucune exposition télévisée (basket suisse, volleyball). En outre, les grandes manifestations sportives, notamment celles auxquelles participent les équipes et les sportifs suisses, sont des éléments fédérateurs pour le public suisse, qui les suit massivement sur les chaînes de la SSR. Enfin, la capacité technique des équipes de la SSR dans la production d'événements sportifs représente un savoir-faire reconnu sur le plan international.

Elle a en outre assuré la production des compétitions de ski alpin aux JO de Turin, de Vancouver et de Sotchi, où elle a remporté les IOC Olympics Golden Rings Awards pour la meilleure production sportive.

Que fait la SSR pour les personnes handicapées sensorielles ?

La SSR permet aux malvoyants, aux sourds et malentendants de profiter des programmes grâce à des sous-titrages, des traductions en langue des signes et audiodescriptions. 50% du temps d'antenne est sous-titré. Entre 19h et 22h c'est même le 100%.

En septembre 2017, la SSR a signé avec sept organisations de défense des personnes handicapées sensorielles un nouvel accord de prestations définissant les émissions à sous-titrer ainsi que le volume des contenus audiodécrits et en langue des signes. Concrètement, la SSR sous-titre actuellement quelque 30’000 heures de programmes, soit 50% de son temps d’antenne. D’ici 2022, cette offre représentera 45’000 heures, équivalant à 80%. Les contenus audio-décrits passeront de 420 à 900 heures et les émissions en langue des signes de 440 à 1000 heures. L’effort financier passera de 9,5 millions CHF en 2016 à quelque 17 millions CHF en 2022.

Plus d'informations: voir Accessibilité des programmes