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Quels modèles économiques pour l'audiovisuel public et privé?

L'initiative No Billag a formellement abouti. [KEYSTONE]
L'initiative No Billag a formellement abouti. [KEYSTONE]
En Suisse, l'audiovisuel de service public, soit la SSR, est au bénéfice d'un financement mixte, ce qui constitue une garantie structurelle d'indépendance. La SRR se finance pour près de 75% par la redevance audiovisuelle et 25% par la publicité, le sponsoring et les revenus des ventes de ses émissions à d'autres diffuseurs. Il existe différents types de financement de l'audiovisuel de service public et du privé. RTS Découverte fait le point ici.

On recense généralement quatre types de financement de l'audiovisuel:

1. Le média est totalement financé par une redevance, des subventions publiques, un impôt ou une taxe. C'est un média de service public, accessible à tous et destiné à toute la population. C'est le cas par exemple au Portugal (voir l'onglet "proportion" dans notre infographie dans ce dossier)

2. Son financement est mixte, à l'instar du modèle dual de la SSR. Ce système mixte associe ressources publiques et ressources commerciales. En Suisse, la population paie une redevance qui est collectée par Billag, sur mandat de la Confédération. Une partie de la redevance est distribuée aux radios et aux télévisions privées qui s'acquittent d'un mandat de prestation spécifique, conformément à leur concession. L'autre partie revient à la SSR, qui la distribue à ses chaînes des quatre régions linguistiques selon une clé de répartition. Il s'agit là aussi d'un média de service public.

>> Le détail sur la "clé Helvetia" est à lire ici: Le cadre légal de l'audiovisuel de service public en Suisse

3. Le média ne reçoit pas de redevance. Le financement du média repose sur une base économique. C'est donc un média privé, qui vit des recettes publicitaires principalement. C'est par exemple le cas en France de TF1, une chaîne non cryptée.

4. Enfin, le média ne reçoit pas de redevance et ses programmes sont cryptés. Pour accéder à une chaîne payante, les téléspectateurs s'acquittent d'un abonnement, ce qui assure, avec la publicité, le financement de la chaîne. C'est le cas par exemple de Canal+ en France. Certaines émissions sont diffusées "en clair" et les films/séries/matches sont cryptés. Les abonnements représentaient, en 2011, le 89% des recettes de la chaîne, contre 8,6% pour la publicité.

RTSdécouverte

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