Glossaire: quelques termes liés à l'islam [Laurent Bleuze - RTS]
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Glossaire

Hajj, charia, burqa, salafisme, calife... On entend et on utilise régulièrement des termes liés à l'islam. Mais savons-nous vraiment ce qu'ils signifient?

"Faut pas croire" a sélectionné quelques-uns de ces termes et vous en propose la définition. Une liste qui n'est, bien évidemment, pas exhaustive.

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Barbe

Plus d'informations sur la barbe dans l'islam sur notre page spéciale: La barbe

Burqa

La burqa est à l’origine un vêtement traditionnel porté par la communauté tribale pachtoune en Afghanistan. Ce vêtement recouvre tout le corps et dissimule les yeux derrière une grille tissée.

Source: TL/RTS

Plus d'informations sur le voile et ses formes sur notre page spéciale: Le voile

Calife

Titre donné aux successeurs de Mohamed chargés de diriger la communauté des croyants (umma en arabe). Les califes détenaient, en principe, un pouvoir politique et militaire. Différentes dynasties de califes, à l’autorité variable et souvent contestée, se sont succédé dans le monde musulman. Les plus illustres ont été, chez les sunnites, celles des Omeyyades (661-750) et des Abassides (750-1258) et, chez les chiites, la dynastie des Fatimides (909-1171). Perpétué, dans une fonction très symbolique, par les Ottomans, le califat sunnite a pris fin en 1924 avec Mustafa Kemal Atatürk, premier président de la République turque. Tandis que les sunnites considèrent les premiers successeurs de Mohamed (Abou Bakr, Omar, Othman et Ali) comme des « califes biens guidés », les chiites ne reconnaissent que l'autorité d'Ali, gendre du Prophète, et de ses successeurs légitimes.

Source: Les Éditions Agora

Charia

Ensemble de prescriptions morales et juridiques autour desquelles s’organise la vie des musulmans. La charia n’est pas constituée d'articles précis (à l'image d'un code pénal), mais de normes établies à partir du Coran et de la Sunna. Depuis plusieurs siècles, des oulémas interprètent ces textes et enrichissent la charia de nouveaux principes qui peuvent diverger en fonction des écoles juridiques. Elle peut s’appliquer au culte religieux comme aux différents aspects de la vie sociale des croyants: mariage, héritage, commerce, justice, etc.


Certains pays comme la République islamique d’Iran ou l’Arabie Saoudite appliquent la charia de façon rigoureuse dans tous les domaines de la vie publique et privée, parfois en contradiction avec la Déclaration universelle des droits de l'homme (ONU, 1948).

Source: Les Éditions Agora

Plus d'informations sur la charia sur notre page spéciale: La charia

Chiisme (chiite)

Branche minoritaire de l’islam. Ce terme dérive de l’expression arabe shi’at ‘Ali, qui signifie « ceux qui ont pris le parti d’Ali ». Les chiites estiment que la succession légitime de Mohamed revient à son gendre Ali et à sa descendance. Représentant un peu moins de 15% des musulmans du monde, ils constituent une part importante de la population en Iran, en Irak, au Liban, en Azerbaïdjan et au Bahreïn.

Source: Les Éditions Agora

Cinq piliers de l’islam

Les cinq piliers sont les obligations cultuelles majeures de l'islam, auxquelles sont astreints tous les croyants à partir de la puberté – sauf circonstances exceptionnelles. Ces piliers sont stipulés dans le Coran et attestés par la Tradition.

  1. La chahada ou profession de foi

    Chahada signifie, en arabe, attestation ou témoignage. C'est la profession de foi, qui est le premier et le plus important pilier de l'islam. Elle consiste à prononcer une formule: «Il n'est de dieu que Dieu et Mohamed est son prophète.». Par cette formule, les croyants attestent de leur foi en Dieu, affirment l’unicité de la divinité, et reconnaissent la mission du prophète de l’islam. La récitation de la chahada a une double conséquence: d'une part, elle fait de celui ou celle qui la récite un-e musulman-e qui entre dans la communauté des croyants; d'autre part, elle constitue un signe de reconnaissance.

  2. Les salat, ou cinq prières quotidiennes

    Dès la puberté, chaque croyant-e doit prier cinq fois par jour, à l'appel du muezzin: à l'aube (sobh), à midi (zohr), l'après-midi (aasr), au coucher du soleil (maghreb) et le soir (iicha). La prière, ou salat, peut se pratiquer en tout lieu, à l'exception des cimetières et des abattoirs. Celle du vendredi midi doit se dire en communauté, dans une mosquée ou un espace dévolu à cet effet, sous la conduite d'un imam qui prononce un prêche ou sermon.

    Avant de prier, les croyants doivent se purifier. Ils procèdent donc à des ablutions rituelles codifiées, à l’eau, sinon avec une pierre. Les petites souillures sont ôtées par des ablutions mineures en dix étapes (les mains, le visage et les pieds). Les souillures majeures (par exemple après une relation sexuelle) nécessitent une ablution de tout le corps (sourates 4,43; 4,77…). Les croyants peuvent ensuite commencer leur prière, avec une intention pure et un recueillement complet. Ils se tournent en direction de La Mecque (indiquée dans les mosquées par la niche du mihrab) et commencent par réciter la fatiha, littéralement “l'ouverture”, la première sourate du Coran. Outre la récitation de passages du Coran, la prière comprend un ensemble de gestes et une série de prosternations codifiés, qui varient légèrement selon les écoles et les confessions.

    Ces prières ont, pour les musulmans, une valeur d'adoration. Elles les purifient des fautes légères et les poussent à accomplir de bonnes actions, selon le souhait de Dieu. Elles sont aussi l'occasion, pour les croyants, de parler à Dieu et de le remercier de ses bienfaits.

    D'autres formes d'adoration existent dans l'islam, hormis les cinq prières rituelles: les prières de demande, de louange […]; la récitation du “chapelet musulman” des 99 beaux noms de Dieu; ou encore la lecture méditative du Coran.

  3. La zakat ou aumône

    La zakat est l'aumône légale obligatoire, contribution financière que doit verser tout musulman qui en a les moyens pour venir en aide en particulier aux plus pauvres de la communauté. Elle doit provenir de gains légitimes et honnêtes. Mentionnée dans trente-trois versets du Coran (voir par exemple sourate 9,103), elle comporte une dimension sociale de justice, ainsi qu'une dimension de purification. La zakat a évolué avec les conditions économiques des sociétés islamiques: alors qu'aux premiers temps de l'islam, on portait secours aux voyageurs, aujourd'hui l'aumône est institutionnalisée. Dans certains pays musulmans, elle est intégrée dans les impôts. Dans les autres pays, y compris non musulmans, elle est versée par les fidèles par le biais d'associations musulmanes ou de mosquées. Un autre type d'aumône, la sadaqa, correspond à tout don spontané à un mendiant comme à un proche, et a les mêmes vertus de piété.

  4. Le sawm ou jeûne du Ramadan

    Le jeûne dure les 29 ou 30 jours du mois de Ramadan, le neuvième mois du calendrier (lunaire) musulman. Ses dispositions sont précisées dans le Coran (sourates 2,183 à 187): commençant un peu avant l'aube, il s'achève après le crépuscule, au moment de la première prière du soir, et consiste à s'abstenir de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles, mais aussi à s'interdire de jurer ou de se livrer à la violence. C'est un temps de prière, de recueillement et de lecture du Coran.

    Le jeûne célèbre la révélation du Coran – qui correspond à la 27ème nuit, dite nuit du Destin ou du décret. Il est obligatoire pour tout musulman pubère, en état de force suffisant – les malades et les voyageurs en sont dispensés, les jours de jeûne omis étant remplacés par autant de jours jeûnés ultérieurement.

    Chaque soir, la rupture du jeûne se déroule dans une atmosphère festive. À la nouvelle lune, le mois de Ramadan s'achève avec Aïd al-Fitr, première journée de retour à la normale, fériée dans tous les pays musulmans.

  5. Le hajj ou grand pèlerinage

    Le grand pèlerinage (ou pèlerinage communautaire) à La Mecque a lieu durant le mois de dhul-hijjah, le douzième du calendrier musulman, au cours duquel est célébré Aïd al-Adha, fête commémorant le sacrifice d'Abraham. C'est un rite exceptionnel, que les musulmans doivent accomplir au moins une fois dans leur vie, à condition d'en avoir les moyens physiques et matériels.

    Ses différentes étapes sont codifiées par le Coran (voir par exemple sourates 2,158 et 2,196-200). Le hajj commence au huitième jour de dhul-hijjah […]. Après les ablutions rituelles, les pèlerins (hommes) revêtent deux pièces de tissu blanc non cousues (l'ihram) et récitent des prières exprimant leur soumission à Dieu. Entrés en état de pureté, ils ne peuvent, jusqu'à la fin du pèlerinage, le 12 de dhul-hijjah, se couper les cheveux ou les ongles, chasser ou avoir des relations sexuelles.

    Avant de partir pour la vallée de Mina, les fidèles tournent sept fois autour de la Kaaba, temple cubique situé au centre du sanctuaire de La Mecque, puis effectuent le trajet entre les monts de Safa et de Marwa, pour commémorer la course désespérée d’Agar, servante d'Abraham, à la recherche d’eau pour sauver son fils Ismaël de la mort.

    Le deuxième jour du pèlerinage est consacré à la demande de pardon pour les fautes des pécheurs: les croyants se rendent dans la plaine d'Arafat, à une vingtaine de kilomètres de La Mecque.

    Le troisième jour du pèlerinage, celui de la grande fête du sacrifice, honore Abraham qui a accepté de sacrifier son fils (Ismaël, selon la tradition musulmane, et non Isaac comme le dit la Bible) avant que Dieu envoie l'ange Gabriel substituer un mouton à l'enfant.

    Le quatrième jour du pèlerinage, dans la vallée de Mina, est consacré à la méditation et au rite de la lapidation […]: les pèlerins lancent des pierres sur trois stèles symbolisant le démon, se protégeant ainsi définitivement du mal.

    Le dernier jour du pèlerinage se déroule à La Mecque, où les croyants tournent à nouveau sept fois autour de la Kaaba. Les pèlerins, dont les péchés antérieurs ont été effacés, portent, à leur retour à la vie civile, le nom de hajj (hajja pour les femmes), «celui qui a accompli le pèlerinage».

    Le petit pèlerinage ou omra, dit aussi pèlerinage privé (voir sourate 2,196), est une recommandation, non une obligation. Il se limite aux rites de La Mecque et des environs proches et peut avoir lieu à tout moment de l'année, en dehors de la période du hajj.

Soucre: Les Éditions Agora / Mélissa Chemam, © Le Monde des Religions - janvier 2007

 

Plus d'informations sur les cinq piliers de l'islam sur notre page spéciale: Cinq piliers

Coran

Du mot arabe al-qu’ran (la récitation), le Coran est le livre sacré des musulmans. Pour eux, il est la parole de Dieu, transmise à Mohamed par l'ange Gabriel au VIIème siècle. Le Coran compte 114 sourates (chapitres), réparties en trente sections pour en faciliter la récitation mensuelle. Ces 6236 versets ont été transmis entre 610 et 632 à La Mecque et à Médine. Dans les années qui suivent la mort de Mohamed, les feuillets sont rassemblés, puis une version définitive est établie et sa récitation fixée.


Pour les musulmans, le Coran corrige les Écritures qui l’ont précédé, Torah et Évangile notamment. Considéré comme inimitable et proprement intraduisible, il est constitué de brèves séquences traitant de la foi en Dieu, de la vie des prophètes, d’exhortations morales, de prescriptions juridiques et de questions pratiques. Le Coran aborde de nombreux aspects de la vie religieuse, sociale et familiale.


Source première de la foi et de la pratique musulmanes, le Coran est complété par les hadiths, les paroles et les actes de Mohamed, réunis dans des recueils pour constituer la Sunna, la tradition du Prophète. Au cours des siècles, le Coran a fait l’objet d’importants commentaires. Récité en psalmodiant et souvent appris par cœur, le Coran imprègne la vie quotidienne des musulmans; ses versets sont calligraphiés et les enfants apprennent souvent à lire et à écrire l’arabe avec la première sourate. Son influence linguistique et culturelle a marqué l’ensemble des sociétés musulmanes, bien au-delà du monde arabe.

Source: Les Éditions Agora

Djihad

Ce mot arabe indique la lutte, l’effort vers un but déterminé. Il désigne trois formes de lutte distinctes:

  • Le combat spirituel que mène le fidèle contre ses propres faiblesses.
  • La réaction défensive contre les "ennemis de l’islam".
  • La guerre pour la conquête de nouveaux territoires.


Le combat intérieur est appelé le grand djihad et la guerre (défensive et offensive) le petit djihad. Ce dernier sens renvoie aux origines de l’islam et à son expansion dès le VIIème siècle. Aujourd’hui, des mouvements islamistes radicaux l’utilisent pour légitimer leurs actions violentes.

Source: Les Éditions Agora

Djihadiste

Désigne généralement aujourd’hui des musulmans radicaux (ou extrémistes) engagés dans des mouvements de lutte armée. Cette utilisation réduit la portée du djihad à sa seule dimension guerrière.

Source: Les Éditions Agora

Fondamentaliste

Personne prônant une obéissance stricte et littérale aux textes fondateurs de sa religion, sans aucune interprétation, même de la part des autorités religieuses. Cette attitude conduit à un respect absolu de ce qu’elle estime être les usages anciens ou les formes authentiques de sa religion, et à rejeter tout ce qui n’entre pas dans ce cadre. On rencontre des fondamentalistes dans toutes les religions. Une minorité d’entre eux ont parfois même recours à la violence pour imposer leurs idées.

Source: Les Éditions Agora

Hadith

Parole, acte ou jugement attribué au prophète Mohamed et rapporté par ses compagnons. Plusieurs milliers de hadiths ont ainsi été mis par écrit après la mort du Prophète. Rassemblés, durant les deux siècles suivant, en différents recueils, dont l’autorité varie selon les écoles juridiques, ils constituent la Sunna.

Source: Les Éditions Agora

Halâl/harâm

Les termes de halâl et harâm sont généralement traduits par "licite" et "illicite" selon la doctrine religieuse musulmane. Ils font référence à une forme de code moral plus ou moins suivi par les musulmans en fonction de leur religiosité, croyance et pratique. Celui-ci touche différents domaines, notamment :

  • L’alimentation
  • L’habillement
  • La finance
  • Les espaces mixtes
  • Les règles sexuelles

Source: TL/RTS

Plus d'informations sur halâl et harâm sur notre page spéciale: Halâl - Harâm

Hijâb

Forme la plus courante du foulard islamique porté par les musulmanes partout dans le monde. Il couvre les cheveux, le cou et parfois les épaules.

Source: LT/RTS

Plus d'informations sur le voile et ses formes dans l'islam sur notre page spéciale: Le voile

Imam

Musulman (la plupart du temps un homme marié) qui dirige la prière à la mosquée et prononce le sermon du vendredi. L’imam est reconnu dans sa communauté pour son savoir et la qualité de sa voix (le Coran étant souvent psalmodié). Parfois, une femme peut présider la prière d’un groupe de femmes en tant qu’imam

Source: Les Éditions Agora

Plus d'informations sur les imams sur notre page spéciale: Les imams

Mecque (pèlerinage)

Plus d'informations sur le pèlerinage à la Mecque sur notre page spéciale: Cinq piliers

Minaret

L’existence des minarets ne semble pas tirer sa légitimité des textes. A l’instar des clochers, qui ne trouvent leur justification dans la Bible. Les premiers grands monuments de l’islam sont d’ailleurs édifiés sans minaret, comme en témoigne le Dôme du Rocher à Jérusalem, construit au début du VIIème siècle.

A sa fonction première de support pour l’appel à la prière (adhan), le minaret a, par le passé, rempli celle de phare permettant au voyageur de s’orienter, lui indiquant qu’il se trouvait bien en terre d’islam.

D’autres minarets ont quant eux davantage été porteurs d’une affirmation du pouvoir de l’islam, comme ceux de la basilique Sainte-Sophie à Istanbul, transformée en en mosquée après la conquête de Constantinople.

Enfin, au niveau symbolique, le minaret peut signifier l’élévation de l’homme vers Dieu, ou, s’élançant seul dans le ciel, l’unicité de Dieu.

Source: LT/RTS

Plus d'informations sur les minarets sur notre page spéciale: Les minarets

Mohamed

Caravanier arabe né à La Mecque vers 570, Mohamed est décédé à Médine en 632. Pour la tradition musulmane, il est « l’Envoyé de Dieu » – le Prophète – qui a transmis, par l’intermédiaire de l’ange Gabriel (Djibril en arabe), la révélation divine recueillie dans le Coran.

Source: Les Éditions Agora

Mosquée

Etymologie du mot "mosquée" :

  • de masjid/ verbe sajada : s’agenouiller, se prosterner (désigne plus communément les "petites mosquées" qui sont davantage des lieux de prosternation)
  • de djâmiʻ/ verbe jamaʻ : rassembler, réunir (désigne davantage les "grandes mosquées" qui sont des lieux de rassemblements)

Plus qu’un édifice religieux, la mosquée est une véritable institution sociale. C’est un lieu de rassemblement, de prière, d’éducation religieuse (et parfois de la langue arabe), mais aussi un lieu où les couples se marient,  où des sujets politiques ou religieux se discutent, où se règlent des conflits, etc.

Source: LT/RTS

Plus d'informations sur les mosquées sur notre page spéciale: Les minarets

Niqab

Voile intégral cachant tout sauf les yeux. Il peut être complété par des gants, des chaussettes ou un sitar (rideau), pièce d’étoffe assez fine permettant à la femme de voir au travers. Ce type de voile s’est répandu dans les pays du golfe persique et partout dans le monde sous  l’influence de l’islam wahhabite.

Source: LT/RTS

Plus d'informations sur le voile et ses formes dans l'islam sur notre page spéciale: Le voile

Ramadan

durant le neuvième mois de l’année hégirienne (Ramadan), qui se déroule selon le calendrier lunaire, il est interdit, de l’aube au coucher du soleil, de manger, de boire, de fumer, d’avoir des relations sexuelles. Une retenue est également attendue la nuit. Au-delà de la pratique du jeûne, il s’agit d’un mois de fête durant lequel les musulmans commémorent la révélation du Coran.

Source: TL/RTS

Plus d'informations sur le Ramadan et les cinq piliers de l'islam sur notre page spéciale: Cinq piliers

Salafisme (salafite)

Courant fondamentaliste de l’islam sunnite qui prône un retour à l'islam des origines, celui des Anciens (Salaf en arabe), les pieux compagnons du Prophète et leurs successeurs immédiats. Se réclamant d'une lecture restrictive du Coran et de la Sunna, il impose une application du droit musulman le plus traditionnel. Le salafisme se compose de mouvements divers: certains se contentent de promouvoir la stricte pratique d'un islam rigoriste, d'autres s'investissent dans le combat politique, les plus extrémistes en appellent à la lutte armée contre ceux qu'ils considèrent comme les ennemis de l'islam.

Source: Les Éditions Agora

Statistiques suisses

Plus d'informations sur l'islam en Suisse et en chiffres sur notre page spéciale: L'islam en chiffres

Sunnisme (sunnite)

Courant majoritaire de l'islam. Les sunnites se sont ainsi nommés pour se différencier des chiites en s'appuyant sur leur propre Sunna. Comme légitimes successeurs de Mohamed à la tête des musulmans, ils reconnaissent les quatre premiers califes (qui ont régné de 632 à 660), puis les dynasties califales des Omeyyades (661-750) et des Abbassides (750-1258). Ils représentent aujourd’hui près du 85% des musulmans dans le monde.

Source: Les Éditions Agora

Voile

Plus d'informations sur le voile et ses formes dans l'islam sur notre page spéciale: Le voile

Wahhabisme (wahhabite)

Fondée au XVIIIème siècle par Mohamed ben Abdelwahhab, cette doctrine traditionaliste a été adoptée par les souverains saoudiens. Elle s’inscrit dans le courant de l’école juridique hanbalite qui privilégie une interprétation littérale du Coran et de la Sunna. Les wahhabites se veulent fidèles à l’exemple donné par les Anciens (les proches compagnons et successeurs du Prophète). Ils prônent un islam rigoriste et conservateur. Le wahhabisme exerce une forte influence sur les mouvances islamistes, notamment salafistes.

Source: Les Éditions Agora

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