FAQ sur l'entreprise

La Radio Télévision Suisse (RTS) est une entreprise audiovisuelle de service public, appartenant au groupe média SSR (Société Suisse de radiodiffusion et télévision), qui propose des programmes sur quatre chaînes radio, deux chaînes tv et de nombreuses plateformes digitales.

La RTS est-elle une entreprise privée ou publique ?

La SSR, et donc la RTS, est une association à but non lucratif, qui relève du droit privé. Elle est au bénéfice d’un mandat de service public octroyé par la Confédération, qui prévoit que ses activités soient financées par la redevance.

La SSR est-elle autorisée à faire des bénéfices ?

La SSR est une association à but non lucratif. Elle est autorisée à réaliser des bénéfices, mais ces derniers sont obligatoirement réinvestis dans l’entreprise et en particulier dans les programmes. Elle ne verse aucun dividende à quiconque.

Quatre stations de radio et deux chaînes de télévision pour une région aussi petite que la Suisse romande. N'est-ce pas un peu exagéré ?

En tv comme en radio, les principaux coûts sont engendrés par la création de programmes ; non pas par le nombre de chaînes dans lesquels ces derniers sont diffusés.

Or le mandat de service public que la Confédération confie à la RTS est large. La RTS doit proposer de l’information, du divertissement, de la culture ou encore de la formation. Pour répondre à ces attentes et à celles de tous les publics – des plus jeunes aux plus âgés – nos émissions sont réparties sur différentes chaînes de la RTS selon leur genre, afin de satisfaire le plus grand nombre.

La SSR a-t-elle un monopole en Suisse ?

La SSR n’a pas le monopole. Elle évolue au contraire dans un marché fortement concurrentiel. En Suisse, les foyers reçoivent facilement jusqu’à 400 chaînes tv différentes, notamment en provenance de l’étranger, idem pour la radio.

Par ailleurs, l’offre médiatique est particulièrement riche et variée en Suisse. D’autres acteurs médiatiques comme Ringier, NZZ ou Tamedia sont également très présents.

Les collaborateurs de la RTS sont-ils des fonctionnaires ?

Non. Le statut de fonctionnaire est un statut particulier qui ne s'applique pas aux collaborateurs de la RTS, ni à ceux de la SSR. La RTS est une entreprise de droit privé qui répond à un mandat de service public.

La SSR affiche-t-elle des coûts salariaux et des indemnités supérieurs aux entreprises comparables ?

Non. Les comparaisons montrent que les salaires versés à la RTS sont ceux du marché.

Les salaires des journalistes sont-ils plus élevés que la norme à la RTS ?

En moyenne les salaires pratiqués par la SSR se situent légèrement en-dessous du marché, avec des divergences selon les fonctions exercées. Les salaires des collaborateurs de la SSR exerçant une activité journalistique sont inférieurs de 3,7% à ceux versés par les grandes entreprises média nationales.

Quel est le salaire du directeur de la SSR ?

En 2016, le salaire du directeur général de la SSR s'élevait à 536’514 CHF (contre 557'434 CHF en 2015). Le salaire moyen des 6 membres du Comité de direction a atteint 421'450 CHF. Leur rémunération varie en fonction de la taille de l'unité d'entreprise et des mandats exercés.

Que fait la RTS pour garantir le respect du devoir moral et éthique de ses collaborateurs ?

La RTS attend de ses collaborateurs qu'ils aient un comportement irréprochable aux plans juridique et moral – ils doivent connaître et appliquer les lois, ordonnances, règlements et directives internes qui les concernent. 

S'il arrive néanmoins que des collaborateurs ou des partenaires commerciaux de l'entreprise se comportent de manière contraire à l'éthique ou qu'ils commettent des infractions pénales, ils peuvent annoncer ces faits ou observations sur la plate-forme de la SSR pour les lanceurs d'alertes.

Consciente que les médias influencent le regard que la société tout entière porte sur les femmes* et les hommes* (*«qui se définit comme…» et inclut toutes les diversités de genre) et convaincue qu’elle a une responsabilité majeure dans la promotion de l’égalité entre les genres, la Radio Télévision Suisse s’engage à respecter les dispositions prévues par la Charte pour un média de service public antisexiste et inclusif.