Questions - Réponses

Société

Bonjour ma question concerne les moyens dont disposent l'archéologie suisse actuellement. Corrigez-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que le budget de recherche pour une thèse en archéologie menée en suisse est dérisoire et que les collaborations avec d'autres instituts (chimie, physique, géologie) sont rares. Cela est dommage car un travail pluridisciplinaire est toujours plus enrichissant. Mais tout ayant un prix -et cela même entre instituts de la même université- les collaborations peinent à se créer. Même si des tarifs spéciaux sont pratiqués, il me paraît quasi impossible de faire réaliser des analyses (couche mince, mCT). Le travail se résume alors au terrain, puis à une recherche bibliographique. Pourriez-vous commenter ce sentiment ? Est-il fondé ? Merci.

Marie Besse

Réponse de Marie Besse

Laboratoire d'archéologie préhistorique et anthropologie

Institut Forel

Université de Genève

Chère Madame,

Les financements pour les thèses existent, bien que je reconnaisse qu'ils ne tombent pas du ciel.

Les budgets de recherche, analyses comprises, peuvent être demandés, en Suisse, par les professeur.e.s au Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Dans ce cas, il s'agit d'un concours et les fonds sont attribués après une sélection. J'ai moi-même eu, il y a quelques années, une doctorante qui a effectué une thèse en archéologie préhistorique dans laquelle des analyses chimiques et isotopiques des objets préhistoriques en cuivre et en bronze ont été menées. Plusieurs fondations, dont le FNS, ont contribué aux financements de ces analyses.

Je suis d'accord avec vous lorsque vous dites que les approches pluridisciplinaires sont enrichissantes.

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