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La peine de mort au fil du temps

Cesare Beccaria, juriste et abolitionniste (1738-1794)
Cesare Beccaria, juriste et abolitionniste (1738-1794)
La peine de mort est un châtiment qui voyage à travers les siècles, l'un des plus anciens inventé par l'humanité. Un débat qui suscite les passions: pour ou contre, efficace ou non, légale ou pas. Mais de quoi parle-t-on exactement?

Qu'est ce que la peine de mort?


C'est une peine prévue par la loi. Elle prive une personne de sa vie, au terme d'un procès qui conclut que cette personne a commis un crime capital. Les définitions et les méthodes d'exécution varient au cours du temps, des régimes politiques et des croyances. De nos jours, il existe encore sept formes d'exécution: l'injection létale, l'électrocution (la chaise électrique), la pendaison, la fusillade, l'asphyxie par gaz, la décapitation et la lapidation. Actuellement dans le monde, 92 pays ont complètement aboli la peine de mort, 10 l'ont abolie pour les crimes de droit commun et 36 ne pratiquent pas d'exécutions depuis plus de 10 ans ou appliquent un moratoire sur cette peine.

Dès l'Antiquité


D'un point de vue historique, l'existence de la peine de mort est documentée depuis l'Antiquité, où elle apparaît dans certains textes de loi (le Code d'Hammurabi chez les Babyloniens, 1750 ans avant notre ère). Elle a toujours représenté la peine maximale du système judiciaire des États. En tant que telle, elle ne devait pas être utilisée trop fréquemment. Pour les Grecs et les Romains, elle avait plusieurs fonctions: faire expier le condamné, protéger la société, satisfaire la victime et dissuader les criminels. Cependant, l'idée est apparue très tôt que la peine de mort était le dernier recours. Il fallait auparavant tenter d'autres moyens de compensation pour le crime commis et de réhabilitation des coupables.

La suite dans cet article La peine de mort au fil du temps

Agathe Charvet, collaboratrice scientifique du Triangle Azur;

Ludivine Ferreira, doctorante au département de droit pénal de l'UNINE; Pr. André Kuhn, faculté de droit et de sciences criminelles de l'UNIL

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